Chronique du Capitaine 2016-29 : Grèce-Égine-Athènes

Bonjour à vous tous,

Après une visite du site archéologique de Kolona et de son musée, quand même intéressant, j’ai décidé d’aller passer la fin de semaine à Athènes. L’Acropolis et ses musées sont à voir il n’y a pas de doute, la ville a son mélange de bâtiments bien entretenus et ceux laissés à l’abandon. On retrouve des graffitis à profusion, dont plusieurs de mauvais goût.

Le système de transport est, par contre, assez bien fait, facile de se déplacer et de s’y retrouver et les coûts sont plutôt bien. Les noms sont généralement en anglais sous le nom grec et la plupart des gens peuvent vous aider si vous leur parlez en anglais.

L’Acropolis est pour moi une merveille. Par contre, il y a des travaux qui, espérons, rendront l’ensemble encore plus grandiose. De tous les sites archéologiques de la Grèce vus à date, c’est celui à voir. Si vous planifiez y aller, je vous suggère le matin tôt avant que le soleil et les files d’attente diminuent votre plaisir. Ensuite, le musée archéologique juste à côté se doit d’être visité.

 

Quoi dire d’autre? Il y en a tellement, mais en même temps je vais vous laisser vous faire une idée en regardant les photos.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-27 : Grèce-Égine-1

Bonjour à vous tous,

Me voici au sec, sur la terre ferme. Nomade reprend ses forces et son allure tranquillement. Le chantier n’est pas cher mais manque aussi d’amour. Par contre, les gens sont gentils et avenants. Cependant, tout pourrait être mieux entretenu mais je vais faire avec. Encore deux semaines et je serai de retour.

Ici c’est soit le taxi, une auto ou une moto pour se déplacer. J’ai opté pour la moto, moins chère, mais aussi tellement plus confortable dans cette chaleur.

Donc les travaux sont commencés, les cordages presque tous rincés à l’eau savonneuse et ensuite à l’eau fraîche. Il faut savoir qu’au soleil et à l’eau salée ils deviennent de moins en moins malléables. La grand-voile lavée et remisée, l’extérieur du bateau a été lavé et mon réservoir a été vidé, nettoyé à sec et il y avait des algues, une sorte de goudron noir et des déchets dû aux travaux  faits à Kos.  J’ai trouvé un mécanicien pour faire le premier entretien du moteur après 50 heures, qui, j’espère, pourra venir aujourd’hui.

Hier j’ai aussi commencé à visiter l’île, la partie Nord de Souvala à Palaiachora ensuite Agia Marina pour revenir travailler au bateau. Souvala, un petit port de pêche joli sans plus, ensuite à l’intérieur des terres pour Palaiachora qui est la première Chora que je vois abandonnée mais qui lui donne un cachet vraiment spécial. Les habitants de la côte y avaient été poussés pour pouvoir se protéger des pirates. Barbe Rousse y avait mené une razzia, tuant les hommes et amenant femmes et enfants pour les vendre comme esclaves. Mais de voir toutes ses bâtisses de pierre parsemées tout autour de la colline et plusieurs encore en bon état après tant de siècles, ou parfois des meubles y sont encore présents, des icônes peintes sur les murs encore partiellement présents, vraiment impressionnant!

Ensuite une visite à Agia Marina, une station balnéaire avec plages, tavernas, boutiques de toute sorte et hôtels. Je me suis arrêté pour manger et admirer la mer, les gens et les bateaux à l’ancre. Ensuite de retour au chantier, les travaux ne se feront pas tout seuls.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-26 : Grèce-Kythnos, Cap Sounion, Égine

Bonjour à vous tous,

La dernière chronique je quittais pour Kythnos, ce que je fis, mais le vent de face ne voulait pas faiblir, donc je m’aidais du moteur et encore une panne, juste au sud de Kythnos, cette fois en moins de 15 minutes je pouvais fonctionner avec un bidon de diesel comme réservoir. Mais je vous dirai que ma confiance envers la disponibilité du moteur venait d’en manger un coup.

