Les portes tournantes…

« Nous sommes tout tordus et infirmes… la plupart d’entre nous s’évertuent vainement à dissimuler aux autres leur ridicule et autres bizarreries… Notre souffrance est transformée par une alchimie de l’âme en dépendance à la drogue, ulcères, infarctus, haine et même guerres… mais de rares individus, qu’on pourrait appeler les Anges entrent à l’improviste dans nos vies pour nous aider à cesser de nous fuir… »
Keith ABLOW, L’Amour à mort (1997)

Vous rappelez-vous le merveilleux film de Francis Mankiewicz, Les portes tournantes? Le titre du film exprimait la valeur symbolique d’un perpétuel retour des choses ou des situations qui prédisposait à faire un ménage dans sa vie et chasser les mauvais souvenirs qui ne cessent parfois de nous hanter. Ce film est tiré d’un roman de Jacques Savoie, roman d’une quête de soi et de ses origines, d’une lutte contre tout ce qui cherche à uniformiser l’être humain, à éteindre sa personnalité.

Nous vivons tous des événements qui changent le cours de notre vie selon le résultat des choix que nous faisons. Que serait-il arrivé si j’avais pris cette décision plutôt qu’une autre? Si j’avais dit oui plutôt que non…. Certains se questionnent plus que d’autres mais somme toute, comme il s’agit de nos propres décisions, nous les assumons la majorité du temps et nous passons à autre chose. Ces décisions nous poussent à agir et nous décrivent bien car c’est dans l’action que nous montrons quelles valeurs comptent réellement pour nous.

Mais lorsque les événements nous tombent dessus sans que nous les ayons choisis consciemment, lorsque nous avons l’impression de subir des situations plus qu’autre chose, sans qu’on ait demandé notre avis, ce sont ces événements qui nous hantent… Beaucoup luttent contre des situations qu’ils n’ont pas choisies, surtout lorsqu’ils n’en comprennent pas le sens sur le coup.

Ces passages à vide s’imposent à nous sans mode d’emploi ni guide explicatif. C’est ce que Doha Khan appelle L’art de mourir : « Nous sommes tous confrontés à de nombreux et successifs passages de la vie à la mort. Par contre, nous n’avons jamais appris à les vivre sereinement, jusqu’au jour où la vie nous lance le défi de regarder autrement ce qui nous arrive. Et là est tout le cadeau! Qu’il s’agisse de la fin d’une relation, d’un projet, d’une occupation professionnelle, d’une position sociale, d’un lieu de vie, d’une passion, d’une maladie ou le départ d’un proche, la démarche est la même : détachement, présence et deuil.»

J’aurais dit plutôt : Présence, deuil et détachement (c’est Bouddha qui serait content de m’entendre!). Je vacille présentement entre présence et deuil face à certaines situations de ma vie. Le détachement viendra probablement avec la sérénité, la sagessse. Dire adieu à ce qu’on a aimé n’est jamais simple, car aimer c’est graver le marbre. On sait toujours ce qu’on quitte mais on sait rarement ce qui nous attend, ce qui va remplacer sous une autre forme…

Doha Khan poursuit : « Et si la mission principale de tout individu ne consistait en rien d’autre que de rencontrer! Rencontrer l’autre, c’est accepter de se construire mais aussi accepter de construire l’autre! »

Mon prochain voyage entre dans cette mission : non pas fuir mais aller à la rencontre de soi.
Le voyage est avant tout intérieur.
Vous ai-je dit combien j’ai hâte?

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