Chronique du Capitaine 2018-18 : Bulgarie-Varna & Balchik

Me voilà dans la marina de Balchik, dernier port où je peux faire mes papiers de sortie de la Bulgarie. Oui, la Bulgarie fait partie de l’Union européenne mais ne fait pas partie de l’accord de Schengen, et c’est sous cet accord que nous pouvons nous véhiculer librement d’un pays à l’autre sans autres formalités, et ça sera de même avec la Roumanie. Pour ma part ça fait grandement mon affaire car je ne suis pas limité à la limite de 90 jours sur 180 que nous pouvons demeurer avant d’avoir besoin d’un visa de longue durée. C’est ce qui me permet de retourner en Grèce avec le bateau cette année, autrement je serais même obligé de passer moins de temps en Roumanie que je planifie. Ok, assez pour les chiffres!

Donc je disais que j’étais arrivé à Balchik, petite navigation avec pas assez de vent, ensuite un peu de vent, suivi d’un bon vent pour terminer sans vent le tout sur 18 milles, ça tient occupé.

Mais commençons avec Varna. Première constatation : c’est ma première ville de Bulgarie où je ne vois pas de maisons ou blocs appartements à l’abandon. La ville n’est pas aussi propre que Burgas ou les centres de Plovdiv ou Sofia, mais on voit qu’il y a déjà eu beaucoup d’investissements, mais que ce n’est plus le cas. Ça me fait penser au Québec un peu. Beaucoup de vraisemblance avec Burgas qui, elle, avait été délaissée et qui a maintenant le vent dans les voiles, si je peux dire. Il y a aussi la rencontre avec Ivo, un Bulgare de Varna, qui fut bien plaisante et que j’espère revoir à mon retour de la Roumanie.

Maintenant Balchik, petite ville portuaire, dernier endroit pour un bateau de faire ses papiers de sortie en allant vers le nord. Une ville qui a bien évolué, pas mal de touristes, mais qui a su garder son cachet bulgare, du moins je crois. Je n’aime pas la marina, un peu comme Nessebar, pas de toilette ni douche et le prix n’est pas en conséquence, mais les pontons sont propres, l’eau et l’électricité fonctionnent bien.
Demain, le plein de diesel, les formalités et départ pour Mangalia en Roumanie, un trajet de 44 milles. Là-dessus, bonne journée.

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-17 : Bulgarie-Nessebar

Nesebar serait la bonne orthographe et un joyau de la côte Bulgare, rien de moins. Pour ce qui est des touristes il y en a, même beaucoup et beaucoup de gens sur les plages au nord. Ça s’appelle Sunny Beach. Pour un pays où l’on cherche les mots écrits avec l’alphabet latin plutôt qu’en cyrillique, c’est peu dire.
Mais je suis déçu, pas à cause de l’achalandage, mais de ce qui a été fait de cet endroit. Tout a été restauré, mais sans aucune préoccupation pour l’original et ils ne s’en cachent pas du tout, il y a même des photos avant et après c’est peu dire.
Pour moi c’est loin d’être un joyau, c’est joli, mais ça ne représente pas ce qui était ici avant. En plus, tout est cher, même la marina où il n’y a pas de toilette, pas de douche et le Wifi est exécrable pour 25 euros pour mon voilier de 9 mètres. Avoir su, j’aurais été à Sveti Vlas avec toutea les commodités pour 14 euros, et pour 1 euro on peut venir à Nessebar en autobus.
Demain : direction Varna, capitale maritime du pays.
Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-16 : Bulgarie-Sofia

Sofia, la Capitale, intéressante à visiter avec son mélange de vieux et nouveau, de maisons abandonnées et de grands et majestueux édifices construits sous l’ère soviétique.

Ville de plus de 8,000 ans, ok pas la ville mais des traces ont été trouvées dans les alentours remontant à cette époque. Mais disons que l’archéologie n’est pas une des forces de la Bulgarie, la plupart des découvertes se sont faites assez récemment et de façon fortuite. Même le musée archéologique où l’on trouve de bien jolies choses est présenté souvent de façon pêle-mêle. Au centre-ville il y a le carré de la tolérance appelé ainsi parce quatre grandes religions y sont présentées et qu’il ne semble pas y avoir de problème entre les gens de ces différentes croyances. Les Orthodoxes majoritaires, les Chrétiens, les Musulmans et les juifs. Quelques rues piétonnières et bien achalandées, on n’y trouve pas de tout, incluant de la pauvreté, surtout les personnes âgées, me dit-on.