Me voilà donc bien ancré, le cul au quai de Merichas le port de l’île de Kythnos, fatigué, mais au moins à l’abri. Pour le moment rinçage du bateau suivi d’une petite marche dans la ville qui, somme toute, est toute récente. Je décide de manger dans une taverna sur le bord de l’eau pour ensuite retourner au bateau et dormir presque 11 heures de suite. Ce matin après le déjeuner, je vais défaire ma valve de sortie de réservoir et, pas de surprise, sinon qu’elle était bloquée avec un différent objet que la première fois, là je suis perplexe. Je replace le tout, enlève l’air de la conduite et le moteur repart au premier tour. Je commence à me demander  si ces choses dans mon diesel ne sont pas le fruit des travaux faits par le chantier de Kos Marina quand ils ont installé la ligne de retour du diesel? La décision est prise : je vais sortir de l’eau au plus vite et nettoyer ce réservoir au complet.

Après une visite  en moto de l’île sous un vent encore pire qu’à Milos et d’avoir rempli mes deux réservoirs de secours en diesel, je décide d’aller dormir à l’ancre dans la jolie baie de Kolona, cela me fera 3 milles de moins pour Cap Sounion.

Cap Sounion, un beau mouillage un peu rouleur avec une splendide vue sur le temple de Poséidon que j’irai visiter sous un soleil de plomb, plus beau de la mer que de près, surtout avec 8 euros de frais d’entrée. Je suis déçu si je compare à la Sicile ou la Turquie. Mais bon c’est ainsi.

Demain, direction le chantier de Takis Aprakis sur l’île d’Égine. J’ai déjà hâte d’arriver. Takis m’a appelé deux fois en deux jours pour me demander si tout allait bien et m’a même dit qu’il pourrait venir me chercher si jamais j’étais pris. Chapeau, je n’ai jamais senti qu’un chantier maritime pouvait se soucier autant de ses clients!

Mer d’huile à peu près pas de vent donc au moteur, mais pas d’autres mauvaises surprises. On m’attend au quai de sortie. Aussitôt arrivé, je suis hors de l’eau et placé sur pattes pour l’hiver. Je vous admettrai que le chantier est minimaliste, mais semble avoir l’essentiel. Le souci de plaire de la part du propriétaire est omniprésent, je crois que je vais m’y plaire.

Donc avant mon départ pour Montréal, des travaux sur le bateau entrecoupés de visites seront au menu.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II a terre

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Chronique du Capitaine 2016-25 : Grèce-Serifos

Bonjour à vous tous,

Un autre pépin, merde, ce n’est pas mon année! En approche de Serifos mon moteur, tout neuf arrête, des vents de 15-20 nœuds, le diesel ne se rend plus au moteur, au moins ce n’est pas le moteur. Je sors un bidon de secours, défait le tuyau d’entrée au moteur pour l’insérer dans le bidon, j’enlève l’air et c’est reparti! Disons que j’espère ne pas avoir à naviguer de cette façon trop souvent.

J’entre dans le port, je ne me sens pas confortable pour m’amarrer, donc ça sera l’ancre, mais après trois essais infructueux, je me dis : « Je réessaie dans le port ». Cette fois un français me fait signe de contourner un quai où il y a de la place et avec pendille en plus. Me voilà bien amarré, à l’abri des vagues mais pas du vent qui souffle constamment.

Petite marche dans le port de Livadhi, je retourne au voilier car mon problème de carburant doit être réglé. J’en ai trois en fin de compte. Le premier est que j’ai consommé plus de 30 litres de diesel en environ 1 heure, que j’ai finalement expliqué par le retour du diesel qui se rend maintenant dans mon réservoir directement (sur l’ancien moteur, mon retour retournait à l’entrée du filtre). Résolu!

