Chronique du Capitaine 2019-2 : La préparation

Pas grand-chose d’intéressant à dire, mais je suis très occupé. Le départ de Montréal a débuté avec un retard de deux heures. L’avion à dû faire un arrêt d’urgence en Islande avant d’arriver à Montréal, donc j’ai manqué ma correspondance à Munich. Mais pour ce qui est de la troisième correspondance, j’avais eu la bonne idée de réserver le dernier avion pour Lesbos, donc je n’ai eu que 30 minutes d’attente pour le dernier embarquement.

En ce qui a trait au taxi pour me rendre à ma chambre pour la nuit, disons que ce fut une expérience un peu spéciale. Nous étions deux, pas de place pour tous les bagages. Pas grave, en gardant le coffre ouvert il y a eu de la place. Ensuite, le taxi m’a débarqué dans une petite rue et m’a montré une maison en me disant que c’était là. J’ai débarqué tous mes bagages, payé le chauffeur, j’ai cogné à la porte mais personne ne répondait.  En passant un appel, je me rends compte que je ne suis pas à la bonne place. Finalement, la personne est venue me chercher avec sa voiture. Le taxi m’avait débarqué 2 rues plus loin.

Le lendemain matin direction Nomade. Je ne sais pas si elle contente de me voir, mais moi j’étais bien heureux d’arriver. Et là les travaux commencent, du moins ils sont supposés commencer, mais les pièces que j’avais commandées de la Bulgarie avec Nautilus d’Athènes (avec la promesse qu’elles seraient envoyées d’ici 4 semaines à Mytilini sur l’île de Lesbos pour que je puisse remplacer mon système de barre à roue) ne sont qu’arrivées qu’ il y a à peine 2 mois, du moins c’est ce qu’on m’a dit et confirmé par la marina. Mais surprise, lundi lorsque j’ai pris possession des dites pièces il y en a une qui manquait! Après quelques téléphones la pièce est arrivée en fin de journée mercredi et devinez quoi? Elle doit être machinée et modifiée! Je me croise les doigts pour qu’elle me revienne avant la fin de journée sinon ça ne sera pas avant lundi. Autrement, les travaux avancent bien et j’attends mon premier équipier, Benoît, pour lundi soir.

Dernière nouvelle : la pièce vient d’arriver. Il est 20 heures donc pas à l’eau avant mardi au plus tôt.

Bonne fin de semaine

Serge

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Femme de marin 2019-01: Mon bel amour, navigateur…

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Mon bel amour navigateur
mains ouvertes sur les songes
tu sais la carte de mon coeur
les jeux qui te prolongent
et la lumière chantée de ton âme
qui ne devine ensemble
tout le silence les yeux poreux
ce qu'il nous faut traverser le 
pied secret
ce qu'il nous faut écouter
l'oreille comme un coquillage
dans quel pays du son bleu
amour émoi dans l'octave du don
sur la jetée de la nuit
je saurai ma présente
d'un voeu à l'azur ton mystère
déchiré d'un espace rouge-gorge
Gaston Miron

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Mon bel amour navigateur…

Depuis 11 ans maintenant, je dois te partager avec une maîtresse

Qui occupe ton esprit depuis que sur tes deux pieds tu te dresses.

C’était le deal que je devais accepter

Si je voulais vivre à tes côtés.

 

Ne point lui nuire, ne point m’objecter,

Sous peine de la voir t’engouffrer dans ses flots

Sous peine de me languir sur le quai

A m’étouffer dans mes sanglots.

 

Mais, vois-tu, c’est vraiment paradoxal

Que cette deuxième femme, cette enjôleuse au caractère de feu,

Puisse faire que notre vie ne soit pas banale

Qu’elle fasse jaillir en nous ce qu’il y a de mieux.

 

Même loin de moi, tu es présent

Tu m’accompagnes à chaque moment.

Je sais depuis longtemps que je ne serai plus jamais seule

Autant dans mes joies que dans mes écueils.

 

Quand la distance se fait plus grande

Et que le quotidien nous sépare,

J’oublie les drames et les mésententes

Je te sens heureux à lancer les amarres.

 

Je vaque à mes occupations

Mais je te porte comme un sceau sur mon cœur

Et je m’adonne à mes passions

Cela porte un seul mot : le bonheur.

 

Tant pour toi que pour moi.

C’est ainsi que nous sommes faits.

Je te sais occupé de moi,

Cette simple idée me satisfait.