Demain, je prends l’autobus (7 heures) pour retourner sur Nomade à Burgas et reprendre ma route. Encore quelques arrêts en Bulgarie avant la Roumanie.

À bientôt
Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-15: Bulgarie-Plovdiv

Plovdiv me voilà! Après 4 heures d’autobus à voir des villages et quelques villes qui me font plus penser à L’URSS que j’imagine avec leurs vieilles usines à l’abandon, les tours d’habitation en rangée qui se ressemblent toutes, en partie abandonnées et rarement entretenues, du moins de l’extérieur. Mais que dire de tous ces champs : tournesols, roses, vignes, blé, lavande, ils sont à perte de vue! C’est à se demander à qui ces cultures profitent? Car la richesse ne se voit pas de la route, que de petites maisons rurales.

Finalement Plovdiv. L’autobus nous débarque à ce qui ressemble à un arrêt d’autobus municipal, sans plus. Je m’étais fait dire par une Bulgarienne au départ de Burgas, qu’il fallait demander un taxi pour le centre de Plovdiv pour me rendre à mon hôtel. C’est là que la difficulté de la langue se fait sentir. Finalement, un jeune homme qui parle bien l’anglais, vient à ma rescousse et appelle un taxi. En moins de cinq minutes, me voici à l’hôtel Seven Hills, pas trop cher et au pied de la vieille ville.

La vieille ville, et juste à côté le Kapana, sont les deux endroits à voir à Plovdiv. La vieille ville située sur une des sept collines de la ville, est d’une telle beauté! Bâtie par les Bulgares vers la fin de l’occupation Ottoman, on ne peut que s’émerveiller devant ces maisons. Ensuite Kapana, où les boutiques se mélangent avec quelques maisons toujours à l’abandon. Vestiges du passage communiste où tout a été exproprié, et devant l’impossibilité de trouver les propriétaires originaux, la ville essaie d’y trouver de nouveaux locataires qui voudraient bien y ouvrir boutique.

Sans oublier quelques ruines de l’époque romaine, Plovdiv demeure un endroit à voir, selon moi.

Sofia, la capitale, est mon prochain arrêt.

À bientôt
Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-14 : Bulgarie-Burgas

Me voilà à Burgas ou Bourgas c’est selon, mais ici on dit Burgas, ville de plus de 200,000 habitants. Je suis au Yacht club qui se situe à l’entrée du port commercial, pas ce qui est des plus accueillant, mais un bon abri et pas cher. Le pire inconvénient c’est les vagues que les bateaux qui entrent et sortent du port nous font. Internet du port est gratuit.

Après une marche de cinq minutes, j’arrive à une plage de beau sable, une plage de 7 km, pour une ville de cette amplitude on ne peut pas demander mieux. Ici les nuits sont fraîches, je sais vous êtes en pleine canicule, moi c’était l’an dernier jusqu’à 44 Celsius, donc je ne me sens pas coupable du tout! Les journées sont chaudes. Des rues piétonnes, un grand parc qui longe la plage avec des bancs partout, des abreuvoirs, des sculptures, des aménagements pour enfants, des kiosques avec crème glacée. Hier j’ai rencontré un groupe de jeunes accompagnée d’adultes qui venaient d’Edmonton pour un concours de mathématiques, le monde est petit!

Pas grand service pour les bateaux ici, mais la vraie marina se trouve non loin d’ici, soit Sozopol que je visiterai sur mon retour en août. Pour ceux qui suivent mon trajet de près, vous avez dû remarquer que ma route avait changé un peu. Après avoir quitté le Bosphore pour entrer en Mer Noire, je me suis dirigé directement vers la Bulgarie au lieu de continuer vers Eregli en Turquie et j’ai ensuite traversé vers la Bulgarie. C’est que mon pilote automatique m’a lâché et que 168 milles à barrer était tout simplement trop. J’avais déjà commandé un nouveau pilote cet hiver que je n’avais pas reçu à temps pour ramener au bateau. Décevant, mais pas trop, car mon expérience de la mer de Marmara avec ces ports de pêche bondés, donc sans place pour un plaisancier m’avait refroidi sur les ports de pêche turques quelque peu.

