Femme de marin 2018-2: Des nouvelles de l’équipage du Magibourg III

Serge essaie de m’écrire un petit mot à tous les jours. Il leur reste environ 800 milles à compléter. Le vent arrière fait que l’éolienne ne génère pas assez d’électricité et qu’ils doivent faire tourner le moteur plus souvent. Depuis 2 jours, ils discutent à la radio avec Nycole sur le Réseau du Capitaine qui leur a dit qu’ils vont organiser un accueil à Ste-Anne pour leur arrivée en Martinique. Ils pourront relaxer une journée avant de se rendre à la marina Le Marin le lendemain. Tout le monde va bien même si Ghislaine souffre de sa foulure.

Ils pensent arriver vers le 18 janvier si la météo se maintient. Je pense qu’ils ont bien hâte d’arriver… et moi de les rejoindre.

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Femme de marin 2018-01: Des nouvelles du Capitaine et de mes ateliers

Hello tout le monde,

Le Capitaine poursuit sa route sur le Magibourg III avec Marcel et Ghyslaine Bourgault. Quand il m’a écrit hier, le vent apparent oscillait entre 20 et 27 noeuds et ils filaient à 8-9 noeuds, la grand-coule était sous ces 3 plis et le génois était enroulé au tiers. Le vent était de travers tribord et les vagues un bon 3 mètres. Voilà pour les connaisseurs qui veulent des infos,. Tout allait bien. Serge avait pêché une dorade coriphène de 2 pieds et Marcel l’avait préparé.

Ce matin, j’ai reçu un autre courriel de Serge. Il a attrapé la diarrhée et a un peu le mal de mer. Ghislaine s’était foulé la cheville avant hier mais elle semble aller bien malgré tout. Ils ont pêché une autre dorade et tout semble calme même si le ciel est noir.

Quant à moi, je me prépare pour donner mon atelier le 13 janvier prochain et j’ai bien hâte même si je suis fébrile (mélange de bonheur et de stress). J’en profite pour vous mettre le contenu des ateliers que je vais donner cette année. N’hésitez pas à vous inscrire. Ce seront des journées de bonheur que vous vous donnerez en cadeau!

 

Femme de marin 2017-35: Bye-bye 2017, Welcome 2018!

Chaque année apporte son lot de surprises bonnes ou mauvaises. Une surprise, par définition, ça ne se choisit pas, mais ce qu’on peut choisir par contre c’est notre réaction, notre façon de l’accueillir. Ouin… j’ai l’air bien sereine, dit de même, mais c’est un travail ardu et continu dans ma vie.

Après toutes ces années passées avec le Capitaine, ce dernier m’a appris à voguer, non pas nécessairement sur les flots, mais sur ma vague toute personnelle. C’est ainsi qu’en 2017, j’ai pris la décision de me retirer du milieu professionnel dans lequel j’évoluais (pour ne pas dire « révoluais ») depuis une quinzaine d’années pour réorienter mon cap vers ce qui me passionne le plus: la peinture et l’art.

Une chance inouie s’est présentée à moi et j’ai plongé sans hésiter. Je suis devenue l’associée de Sylvie Santerre et la co-propriétaire de sa galerie http://www.galerielartiste.com

 

Que de joie d’enfin faire ce qui donne un sens profond à ma vie. Merci, Sylvie, de m’avoir choisie, de rendre mon quotidien lumineux même si cela demande énormément de travail. Je ne me lève plus le matin avec l’impression d’aller « à l’échafaud », mais le coeur et l’âme remplis de joie et de bonheur. Dans ce chaleureux local où le froid s’infiltre par toutes les fissures possibles, on a installé des chaufferettes portatives, on garde nos foulards autour du cou et on peint au son de la musique. On se fait des cafés bien serrés et on laisse aller notre créativité tout en comptant les chiffres. On se croirait dans un vieux film français qui raconte la vie de peintres célèbres qui se gelaient les orteils mais n’en avaient pas conscience parce qu’ils étaient dans un état divin de création. Nous, on transcende cet état parce que Sylvie a changé ma vie en me faisant connaître les « hot shots ». On en achète des caisses!!

 

Oui, il y fait froid mais notre coeur est rempli de chaleur quand on accueille les artistes et les visiteurs. Et c’est la tête remplie de projets que nous abordons l’année qui vient.

Quant au Capitaine, je le sais heureux sur les flots présentement. pour ceux et celles qui veulent savoir à quel endroit il est rendu sur Magibourg III, voici le lien: https://www.findmespot.com/mylocation/?id=rGcRI/19.33390N/22.82877W

Les choses vont bien malgré un enrouleur et un répartiteur de courant pour les batteries qui font des siennes. Ils ont trouvé des solutions temporaires et arrangeront le tout à leur arrivée à Cap Verde.