Deuxième problème : il y avait beaucoup de diesel autour du bateau à mon arrivée, mais comment pouvais-je perdre le diesel de cette façon? Les pompes de cale n’avaient pas fonctionné, pour comprendre que le retour de diesel avait rempli mon réservoir principal et que le diesel fuyait par l’entrée d’air du réservoir. Résolu!

Troisième problème : le problème original, pas de carburant au moteur, vérification du filtre du décanteur. À première vue il semble être en état, pas de fuite non plus donc pas d’air qui entre. Je défais le filtre, il y a comme une gomme noire sur une partie du filtre mais rien d’autre. Je le remplace et réessaie, pas mieux, le carburant ne se rend pas, ça sera tout pour cette journée. Le lendemain matin après le déjeuner, je défais encore  tout le filtre. Il y a quand même une restriction à l’entrée. Encore cette gomme noire que je nettoie et le carburant passe du filtre au moteur mais pas du réservoir au filtre. Il ne me reste qu’un bout de tuyau et la valve au réservoir, et bien oui la valve était encore complètement bouchée avec cette gomme qui, une fois nettoyée, a fait que le moteur est parti et a roulé comme un charme. Espérons que je n’aurai plus de problème d’ici mon arrivée à Égine, mais une fois sorti de l’eau je vais nettoyer mon réservoir au complet.

Mais l’île qu’en est-il? Petite île avec son port (Livadhi) et sa Chora et pas beaucoup plus, quelques plages d’un beau sable, une eau claire et plutôt chaude (env. 26), de jolies petites maisons typiquement grecques, toute blanches avec du bleu. Des tavernas (restaurants sur le bord de l’eau pour la plupart), du vent et du vent qui aide quand même à rafraîchir. Je suis pas mal fier de moi, j’ai marché jusqu’en haut de la Chora et je dis bien en haut. Admettons que descendre était plus facile et que l’exercice n’était quand même pas mauvais. Ici, un nouveau port (marina), des bornes pour eau, électricité, téléphone etc., mais mise à part l’eau, rien ne fonctionnait et personne pour nous accueillir. Donc à la marina pour 3 jours gratuitement et impossible de savoir si l’eau était potable ou pas. Disons que ce n’est pas de cette façon que les Grecs vont se renflouer. Le vent toujours du Nord, souffle moins aujourd’hui donc direction sur l’île de Kythnos.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-24 : Grèce-Milos

Bonjour à vous tous,

Une belle journée de visite à Milos, je me devais d’aller voir l’île, mais somme toute, je suis déçu, pas laid quand même et probablement plus beau à la voile du côté sud-est. Mis à part quelques coups de cœur, je suis resté sur ma faim et en plus presque la moitié de l’île est hors limite aux motos et voitures de location, très peu de routes carrossables et les vipères m’a-t-on dit.

Mais il faut prendre les commentaires des locateurs avec un grain de sel, un peu plus et je me serais senti au Québec à les entendre vouloir notre bien, si on les laissait faire, ils partiraient avec sans doute. On voulait même me faire porter un casque, chose que je n’ai jamais faite encore en Grèce et je ne vois pas pourquoi je commencerais!

Après le demi-tour de l’île qu’il m’était permis de faire, un arrêt à Pollonia pour dîner, un café et deux bouteilles d’eau. Après, escalade au Château, ou du moins ce qui en reste. Une visite aux catacombes et un retour sur Adamas pour le souper et le traversier grande vitesse pour un retour à Sifnos avant le départ demain matin pour Serifos.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-23 : Grèce-Sifnos

Bonjour à vous tous,

Serge sur Nomade II

Après Paros, direction Faros sur l’île de Sifnos, vents de force 4-5 (16-21 nœuds) plus bourrasques, mais vent de travers, donc une belle traversée. Joli petit village avec une belle plage, mais les bourrasques sont omniprésentes. Après une deuxième tentative, l’ancre croche bien. Visite à terre, achat de pain, marche jusqu’à une petite église, de retour au village, une bière froide est la bienvenue. De retour dans l’annexe, je passe à côté du seul autre voilier dans la baie. La nuit sera mouvementée mais sécuritaire, par contre une autre décision à prendre, demain la météo est bonne, ensuite 4 jours de mauvais temps. Si je descends à Kimolos et Milos comme je planifiais, je serai pris, ne pouvant remonter avant une accalmie météo, donc la décision est prise, je contourne Sifnos pour me rendre à son port qui est Kamares.