 

Nous vieillissons avec le temps

Notre miroir nous le renvoie.

Mais dans nos cœurs, nous demeurons amants

Notre mémoire n’oublie pas.

 

Du moins, pas encore, malgré les rides.

Ta maîtresse est la mer, mon amant est l’art.

L’été qui nous sépare ne sera pas aride

Parce que peu importe où tu es, dans tes bras je dors.

Mado 🙂

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2019, quoi de neuf?

Les Quadriplettes 20 x 24

Eh oui, la vie passe tellement vite! 2019 va bientôt entrer dans son troisième mois et ce n’est pas les projets qui manquent à la maison. Pour ce qui est du Capitaine, il demeure actif même s’il est de retour dans son « Home, Sweet Home » depuis août dernier. Pour la session Hiver 2019, il donne 3 cours reliés à la navigation (théorie de la voile, radio maritime VHF et navigation électronique) et se prépare depuis longtemps pour son départ le 10 mai prochain. Pour celles et ceux qui s’intéressent à son trajet 2019, vous pouvez déjà aller le visualiser en cliquant sur le lien.

Quant à moi, les choses tournent rondement. À titre de co-propriétaire de la galerie l’ARTiste, je suis toujours aussi occupée avec les expositions collectives et solos, de même que les différents ateliers qu’on dispense. J’ai aussi refait complètement mon site artistique personnel. Vous pouvez le voir au lien suivant afin de découvrir mes nouvelles productions artistiques (au lien « Galeries), de même que mon blog et les ateliers que j’offre pour la session d’hiver 2019.

J’espère vraiment vous rencontrer prochainement pour l’une ou l’autre des activités!

Mado

 

 

 

 

Femme de marin 2018-16: Retour du Capitaine et ateliers de créativité

Le Capitaine est de retour depuis hier. Bien heureux de revenir dans son « Home, Sweet Home, d’autant plus que le « Sweet » est en grande partie à cause de moi, ahahahha!

Je l’ai vite réquisitionné pour la peinture des murs de notre nouvel atelier situé au-dessus de la Galerie. Nous venons, Sylvie et moi, d’en faire tout juste l’acquisition, et disons que l’appartement avait besoin de beaucoup, beaucoup d’amour (et de ça, nous n’en manquons pas!). Cet atelier est loué à des artistes qui voulaient un lieu de création particulièrement inspirant et chaleureux. Nous sommes présentement dans un mélange d’allégresse et de fatigue, mais nous avons des bras forts et charitables qui sont venus se joindre à nous pour réaliser un autre projet qui nous tenait à coeur.

Donc, le Capitaine est de retour. Il m’impressionne dans sa capacité à sauter à pieds joints dans l’autre partie de sa vie (une étant sa vie au loin à naviguer, et l’autre dans le Home, Sweet Home avec nos projets communs), et cela, sans rechigner (bon, ça fait juste une journée qu’il est de retour, faut lui laisser le temps de reprendre ses vieilles habitudes)! Une petite nuit de sommeil pour contrer le décalage horaire (ou deux, c’est selon), et le voilà déjà grimpé sur un escabeau en train de peindre les murs.

Donc, la saison d’automne commence sur des chapeaux de roues et on ne va pas se ralentir pour autant. Jeune retraitée depuis cette semaine, cet automne, je vous offre 3 ateliers différents:  cours d’acrylique pour débutants, atelier de peinture au médium de lissage (effet peinture vitrail), et atelier de marouflage et collage. Si cela vous intéresse, voici le lien:

https://www.galerielartiste.com/madeleine-hamel-1

Vous n’avez qu’à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante: maler999@hotmail.com.

Quant au Capitaine, il va reprendre sous peu l’enseignement de ses cours de navigation. Et ma fille qui se marie le 6 octobre! Décidément, la retraite est tout sauf ennuyeuse!

Et vogue la vie! 🙂

Une des salles avant le travail de plâtrage

Une des salles avant le travail de plâtrage

Sylvie au travail dans une des salles de l’atelier

L’autre partie de la cuisine de l’atelier

Une partie de la cuisine de l’atelier

Cet appartement a besoin de beaucoup d’amour

Cet appartement a besoin de beaucoup d’amour

Une des salles disponibles

Une des salles disponibles

Une des salles disponibles

Le Capitaine qui arrive enfin!