C’est l’hiver, y fait frette!!! Mon beau Capitaine se rapproche de la chaleur et en attendant d’aller le rejoindre, je vous souhaite une année 2018 lumineuse. Paix, joie, santé, bonheur, spécialement à mes « grosses big » qui se reconnaîtront. Malgré le chaos qui semble nous entourer parfois, j’espère que vos projets vous apporteront de la sérénité. Cheers!

Mado

Femme de marin 2017-34: Sur les flots…

L’équipage du Magibourg III vogue enfin sur les eaux. Deux nuits en mer déjà et tout va bien. Leur première nuit a été rouleuse, et la nuit passés Serge a été pas mal occupé:  Ghislaine a perdu le Fix GPS et il a dû changer le lecteur de carte pour qu’il puisse lire le sien et non celui externe. Ensuite, Samuel l’a réveillé car il y avait un problème de pilote automatique. Par la suite, Serge s’est recouché mais une vague les a mis vent de travers et Marcel l’a réveillé de nouveau pour lui donner un coup main. L’enrouleur du génois bloquait à mi-chemin mais il est redevenu normal. Il va falloir qu’ils y voient à Cape Verde. L’équipage commence à sentir la çhaleur, donc moins de pelure pour naviguer. J’ai reçu à date 2 spots. Hier, durant le premier 24 heures, ils ont fait 175 milles, une très bonne vitesse. Aujourd’hui, tout semble bon et ils naviguent à la voile.

C’est quand même fantastique qu’ils puissent m’envoyer des nouvelles lorsqu’ils naviguent sur l’océan et ça me rassure. Pendant qu’ils se rapprochent tranquillement de la chaleur, ici on se les gèle!! Maudit hiver et j’ai bien hâte d’aller les rejoindre dans le sud.

Chronique d’un matelot 2017-2: Préparatifs

Ça fait déjà deux semaines que nous sommes partis de Montréal, le trajet s’est bien déroulé, un arrêt à Londres avec transfert d’aéroport et nous voilà repartis pour Lanzarote. En sortant de l’avion, le douanier qui semblait déjà avoir l’esprit des fêtes me demande si l’homme qui est avec moi est mon père. Je me mets à rire car l’homme en question c’est mon copain Marcel. C’est rare un douanier qui fait des farces, mais celui-là avait déjà l’esprit des fêtes. Mais n’en doutez pas, je me fais un malin plaisir à appeler Marcel « PAPA ».

Ensuite les bagages, le taxi et nous voilà à la marina de Lanzarote (Arrecife). N’ayant pas la clé pour se rendre sur le quai, je saute la clôture pour ouvrir la porte de l’intérieur et en moins de deux les bagages sont sur Magibourg. Première impression nous sommes arrivés!  J

Le nettoyage se fera attendre, la priorité sera pour les lits. Après une bonne nuit de sommeil, déjeuner au restaurant, nous défaisons les valises,  j’installe le boyau d’arrosage car le bateau est rouge de sable fin. Eh oui le sable du Sahara qui arrive avec le vent et la pluie et il y en a partout. Il y en a pour quelques heures avant d’avoir un semblant de propreté, mais le résultat est finalement au rendez-vous.

La préparation commence, remplacer l’ancien radar par le nouveau, Marcel à passé plus de deux heures dans le mât pour le remplacer pour y passer le nouveau filage. Ensuite l’installation du nouveau lecteur de carte Raymarine, l’ancien ne pouvant contenir les nouvelles cartes Navionic étant devenu trop gourmand pour la capacité. Et pour compliquer les choses, les instruments du bateau étaient du Protocol Seatalk (Raymarine NMEA0183) et maintenant les nouveaux instruments sont du Seatalk ng (Raymarine NMEA2000). Oui bien technique tout cela pour plusieurs, mais nous avons réussi à ce que tous les instruments qui se parlaient entre eux continuent à le faire.

Suit le remplacement de l’éolienne avec un nouveau contrôleur. Ensuite installation des divers cordages, des voiles. Nous avons même essayé notre foc tempête ainsi que le spi et le tangon. L’épicerie est presque complétée, L’iridium Go pour la communication incluant la météo est vérifié et fonctionnel. L’alternateur qui avait supposément été réparé, mais misère il surcharge encore et on redemande le réparateur qui va devoir changer le régulateur, mais misère, pas de régulateur disponible. On nous le promet pour mardi le 26, donc, notre départ est reporté. Je suis déçu, je pensais être en mer pour Noël, mais on attendra et devrions être en mer pour la nouvelle année.