Ainsi je pourrai prendre le traversier, aller visiter Milos et prendre avantage d’une meilleure météo pour remonter vers Serifos, la prochaine île plus au nord.

Donc première journée à Kamares, je visite le port, petite ville jolie, intéressante avec une merveilleuse plage de sable fin. Le lendemain Apollonia, la capitale, je vais prendre l’autobus, pour ensuite aller visiter Vathy avant de revenir au bateau. Apollonia est correcte sans plus. J’attends l’autobus presqu’une heure pour me faire dire que j’étais au mauvais arrêt et que je viens de le manquer, donc je prends celui de retour pour Kamares.

Le vent a sifflé toute la nuit mais l’ancre qui me tient éloigné du quai tient bien. Mon voisin avec son Cruiser 46 de location qui se collait constamment contre moi, a mis son annexe à l’eau pour aller mouiller une deuxième ancre, ce qui a eu pour effet de le maintenir loin de moi. Ce matin location d’une moto, plus de contrainte d’autobus. Je visite Kastro (un bijou), Platis Gialos pour dîner et baignade, Vathi (enfin) et de retour à Kamares pour le souper.

Demain Milos en traversier et après-demain Serifos

Bonne soirée

Serge de Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-22 : Grèce-Paros, Antiparos

Bonjour à vous tous,

Paros, la mer fut rouleuse entre le deux îles, mais une fois au nord de Paros la descente vers Parakia fut de belle allure. Pas de place au port; je décide donc de m’ancrer, une grande baie de sable bien protégée, juste à côté du port. J’installe le moteur sur l’annexe et me voilà dans la ville de Parakia avec ses tavernas le long de la mer, ses bureaux de location, quelques marchés et de jolies boutiques dans les petites allées, juste à l’intérieur.

Renseignement sur les locations prise, je fais quelques achats et retourne au bateau me faire à manger et regarder les voiliers qui arrivent et qui s’entêtent à chercher une place au port qui est plein, pour finalement se rabattre, tout comme moi, dans la baie à l’ancre. Le lendemain matin je prends possession de ma voiture avec air conditionné… qui ne fonctionne pas grrrr. C’était ma raison de prendre une voiture! Et il fait chaud, croyez-moi! Mais bon je pars, direction Pounda d’où je prendrai le traversier pour Antiparos, question de visiter la grotte. Intéressante visite, c’est loin d’être ma première visite de grotte et je suis toujours émerveillé d’admirer ces stalactites et stalagmites. Ensuite, je me rends au bout de l’île pour jeter un coup d’œil à l’île de Despotiko et retour à Paros par le traversier.

Je continue ma route en faisant le tour de l’île par le sud. Plein de jolis petits villages, de jolies plages et j’arrête manger à Piso Livadi avant de faire un autre arrêt à Lefkes qui m’avait été chaudement recommandé. J’ai aimé mais sans plus, la chaleur n’aidant pas. De retour sur la route pour visiter Naousa et je m’amuserai à regarder d’autres bateaux faire, qui ont de la difficulté à se mettre à quai, chacun son tour😉.