 

 

Chronique du Capitaine 2018-27 : Turquie-Grèce

Me voilà à destination. Eh oui, Nomade demeurera ici jusqu’au printemps prochain, ici c’est où? Mitilini ou Mytilène c’est selon, sur Lesvos, cette île que les journalistes ont tant parlé à cause des réfugiés syriens traversant de la Turquie et dont on entend plus parler, mais détrompez-vous ce n’est pas fini. Ce matin en allant faire mes papiers d’entrée, devinez quoi? La garde côtière grecque ramenait un groupe de réfugiés, le bateau pneumatique, les gilets de sauvetage, toute la ribambelle. J’ai pris quelques photos, mais je me suis gardé une petite gêne quand même. En passant, les papiers d’entrée sont 45 euros, soit 30 pour le transit log si vous ne faites pas partie de l’Union européenne et 15 pour le port police. Comparé à La Turquie oui il semble de plus en plus difficile de le faire soit même. Cette année je n’ai pas pu ni à Çanakkale (300 Euros) ni à Istanbul (400 Euros). Lorsque je me suis mis à argumenter avec la marina à Istanbul à mon retour disant que ça n’avait pas d’allure d’avoir à payer un agent ce prix, quand il est possible de le faire soi-même dans le sud de la Turquie, je me suis fait suggérer de le faire à Çanakkale. Eh bien en direction Çanakkale j’ai eu un problème de conduite et j’ai décidé de continuer directement sur l’Île de Lesvos. J’ai donc repassé la Turquie sans faire de papiers, ce que je ne recommanderais pas si vous devez vous arrêter comme moi, mais les Bulgares le font régulièrement en équipage sans arrêt. Et je ne me sens pas coupable du tout, même si normalement je suis très pointilleux pour suivre les règlements des différents pays. Cette fois je me dis lorsqu’il y a abus, il faut parfois faire ce qu’il y a à faire.

Pour ma part, après avoir quitté l’île de Marmara direction Lapseki 50 milles plus loin, et bien j’ai dû en faire 40  avec la barre de secours, mon système de barre à roue ne fonctionnant plus. Ne plus avoir de pilote automatique, c’est pas ce qu’il y a de plus intéressant, mais pas de bon système pour barrer, là ça fait chier! Donc j’arrive à Lapseki, je m’ancre et au boulot, là après environ une bonne heure je réussis à faire une réparation qui, j’espère, me rendra à destination soit Mitilini.

Je me dis si j’ai des problèmes je peux arrêter à Çanakkale, sinon je continue pour Bozcaada et si tout va bien je continue pour Lesvos. Là, après 80 milles, je jetterai l’ancre pour la nuit avant de me rendre à Mitilini, un bon plan non? Mais une fois arrivé à mon ancrage, je ne le trouve pas sécuritaire du tout, je me dis merde, je continue, je sors mon guide nautique, il y en a un autre à mi-chemin ce qui fait que je devrais pouvoir y arriver avant la noirceur. Oui j’arrive bien avant la noirceur, mais je ne l’aime pas lui non plus, c’est quoi cette affaire-là me dis-je? Il y en a un autre qui, lui, ne semble pas poser de problème, mais j’y arriverai à la noirceur, aussi bien continuer jusqu’à la marina et me voici rendu. Ok le lendemain matin j’ai dû reprendre le bateau pour me rendre aux douanes, immigration, port de police avant de revenir, mais là j’y suis et je vais pouvoir commencer à regarder tout ça et mettre un peu d’ordre dans le bateau. J’y suis une semaine plus tôt. Boff pas de problème, il y a toujours de l’ouvrage  sur un bateau et encore plus lorsqu’il sert 3-5 mois par année à temps plein.

À la prochaine

Serge sur Nomade II

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Femme de marin 2018-15: Ateliers automne 2018

Eh oui, l’automne s’en vient à grand pas! Mes ateliers sont maintenant en cours d’inscription. Je vous en offre 3:

  1. Ateliers hebdomadaires pour débutants en acrylique, tous les lundis soirs du 24 septembre au 26 novembre 2018.
  2. Atelier au médium de lissage (effet vitrail), un dimanche, soit le 23 septembre ou le 28 octobre 2018.
  3. Atelier de collage et marouglage, samedi et dimanche AM, soit le 10 et 11 novembre ou le 17 et 18 novembre 2018.

Prix: voir les photos. Tout le matériel est inclus en plus de la bonne humeur, plaisir et découverte assurées.

Pour inscription: maler999@hotmail.com ou l.artiste@videotron.ca

Bien hâte de vous rencontrer!