Samuel vient d’arriver par avion, c’est le petit-fils de Marcel et Ghislaine et notre quatrième équipier. Donc ça sera un Noël à la marina avant le départ, soit environ 6 jours de mer avant d’atterrir à Mindelo sur l’île de Sao Vincente dans l’archipel de Cabo Verde.

À Bientôt

Matelot Serge sur Magibourg III

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Femme de marin 2017-33: Mes oeuvres sur Redbubble

Vous aimeriez avoir des produits dérivés de mes oeuvres? Voici votre chance: vêtements, étuis, art, décor, sacs, papeterie… vous avez le choix et à bas prix. En passant, les leggings sont super ÉCOEURANTS!!! Tout sur https://www.redbubble.com/people/madeleinehamel?asc=u

Merci de m’encourager!!!

Chronique d’un matelot 2017-1: C’est un départ

Hey oui le Capitaine devient matelot. Je quitte aujourd’hui avec mes amis Marcel et Ghislaine (les Capitaines) de Magibourg III pour Lanzarote dans les îles Canaries qui se situent au large de la côte africaine au Sud-Ouest du Maroc (100 km).

Je disais donc que je partais aujourd’hui. Nous planifions prendre la mer le 23 décembre, direction Mindelo sur l’île de Sao Vincente au Cap vert, archipel qui se situe au large de la Mauritanie (900 km), pour ensuite pointer l’étrave vers le Marin en Martinique dans les petites Antilles. Ce sera un voyage d’environ 3,068 Milles nautiques (5,680 km) en tout.

Nous devrions prendre la mer le 23 décembre avec l’arrivée de Samuel, le petit fils de mes amis, qui doit terminer son Cégep avant de venir nous rejoindre. Ce délai nous permettra de préparer le voilier pour le voyage et si la météo nous est favorable, nous pourrons partir à la date prévue du 23.

Pour en finir avec la technique, le trajet entre Lanzarote et Mindelo est de 970 milles nautiques, dépendamment des vents, d’une durée de 6 -7 jours et après, une visite de Mindelo le trajet vers le Marin en Martinique sera de 2,100 milles nautiques, toujours dépendant des vents entre 14 et 18 jours. Vous comprendrez que toutes ces estimées sont exactement ce qu’elles sont : des estimées, donc ne m’en tenez pas rigueur 😉

Maintenant, comment je me sens dans tout ça? Honnêtement, j’ai bien hâte de déposer mes bagages sur le pont et de commencer la préparation du bateau et encore plus de prendre la mer, de faire mes quarts, d’admirer l’horizon, les flots, le ciel, la lune, les mouvements du voilier, les voiles bien bordées, le plaisir de jaser entre équipiers, de faire le tour du voilier pour s’assurer que tout est en ordre, de s’assurer que nous sommes tous prêts à exécuter des manœuvres d’urgence si nécessaire, et j’en passe.

Mais je demeure un peu triste pour mon amoureuse qui demeure à terre. Au moins elle aura la chance de pouvoir passer Noël avec sa grande amie Guylaine ainsi que de passer du temps avec sa fille et sa famille. Ensuite, elle viendra me rejoindre en Martinique pour environ deux semaines avant qu’on revienne tous les deux vers la neige du Québec.

Tout ceci étant dit, je vous souhaite tous un beau mois de décembre et janvier.

Matelot Serge

NOTE DE L’AMOUREUSE: Le « Capitaine-matelot » est un peu triste mais l’amoureuse n’a pas le temps de se languir pour le moment car les prochaines semaines seront occupées d’ici les Fêtes (fermer les livres de la 9e édition d’Artistes de coeur, consolider l’association à la Galerie l’Artiste, tenue de l’exposition L’art à offrir, préparer son atelier du 13 janvier et reprendre le collier pour préparer la 10e édition d’Artistes de coeur). Alors, mon valeureux « Capitaine-matelot », pars l’esprit en paix. Je t’aime xxx

Femme de marin 2017-32: Ateliers créatifs 2018

J’ai encore quelques places pour mon atelier du 24 février 2018 (marouflage et collage) à la Galerie l’Artiste.
. Faites vites si vous voulez passer une journée super agréable, et n’hésitez pas à partager! (détails sur le dépliant suivant):

D’autres ateliers sont en cours de montage: Un atelier graffitis et un autre sur les totems.

Une année 2018 qui promet d’être occupée à la Galerie l’Artiste.