De retour, c’est la baignade, j’ai tellement eu chaud, j’ai besoin de refroidir mon corps. Ensuite vérification météo, il y a deux jours de vent pas trop pire suivis d’au moins deux jours de forts vents. Je décide donc de partir pour Faros sur l’île de Sifnos.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-21 : Grèce-Naxos, Délos, Mykonos

Bonjour à vous tous,

Naxos, quoi dire? La ville a beaucoup d’histoire, mais peu de présentations, tout est pêle-mêle, un morceau de château ici, un petit musée là, une autre trouvaille archéologique plus tard, les heures de visite sont aussi mélangées que la présentation. Par contre, la ville et le port sont assez bien entretenus et très abordables; pour ma part, 10 euros par jour eau et électricité compris. Le catamaran de 13,7 mètres à côté de moi se plaignait de se faire charger 25 euro. Si tu as les moyens de t’acheter un bateau d’une telle valeur, j’ai de la difficulté à comprendre qu’on puisse se plaindre, mais bon! Le lendemain je prends une croisière pour Délos et Mykonos. Je pourrai ainsi couper plus d’une semaine de navigation et mon amoureuse n’en sera que plus ravie!

Délos, très content de l’avoir vue, impressionné même par l’ampleur du site qui était dédié au Dieu Apollon. À un moment donné, il fut même défendu de naître et mourir sur cette île. Donc les vieillards et les femmes enceintes étaient envoyés sur l’île voisine de Rhinia. Ce n’est pas seulement avec nos plus récentes religions que les femmes étaient traitées, disons, particulièrement.  J’ai aussi vu quelques archéologues qui y faisaient des fouilles, mais cet endroit aurait besoin d’une armée d’archéologues et ce n’est pas la Grèce avec son économie en si piteux état qui va le faire.

Ensuite, direction Mykonos avec sa rangée de méga yachts et quelques navires de croisière. Je n’ai que visité la ville, jolie mais plein de monde si je compare à ce que j’ai vu à date. Content de l’avoir vue, mais sans plus. De retour à Naxos, je prends un billet pour un tour de l’île en autobus, mais mauvaise surprise, le lendemain matin le tour est cancellé, pas assez de monde. Merde, j’ai deux choix soit faire une location de voiture et visiter par moi-même, mais rien ne ressort vraiment dans les guides sinon des plages, la prévision météo est bonne, soit partir pour Paros, ce que je décide de faire.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-20 : Grèce-Amorgos, Schoinousa

Bonjour à vous tous,

36 milles de navigation et me voici enfin à Amorgos, joli petit port, nous sommes environ une vingtaine de voiliers et quelques cruisers. Ce soir souper au resto, marche dans le port, plusieurs pensions, de jolies boutiques, tout est très propre. L’île est recherchée par les randonneurs, il y a plein de sentiers pédestres. C’est aussi l’île où une grande partie du ‘Grand Bleu’ avec Luc Besson avait été filmée. La mer est chaude et limpide, je me suis baigné par deux fois, un record pour moi cette année.

À la deuxième journée, je prends l’autobus pour me rendre au monastère. Le chauffeur me recommande de continuer jusqu’au bord de la mer pour me baigner et ensuite de remonter au monastère, d’où il me prendra dans 3 heures. Je suis bien content de l’avoir fait, baignade rafraichissante, ensuite une marche d’une heure pour me rendre au monastère, et il y a maintenant un escalier de pierre pour s’y rendre, mais il fût un temps où il fallait monter dans des échelles de bois.

Donc de retour au bord du chemin je prends l’autobus, prochain arrêt la Chora, une vraie jolie petite ville, comme toutes les Choras des îles grecques, juchées dans les hauteurs, propres et accueillantes.

Un arrêt  à Kolotaritissa, une jolie baie bien protégée et une immense plage de sable. Nage et baignade avant de repartir pour Schoinousa, une autre île entre Amorgos et Naxos, une autre jolie plage et baignade, mais le trajet fût disons différent. Un beau petit vent sur tribord pour commencer, ensuite le calme plat, ensuite un autre beau petit vent sur bâbord et là sur les derniers milles, 18-22 nœuds dans le nez grrrr, mais il y a pire à vivre.