Chronique du Capitaine 2018-26 : Bulgarie-Turquie

Sozopol, une randonnée de presque 9 heures avec une mer un peu trop houleuse, donc aucun répit jusqu’à Sozopol. Je m’attendais à une belle marina avec tous les services, elle est  belle, chère mais pas grands services si ce n’est eau et électricité. Mais la vieille ville, j’ai beaucoup aimé, pas trop de monde si on excepte entre 18h et 20h en soirée, propre, une vue magnifique sur la mer, plein de restaurants/bars pas trop chers. La mer étant ce qu’elle est, j’ai décidé de demeurer une nuit de plus pour attendre qu’elle soit plus clémente, mais le trajet fut quand même dans des vagues de 3 mètres et un peu plus parfois.

J’arrive à Tsavero où je pensais passer 1-2 nuits avant le trajet le long de la côte Turque jusqu’au Bosphore. J’accoste dans le port, ici les vagues n’entrent pas, mais le ressac est quand même appréciable. J’ai juste le temps de vérifier la météo pour les prochains deux jours, qu’une amarre se brise due au ressac, et en plus le vent va tourner un peu plus à l’est donc pas d’endroit pour me protéger. C’est soit endure ce ressac, soir encore 80 milles pour Poyraz, je viens d’en faire 22, grr! C’est un go, je fais faire mes papiers et je quitte pour Poyraz dans une mer houleuse et rouleuse, mais sans danger.

Le pire fut les 3 dernières heures de 22h à 1h05 pour entrer dans le Bosphore et Poyraz, une autre paire d’yeux aurait été la bienvenue. Arrivé dans le port de Poyraz, je ne cherche pas s’il y a une place à quai ou pas. Honnêtement, je m’en fous! Je jette l’ancre, je me fais à manger et dodo. Le lendemain matin, déjeuner et appareillage, petite surprise sur ma chaîne d’ancre : des algues comme j’en ai jamais vues, tout le long de la chaîne à l’exception des derniers 3-4 mètres, bizarre.

Direction Kalamis, marina à Istanbul côté Asie. La descente du Bosphore fut paisible dans un beau paysage, pas mal plus facile de descendre le courant que le remonter, croyez-moi. En arrivant à la marina, j’arrête au quai de carburant pour faire le plein et je dis au préposé que personne ne m’a répondu au VHF, il essaie : pas plus de réponse. Il va à l’intérieur appeler et finalement quelqu’un se montre, on me trouve une place pour 2-3 jours. Je leur dis que je dois faire mes papiers d’entrée et là l’échange commence, je dois avoir un agent, je ne veux pas d’agent, trop cher et incompétent, et je lui explique les problèmes que j’ai eua pour sortir et elle me dit me comprendre mais qu’à Istanbul les autorités ne font affaire qu’avec les agents. Je répète que je n’en veux pas, elle me dit me comprendre, mais que mon seul choix est d’attendre jusqu’à Çanakkale. Je suis comme surpris et honnêtement pas certain que ce soit légal. Je n’ai pas mes papiers d’entrée, mon passeport n’est pas étampé, mais je lui dis parfait ça sera Çanakkale, je vais donc partir demain matin.

Et me voici sur à Saraymar sur l’île de Marmara. Je pensais me rendre à Port Marmara mais je serais arrivé en début de noirceur. J’ai donc opté pour Saraymar et quel bon choix, c’est le meilleur arrêt que j’ai fait entre Límnos en Grèce et Tsavero en Bulgarie. Ok, la vue en entrant laisse à désirer : c’est une grosse carrière de marbre. Ici, le brise-lames est fait de marbre et ils ont eu la brillante idée de faire un concours de sculpture à tous les ans. Les participants reçoivent un bloc de marbre et le gagnant voit son œuvre exposée dans la ville. Mis à part 3 ou 4 graffitis, tout est impeccable. J’en ai photographié plusieurs mais même pas tous. Et pour finir, j’ai décidé de passer une deuxième nuit à l’ancre et de me baigner car l’eau est à 27 et je viens de passer au moins 30 minutes à l’eau à frotter la ligne de flottaison du bateau, elle en avait besoin, hi hi.