Donc avec l’avance que j’avais pris et le temps que je sauve en ne faisant pas cette partie de la Turquie, j’ai décidé qu’après la Roumanie, je retournerais jusqu’en mer Égée et je laisserai donc le bateau sur l’île de Lesvos (Lesbos) pour l’hiver.

Je quitte par autobus aujourd’hui, je vais aller visiter l’intérieur des terres, premier arrêt Plovdiv.

À bientôt

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-13 : La mer Noire Bulgarie

Départ de Poyraz et entrée en Mer Noire, un but en soi. Direction Karaburun oÙ j’espère pouvoir y passer la nuit sans me faire dire de quitter par la police ou la garde côtière. J’ai lu différents comptes rendus de gens ayant passé par ici, parfois il n’y a pas de problème, parfois on doit reprendre la mer. Je ne saurai pas, car je touche le fond à l’entrée du port car il n’y a pas assez d’eau. Je rebrousse chemin, direction Kiyikoy où devinez quoi? Je touche le fond encore et cette fois je dois demander l’aide d’un pêcheur pour pouvoir rebrousser chemin, merde! Je décide d’aller m’ancrer pas trop loin.

Après une nuit paisible, je repars direction Tsavero Bulgarie. Après avoir passé la frontière, une vedette de la police Bulgare s’approche à toute allure et me demande toutes sortes d’informations, d’où je viens, où je vais, combien de personnes à bord, ma nationalité, le port d’attache du voilier etc… mais toujours d’une politesse impeccable. Modèle à suivre, je vous le garantie. Arrivé à Tsavero, accueil impeccable, la police monte à bord, jette un coup d’œil vite fait et m’invite à le suivre avec mes papiers moins de 5 minutes plus tard. Il me sert la main et me dit Welcome to Bulgaria Captain! Avec un grand sourire.

Tsavero s’avère tout aussi intéressante et jolie, petite ville avec un peu de touristes, surtout Bulgares, bien aménagée et propre. La boisson n’est pas chère et bonne 😉

Ensuite Ribarski Pristan Bay pour une nuit à l’ancre avant de me rendre à Burgas où je laisserai le bateau pour aller visiter l’intérieur du pays.

À bientôt

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-12: Istanbul, Bosphore & Poyraz

Il m’a fallu attendre jusqu’à 12h30 pour recevoir le ok de quitter la marina de Kalamis pour Haydarpasa où mon passeport sera étampé pour la sortie de la Turquie.

Quelle merde! Disons que la Turquie qui peut-être tellement efficace a manqué son coup cette fois. On me dit de me dépêcher et que je devrais être à Haydarpasa pour 13h00. Entre le trafic maritime et les courants, le moteur à presque plein régime, j’arrive à 13h10 et personne pour nous indiquer où s’amarrer. Croyez-moi, les seuls endroits où s’amarrer c’est le long des quais du port commercial avec le vent et la houle qui nous collent au quai, sans oublier les gros pneus. En plus, je dois tourner en rond et attendre que la police me fasse signe, l’ai-je dit? De la merde!

Une fois le ok pour m’approcher, on prend mon amarre avant, deux tours autour du bollard, on me donne mon passeport et sans un mot elle repart, mais ils ont aussi mes autres papiers : enregistrement, assurance, carte d’opérateur et transit log. Je dois monter sur les filières pour pouvoir accéder au quai avec une autre amarre car celle qui me retenait s’est détachée. Mon « amour » pour les pousseux de papiers ne fait qu’augmenter. Finalement elle revient, me donne les papiers et je décrisse!

Istanbul défile lentement et le Bosphore suit. Il faut savoir que le courant pour remonter le Bosphore varie de 1 nœud en ma faveur et jusqu’à 4 nœuds contre moi. Le moteur se fait aller et après 4 h30, j’arrive à Poyraz qui se situe à l’embouchure de la mer Noire. Je dois admettre un grand plaisir d’enfin voir cette mer. Après une courte visite de la mer Noire je vais tourner l’étrave pour revenir sur mes pas, du moins jusqu’en France pour l’an prochain.