Donc prochaine chronique de Naxos.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-19 : Grèce-Kos, Kalimnos, Levitha

Bonjour à vous tous,

Je suis reparti… finalement j’ajouterais. Le nouveau moteur a déjà ses premiers 10 heures de rodage, tout semble bien aller. Le Meltem soufflant de Nord-Ouest, je n’ai pas eu la chance de faire beaucoup de voile. Mon but était de me rendre à Amorgos le plus vite possible, mais la météo en a  décidé autrement : des vagues de 3 mètres et un vent de 25 nœuds dans le nez pour passer la pointe Sud-Ouest  de Kalimnos m’ont conseillé de rebrousser chemin et d’aller m’abriter dans la baie de Vlikadia où le vent a soufflé toute la soirée entre 10 et 20 nœuds. Mais je me réveille à 2 heures du matin et le calme est revenu, dans la baie du moins. Je regarde la météo, ça semble se calmer et devrait recommencer à souffler dans l’avant-midi, donc je lève l’ancre et départ pour l’île de Levitha qui se trouve à mi-chemin entre Kalimnos et Amorgos, donc environ 25 milles nautiques. Je pourrais y être pour le lever du soleil, arrêter déjeuner et si la météo est toujours bonne, repartir pour Amorgos.

Malheur, une mer croisée avec des vents de 15 nœuds dans le nez. Le bateau roulera, tanguera, pour éventuellement me donner le mal de mer, bien content d’avoir pu réparer mon pilote automatique. Arrivé à Levitha, je décide de demeurer sur place pour la journée, après tout c’est ma fête aujourd’hui et mal de mer comme cadeau de fête, j’ai vu mieux.

Ici des bouées dans une jolie petite baie maintenue par la seule famille de l’île qui élève moutons et chèvres et qui a la bonne idée de servir des repas le soir à partir de 19 heures. Un excellent mouton pour mon souper de fête avec un demi-litre de rouge : 15 euros. J’oubliais, ici le téléphone ne rentre pas et internet est seulement disponible près de la cuisine. Donc me voilà assis sur une pierre avec ma tablette. Première  priorité la météo, ça va souffler encore autant sinon plus demain ensuite ça s’améliore, donc je demeure ici pour une autre journée. La décision est prise et là, sur Messenger, en espérant pouvoir parler à mon amoureuse. Je suis chanceux, elle est disponible, ça me fait un joli cadeau de fête!

Les réfugiés! Quoi dire? On m’a demandé d’en parler, je vais essayer de vous expliquer ce que j’en pense, ce que j’ai  vu ou pas vu. De ce que les gens du Québec lisent ou entendent dans les nouvelles, ce n’est  certainement pas du grand journalisme, mais en général c’est souvent pas mieux, mis à part les gros titres. Pas certain de ce nos journalistes ont retenu de leurs années à l‘université, ok moins de fautes que moi je vous l’accorde.

Mais je divague… Premièrement, il y a deux groupes majoritaires de réfugiés, ceux qui viennent de la Libye, ou ce qui en reste, qui eux sont majoritairement Libyens, mais aussi de d’autres pays du nord de l’Afrique. Ceux-là risquent souvent leurs vies dans des embarcations précaires et mal équipées pour prendre la mer et se rendre à Lampedusa (première île Italienne sur leur chemin). Je parle d’un trajet  d’environ 350 milles nautiques (650 kilomètres) de mer donc qui peut être très dangereux. Ce sont surtout ceux-là qui ont fait les manchettes durant des naufrages avec plusieurs pertes de vie / disparitions. Et il y a les réfugiés syriens qui eux partaient de la Turquie pour traverser à Lesvos (Lesbos) si on se fie à nos braves journalistes, mais en réalité il y en avait sur toutes les îles grecques qui longent la côte Turque, et il y en a des îles, croyez-moi!

Les gens nous parlent d’un flot humain qui déambulait dans les rues de certaines de ces îles. Mais qu’en reste-t-il? La seule île où j’ai rencontré des réfugiés syriens c’est sur Leros et j’ai vu au grand total deux familles. La cause? La guerre! C’est simple non? Ok je l’admets, c’est beaucoup plus compliqué que ça : le fanatisme religieux, la famille Bush, Erdogan, le président de la Turquie, pour ne nommer que les plus visibles.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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