À la prochaine

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-25 :  Roumanie-Bulgarie-Veliko Tarnovo

Après une deuxième visite dans le delta du Danube, me voici de retour à Constanta que je quitte avec une certaine tristesse. Ce pays qui a tant à offrir et à nous montrer, contient beaucoup de beauté, mais en même temps la connexion avec les gens est difficile, pas seulement une question de langue, je ne sais pas, je ne suis pas capable de mettre le doigt dessus. Est-ce une méfiance des étrangers? Il faut dire qu’ils ont eu leur part d’invasion, je ne sais. J’ai visité plusieurs très beaux endroits et il y en a encore beaucoup plus, mais ça sera pour d’autres.

Après une escale à Mangalia pour les formalités de sortie, une autre à Blachik pour les formalités d’entrée, je suis de retour en Bulgarie. Le deuxième arrêt sera Varna encore, cette fois j’en profite pour aller visiter Veliko Tarnovo, capitale médiévale des Tsars bulgares. Ce fut à un moment donné la plus grande ville de Bulgarie, aujourd’hui  un bel endroit à visiter, la forteresse Tsarevets étant son plus grand point d’attraction même si  les restaurateurs ont triché un peu.

Ensuite, un arrêt à Ruse sur le Danube. Eh oui, encore cette fois le Danube sert de frontière entre la Roumanie et la Bulgarie. Une ville qui contient aussi ses attractions, ma préférée étant le musée d’art naturel et son mammouth. Une petite visite à la marina et là j’ai eu la surprise de rencontrer son gérant qui me suivait en ligne dans mes déplacements sur Nomade. Je serais le deuxième Canadien à visiter sa marina, le premier, il a quatre ans,  était venu avec son bateau d’acier, mais ne pouvait m’en dire plus. Que le monde peut-être petit parfois! Après le retour à Varna, ça sera un saut jusqu’à Sozopol.

Bonne journée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-24 : Roumanie-Danube #2

Et bien une autre promenade dans le Delta du Danube. C’est ce que j’avais besoin, je crois, me rapprocher de la nature. Dans ma quête de voyager, de découvrir, de comprendre un peu mieux l’histoire, du moins celle de cette partie du monde, je devenais de plus en plus frustré, problème de langue oui, mais aussi frustration de voir autant de choses croches. C’est à penser que c’est ce qu’ils veulent, que les touristes s’en aillent, qu’on puisse leur foutre la paix.

Mis à part ceux qui bénéficient du tourisme, il y a peu de gens que j’ai rencontrés qui semblaient contents de nous voir. Même les agences de touristes sont soit inexistantes, soit fermées, quand je dis fermées je veux dire abandonnées. Il y a beaucoup de belles choses à voir ici, j’en ai vuee beaucoup et il y en a encore beaucoup. Un petit conseil : c’est rare que je dis cela mais prenez des tours organisés avec guide.

Donc qu’est-ce que j’ai fait? Je suis reparti pour Tulcea sur le Danube, ensuite Sulina à l’entrée d’un des trois bras du Danube qui se jettent dans la mer Noire. J’ai pris un tour avec guide de neuf heures pour me promener dans le delta, ainsi qu’un arrêt pour manger à Sfantu Gheorghe, un autre des trois bras, pour ensuite regagner Sulina et Tulcea le lendemain.  De l’eau, des animaux, de la végétation à admirer, à photographier de mon mieux.

Maintenant, je suis au bateau et je me prépare pour le chemin du retour. Eh oui, je rebrousse chemin : Roumanie, Bulgarie, Turquie et je laisserai le bateau à Lesbos pour cet hiver. Mais ça ne sera pas aujourd’hui car il y a un vent de travers dans la Marina. Pas évident de laisser filer la pendille et ensuite une grosse houle de travers pour sortir de la marina. J’ai un peu de temps devant moi je vais attendre.

Bonne journée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-23 : Roumanie-Bucarest

Comment ne pas parler de Bucarest sans parler de sa reconstruction après le tremblement de terre de 1977?

Nicolae Ceaușescu, dictateur communiste, a été fusillé après un simili procès en décembre 1989. Tout, ou à peu près tout, le centre-ville fut reconstruit et cela en plus beau, en plus grand et en plus cher. Nous n’avons qu’à regarder le palais présidentiel qui comporte 1,100 salles ou chambres.

La ville est jolie, même si les blocs appartement de l’ère communiste sont omniprésents aussitôt que nous quittons le centre-ville. Le métro est moderne et assez étendu, même si les indications dans les stations sont déficitaires. C’est qu’il manque de l’information pour les touristes.

Bonne journée
Serge sur Nomade II

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