Si vous voulez voir ce que nous projetons comme expositions collectives, venez faire un tour sur le calendrier des expositions. Il y a encore des places pour celles et ceux qui veulent s’inscrire. Tous les détails sur le site de la Galerie l’Artiste. J’offrirai aussi d’ici le printemps une série de 5 ateliers (1 fois aux 2 semaines) sur une toile à créer à partir de vos graffitis. Vous pourriez être surpris(e)s de vos créations.

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Femme de marin 2017-31 : La retraite de quoi au juste?

Je débute ma troisième semaine de retraite progressive. Je suis pleine de projets, occupée à faire l’administration de la Galerie l’ARTiste avec sa propriétaire Sylvie, et une grande possibilité d’association prochaine. Je peins quand je le veux et comme je veux, peu importe l’heure.

Je tiens un agenda aussi occupé que le premier ministre: gestion de l’administration d’Artistes de Coeur, de la Galerie, communications avec les artistes, rôle de barmaid lors des vernissages à la Galerie, réalisation de mes expositions collectives (pas game encore d’en faire une solo parce que j’ai peur que personne ne vienne, mais ça s’en vient), d’ateliers pris avec divers artistes, différentes activités communes avec le Capitaine qui est de retour. Le calme règne dans la maison parce qu’on est au même diapason. Comme on a une seule voiture, on s’organise et on se véhicule mutuellement. Je n’ai jamais autant vendu de toiles que présentement car rien n’est compliqué, probablement parce que je suis en paix, plus relaxe et sur mon X.

Je suis à préparer ma prochaine exposition collective de novembre qui s’intitule « Clair-obscur ». Je me sens libre de créer au gré de mon imagination et de ma créativité.

Je n’ai jamais appréhendé la retraite mais je ne la pensais pas aussi active et emballante. Mais la retraite de quoi au juste? Comme je l’ai déjà mentionné dans une chronique postérieure, la retraite est l’action de se retirer de quelque chose qu’on faisait régulièrement depuis des années et ce, en échange d’un salaire. C’est devenu quelque chose qui ne m’intéressait plus (à ne pas confondre avec quelque chose qui est intéressant). Donc, la retraite représente pour moi un retour aux sources, à ce que j’étais plus jeune et que je demeure toujours dans mon essence. Je m’en suis éloignée pendant de nombreuses années et j’y reviens, plus confiante. La retraite n’est donc pas la fin de mes activités professionnelles, mais une orientation différente vers ce qui me définit de façon plus juste.

En fin de semaine dernière, je me suis inscrite à un atelier avec l’artiste abstraite Claire Desjardins (www.clairedesjardins.com). J’ai trippé. Ça ne me dérangeait pas de me lever tôt samedi et dimanche pour me rendre à Gore dans les Laurentides et explorer mon potentiel. Le dernier jour, Claire Desjardins est venue me voir pour commenter mes œuvres. Elle m’a dit que ma façon de peindre était « strong and confidente ». Je peignais, selon elle, d’un geste assuré, résilient. Ça m’a fait un grand bien! Passer du temps à jaser de nous, Sylvie Santerre et moi, nous a rapprochées. Je suis comblée!

J’aime lorsque la nuit arrive et que le soir se drape de son voile de brume. J’aime lorsque mon quartier semble s’assoupir et qu’une lumière diffuse éclaire mon atelier pour m’y inviter à créer. J’aime lorsque le Capitaine s’endort paisiblement et que j’ai toute la maison pour moi.

J’ai un compagnon de vie extraordinaire qui m’encourage toujours et me soutient de bien des façons. Il croit en moi et il est simplement heureux de me voir rayonnante. Que demander de plus? Nous nous respectons dans nos passions mutuelles et nous n’en souffrons pas. En décembre, il repartira de nouveau pour 2 mois afin d’aider des amis à ramener leur bateau dans le sud. J’ai compris que je n’étais pas faite pour ça et qu’il valait mieux que chacun puisse accomplir ce pour quoi il est fait. On a toujours réussi à se retrouver, à construire un pont pour se comprendre. J’imagine difficilement quelqu’un d’autre « l’accoter » sur bien des choses. Après toutes ces années, mon admiration pour lui ne défaillit pas. Le Capitaine est un chêne qui, même loin, veille au grain.

Bon, y a jamais rien de parfait mais on fait avec nos défauts. Pas une journée ne se passe sans qu’il me dise qu’il m’aime ou qu’il aime ce que je crée. Les choses sont si simples quand on sait clairement ce qu’on veut.

Ça va être difficile de retourner les derniers 6 mois au travail, mais je saurai bien m’arranger. Je l’ai toujours fait. Pourquoi ce serait différent? Pour le moment, je prends la vie un jour à la fois et j’en savoure chaque seconde. Un nouveau souffle? Je l’espère pour longtemps

EXPOSITION CLAIR-OBSCUR, Galerie l’ARTiste, du 7 au 12 novembre 2017 (http://www.galerielartiste.com).