Le Bosphore fut quand même un bel endroit à naviguer, joli et très peuplé sur presque toute sa longueur. Poyraz, un joli village de pêcheurs, semble vouloir attirer le touriste turque, avec quelques restaurants et une plage aménagés.

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-11: Yalova & Istanbul

Après mon départ de Kitirli (Essenkoy) où le vent se promènera entre 1 et 15 nœuds j’arrive à Yalova où se trouve une des marinas du groupe Setur. Cette marina m’avait été recommandée il y a déjà quelques années lorsque j’étais à Marmaris (au sud  sur la mer Égée). Propre, excellent service même si l’anglais est peu parlé, un excellent terrain pour y laisser le bateau hors de l’eau, mais un seul magasin pour pièces marines avec très peu de choix.

J’en profite pour arpenter  la ville côté côte, que de jolis endroits, ce qui me réconcilie un peu avec la côte sud de la mer de Marmara, car il faut dire que mis à part l’île du même nom, il n’y a pas grand-chose à voir dans cette partie de la Turquie, sinon des femmes voilées et des cafés (Thé). C’est le jour et la nuit avec la côte de la mer Égée. Certaines gens  m’avaient recommandé d’arrêter dans ces petits ports de pêche, eux avaient adoré. Disons que je suis content de l’avoir vu, mais encore plus content d’arriver à Yalova.

Dimanche c’était jour d’élection. Erdogan et son parti ont été réélus, tant mieux pour ceux qui ont voté pour lui… Moi j’en ai profité pour prendre le traversier et aller faire un tour dans le quartier des mosquées à Istanbul. Très peu de gens, mais quand même ça rappelle des souvenirs.

Aujourd’hui il pleut et j’attends l’appel  pour me rendre à Haydarpasa où mon passeport sera étampé pour la sortie de la Turquie, car c’est ici que tout se fait. C’est le dernier port de sortie pour me rendre en Bulgarie. J’espère pouvoir faire quelques arrêts pour me reposer, on verra si la garde côtière turque me laissera tranquille?

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-10 :  de Çanakkale à Katirli

Direction Lapseki, c’est à 19 milles de Çanakkale, à contre-courant, le vent de face mais très léger, j’arrive au port, pas de place et en construction. Demi-tour direction Kemer soit un autre 19 milles. Encore là, le port est plein et aucune place. Je décide de m’ancrer pour la nuit, un peu de roulement. Ici les villages sont de plus en plus ruraux, je trouve quand même joli.

Après un bon café direction Karabiga. Le guide nautique parle d’un port bondé avec peu de places, donc à mi-chemin j’opte pour le port de Marmara qui se situe sur l’île du même nom. Donc 28 milles plus loin, me voilà ancré dans le port, cul au quai avec électricité et eau potable, sur l’île qui a fourni le marbre autant pour Bergame que Troie. Des sculptures de marbre sur les quais et l’hôtel de ville toutes de marbre, vraiment tout est de marbre à l’exception des contours des fenêtres et des portes. Même le pavé est de marbre! Ici il y a un peu de touristes avec quelques hôtels et une plage sans plus. J’ai l’impression d’être le seul non Turque sur l’île. Pour le dépaysement je suis servi. Je me lève au son du vent du Nord-Est qui souffle assez fort et moi qui ne réussis pas à avoir internet je dois attendre à 10 h00 pour la météo en anglais sur VHF, mon Navtex ayant rendu l’âme. Somme toute ça ne devrait pas forcir avant quelques jours.

C’est donc un autre départ, Çakilkoy cette fois. Le guide dit que c’est quasiment impossible de trouver de la place à quai, mais qu’il y a une bonne protection dans le port et que nous pouvons nous y ancrer, mais je réussis à m’approcher très doucement et à m’amarrer à un petit quai de ciment. Ici c’est la pêche au thon et ça doit être des gros à voir les bateaux dans le port. Dans le village je trouve trois cafés ou rien d’autre que du thé sur les tables bondées de clients, que des hommes. Les femmes sont toutes voilées, tous me dévisagent comme si je venais d’une autre planète, je sens de la curiosité de leur part, aucune mauvaise intention. Beaucoup de maisons en ruine, ça sent la pauvreté, je vois des hommes travailler sur leurs bateaux et quelques femmes conduire des véhicules vraiment bizarres. J’en avais vus à Marmara pour la première fois mais ici c’est la norme. Ça me fait penser aux motoneiges Husky pour ceux qui ont l’âge de la sagesse, ou imaginez une souffleuse à neige avec un traîneau derrière.

