Quelques enseignements de Bouddha….

Je pense à certaines personnes qui, ces jours-ci, vivent des moments difficiles. Dans les jours de tempête, j’essaie de me concentrer sur la bonté, l’humilité et le pardon.

Prenons les enseignements du Bouddhisme :

« Lorsque vous prenez soin de quelqu’un, regardez simplement la personne qui est en face de vous. Elle est exactement comme vous, elle a les mêmes besoins, les mêmes peurs, le même désir fondamental d’être heureuse et d’éviter la souffrance. Lorsque vous vous mettez complètement à sa place, vous réalisez alors que, tout comme vous, elle ne souhaite pas souffrir et désire le bonheur(…) Essayez de vous représenter une relation basée sur une réelle acceptation et un intérêt sincère plutôt que sur l’attente que l’autre nous apporte quelque chose (…). Donc, à chaque nouvelle étape relationnelle dans nos vies, se trouve pour nous une opportunité d’établir un lien positif à travers cette relation. Comme tout ce à quoi nous sommes reliés existe en mutuelle dépendance, il est très important que nous essayions d’établir des connexions positives et harmonieuses qui permettront un développement vers ce qui est bon. Et parce que ces connexions interdépendantes existent entre nous et tous les êtres sensibles, il est particulièrement important que nous essayions de développer un cœur d’amour et de compassion avec les autres. Dans nos relations avec les autres il peut y avoir bénéfice ou tort. Nous pourrions nous concentrer sur les torts que les autres nous ont faits, mais il n’y a réellement aucun profit que nous pourrions en retirer si nous nous focalisons uniquement sur les relations conflictuelles que nous avons ou sur les torts qui nous ont été faits. Par contre, si nous nous focalisons sur les liens bénéfiques que nous avons avec les autres êtres, alors cela peut vraiment nous apporter un profit et nous être utile (…). Quand on écoute avec compassion, quand on pratique l’écoute profonde, on commence à comprendre pourquoi l’autre personne souffre, l’autre personne a peur, a de la haine et du désespoir. Et nous pouvons réaliser que cette personne-là est vraiment victime de ses propres perceptions erronées (…) si l’autre personne est victime de ses perceptions erronées, moi aussi je peux être victime des perceptions erronées. »

La difficulté est justement de passer par-dessus ces perceptions erronées et tenter de comprendre ce qui peut apparaître incompréhensible à prime abord. La compassion débute ici. Quand on a ce sentiment de compassion, ce désir d’accueillir et d’aider, il serait tellement aisé si l’autre personne pouvait reconnaître d’emblée cette intention, qu’elle ait moins peur de vous et vous d’elle, qu’elle ouvre sa porte. Mais, chose triste, l’autre peut continuer à se camper dans ses idées et ne rien vouloir recevoir de vous.

Toute la difficulté réside alors dans la vague et l’eau. En effet, dans l’article « Comment transformer les peurs » de Thich Nhat Hanh, il est dit : « S’il arrive que vous tombiez amoureux d’un nuage, et si le nuage n’est plus là dans le ciel, ne pleurez pas… C’est parce que le nuage s’est transformé en pluie, et c’est la pluie qui vous appelle : « Chéri, chéri, je suis encore là, tu ne me vois pas? » Alors il faut un regard profond pour pouvoir reconnaître votre bien-aimée, elle est toujours là dans ses nouvelles transformations. »

On peut cultiver l’indifférence et le silence à notre tour, fermer les tiroirs de notre esprit afin que leur contenu ne nous atteigne plus, considérer toutes choses et tous ces gens comme un venin mortel et vivre d’amertume, de remords et de tristesse. Pour moi, la plus grande difficulté est de me détacher de ce besoin de comprendre tout ce qui m’arrive. Je ne peux le faire si l’autre ne m’en donne pas la chance.

Et je ne sais plus si on peut appeler ça une chance d’être dans cette impossibilité de le faire. Ce qui me retourne forcément à moi-même. Je sais qu’en écrivant cela, je viens justement de saper probablement le peu de chances qu’il me restait de comprendre car le Bouddhisme dit aussi : « Nous avons peur l’un de l’autre, c’est parce qu’il n’y a pas assez de communication; il y a des perceptions erronées qui nous séparent; alors il faut faire en sorte de restaurer la communication. » Il y réside un lâcher-prise mais aussi une ouverture à l’autre.

Mais lorsque la communication est impossible, c’est difficile parce qu’on ne peut jamais être par soi-même, on ne peut qu’inter-être avec tout autre chose. Alors, il faut se concentrer sur le fait que les gens demeurent en soi, par les enseignements qu’ils vous apportent sur vous-même. Les jours de pluie intérieure, j’essaie de toutes mes forces de me concentrer sur ça….

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