 

Catacombes

Élévation

L’arche

Le sphynx

Qui vogue ainsi?

Souvenir de mon père

Chronique du capitaine Grèce 2017-15: Retour à la maison

Mardi 19 septembre de retour à la maison, mais le temps a été long…

Je suis arrivé ici à Thessaloniki le 25 juillet, 53 jours au même endroit, une partie de mon voyage est tombé à l’eau si je peux m’exprimer ainsi? 53 jours à la même place ça pèse! Ok j’ai pu explorer la ville, il y a des choses intéressantes, mais… j’ai quand même pu faire des visites, site archéologique, musée archéologique, lire sur l’histoire de la région et me demander où serions-nous aujourd’hui s’il n’y aurait pas eu autant de guerres et destructions depuis les 6 à 7 milles dernières années? Je parlais à un voisin de quai il y a environ 2 semaines, un Macédonien, anciennement de la Yougoslavie, la carte politique de la région n’a jamais vraiment été stable pour celle-ci. Zoran, qui était mon voisin me racontait que son arrière-grand-père avait vécu la guerre, que son grand-père avait vécu la guerre, que son père avait vécu la guerre et qu’il avait vécu la guerre et qu’il croit qu’il y aura encore d’autres guerres car les gens se détestent trop et ne pensent qu’à se venger. Il me disait qu’il avait commencé à dire à son fils âgé de 14 ans qu’il devait aller étudier aux États-Unis et y acquérir la citoyenneté, et que maintenant il enseigne le génie informatique aux États-Unis et qu’en tant que père, il se sent beaucoup mieux maintenant qu’il est là-bas. À entendre les politiciens de la Turquie commencer à dire qu’ils ne sont plus d’accord avec les frontières entre eux et la Grèce me fait penser que les prochains troubles ne sont pas si loin. J’espère vraiment avoir tort!

Et oui, j’ai dit au revoir à Nomade jusqu’au mois de mai de l’an prochain. J’ai dormi les trois dernières nuits dans un bel et propre appartement (Airnb), dormir sur le bateau avec des chiens de garde dont un, que le propriétaire qui me disait était dangereux, non merci! Pour ceux qui ne savent pas j’ai une peur maladive des chiens et des chiens il y en a ici, ok je n’aime pas les chats non plus, mais au moins ils ne me font pas peur et ici à Thessaloniki ils n’ont plus beaucoup de chats, ils auraient été décimés par une maladie quelconque l’hiver dernier. Moi je préfère les gens et leur culture. Mais revenons aux chiens, à Thessaloniki marina (Eretsou) où j’ai passé tout ce temps à attendre la réparation de mon moteur à l’exception des 4 premiers jours, il y avait 3 chiens et quelle peste, un jappeur le plus gros, il pouvait japper pendant des heures sans que les employés ne fassent quoi que ce soit. Ensuite le berger allemand, qui semblait le plus doux de tous, pas toujours attaché et devenait excité à l’approche de femelles et le dernier un bâtard boîteux, jamais attaché, que j’ai vu plusieurs fois attaquer d’autres chiens. Et vous pouviez compter sur eux pour commencer à japper avant le lever du soleil.

Mise à part les chiens, la marina est intéressante. Peu de bateaux y passent durant l’été, le nord de la Grèce n’étant pas l’endroit le plus recherché par les navigateurs et touristes en général, mis à part les Grecs, les Bulgares et autres endroits des Balkans, qui pour eux est facilement accessible et la mer y est des plus accueillante. Par contre cette marina pouvant accueillir plusieurs centaines de bateaux, est sous-utilisée en été. Il semblerait qu’elle se remplisse en hiver lorsque les bateaux de location reviennent du sud pour la saison morte.

Comment je me sens? Mélangé je dirais, quand même eu beaucoup de plaisir à visiter et revisiter plusieurs endroits en début de voyage, remonter la côte Nord-Ouest de la mer Égée malgré quelques belles découvertes dans les Sporades-Nord j’ai été plus tôt déçu. Le plus intéressant est à venir : la péninsule de Chalkidiki avec ses trois presqu’îles, l’île de Thassos, Samothrace et Límnos sont dans mes plans pour l’an prochain sans oublier un meilleur aperçu des monastères du Mont Athos. Tout cela avant de me diriger vers la mer Noire en passant par les Dardanelles et le Bosphore de la Turquie.

Espérons que les difficultés avec mon moteur neuf de l’an dernier seront derrière moi.

À la prochaine

Serge & Nomade II