J’en reviens aux femmes voilées de foulards de toutes sortes de couleurs, mais ici il y en a de couleur orange qui se démarque. Trop difficile de communiquer pour savoir si ça a une signification spéciale ou pas. Pas de restaurants, vraiment rien sinon c’est trois cafés, deux mules, une à chaque entrée du village retenue par une corde à une patte, quelques moutons dans un parc avec des enfants qui s’amusent, un cimetière et à côté le dépotoir qui se déverse à la mer. De retour au bateau, je recevrai la visite de plusieurs gens, soit du village, soit des bateaux de pêche, qui sont curieux, qui se demandent d’où je viens, où je vais. Je me fais même inviter à un mariage, mais je décline, réussir à communiquer est trop difficile, même si j’admets avoir hésité.

Troisième arrêt : Armatlu. Pour commencer, le guide parle d’un quai privé et donne un numéro de téléphone, oubliez cela! Je trouve un bout de quai libre dans le port et ça fait mon affaire. Mais quelle surprise! La ville est touristique (Turque), la majorité des femmes porte le foulard et pas moyen de trouver un endroit où s’asseoir et prendre une bière. N’ayez crainte, j’ai ma provision à bord, mais quand même. Les plages sont de roches et le bord de l’eau pas si propre que ça. Il y a quand même des traversiers pour différent autres ports et même Istanbul.

Dernier arrêt avant Yalova, petit port avec un peu de places, plus propre et joli qu’Armatlu, mais je ne resterai pas ici plus d’une journée.

Demain en route pour Yalova et une pause de quelques jours.

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-09 Troie & Bergame

Donc après Gallipoli et toujours à Çanakkale, je pars pour visiter Troie et Bergame.  Homère avec l’Iliade et l’Odyssée nous raconte Troie avec le roi de Sparte Menelaus, Helen, Paris Achilles etc… Le roi Perse Xerxès s’y arrêta en 470 AJ pour sacrifier 1,000 têtes d’animaux, Alexandre Le Grand en 334 AJ. Aussitôt qu’au 3 IIème siècle AJ  Rome se disait descendant de Troie, sans oublier les Croisés et les Ottomans  qui eurent leur mot à dire.

Les premières fouilles de 1871-1894 ne montrent qu’une partie de Troie datant de la préhistoire, de même que les fouilles de 1932-1938. Il faudra attendre en 1982-1987 pour les premières preuves du Port. Aujourd’hui les fouilles ont permis de découvrir 9 versions (itérations) de Troie, la plus vieille datant de 3,000 ans AJ jusqu’à environ 1,500 de notre ère.

Il n’y a aucune preuve que le Troie d’Homère ait existé, mais ce Troie et sa guerre demeure possible et si oui, cela se serait passé sous la sixième itération soit entre 1730 et 1180 AJ. Le cheval de Troie que l’on voit, tout comme celui de Çanakkale (film de Brad Pitt) sont inventés de toute pièce car aucune information ne fut découverte, du moins à date, sur ce fameux cheval.

Maintenant après plus de deux heures de route, me voilà à Bergame. Au musée de Bergame on peut voir des vestiges datant de 5,000 ans AJ. Après les Hittites, les Phrygiens, les Lydiens, ce fut les Perses qui ont été maîtres de cette région jusqu’à 334 AJ où Alexandre Le Grand en prit possession.

Quelques affirmations sur Pergame. La plus grande Bibliothèque antique de la petite Asie en fait 200,000 pièces contre 700,000 pour Alexandrie, mais quand même quelle perte pour l’humanité! Le plus grand centre de santé de l’Anatolie, l’une des sept premières communautés d’églises dont le nom est inscrit dans la bible, le 1er musée de fouilles de la Turquie, l’un des plus longs et des plus grands systèmes d’eau de la période Romaine et la ville où aurait été réalisée la première grève…

Visites instructives et beaucoup appréciées, mais la qualité des guides fait une grande différence et disons que j’ai été déçu par celui de Pergame.

Maintenant en Route pour la mer de Marmara.

Serge sur Nomade II

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