Femme de marin 2018-16: Retour du Capitaine et ateliers de créativité

Le Capitaine est de retour depuis hier. Bien heureux de revenir dans son « Home, Sweet Home, d’autant plus que le « Sweet » est en grande partie à cause de moi, ahahahha!

Je l’ai vite réquisitionné pour la peinture des murs de notre nouvel atelier situé au-dessus de la Galerie. Nous venons, Sylvie et moi, d’en faire tout juste l’acquisition, et disons que l’appartement avait besoin de beaucoup, beaucoup d’amour (et de ça, nous n’en manquons pas!). Cet atelier est loué à des artistes qui voulaient un lieu de création particulièrement inspirant et chaleureux. Nous sommes présentement dans un mélange d’allégresse et de fatigue, mais nous avons des bras forts et charitables qui sont venus se joindre à nous pour réaliser un autre projet qui nous tenait à coeur.

Donc, le Capitaine est de retour. Il m’impressionne dans sa capacité à sauter à pieds joints dans l’autre partie de sa vie (une étant sa vie au loin à naviguer, et l’autre dans le Home, Sweet Home avec nos projets communs), et cela, sans rechigner (bon, ça fait juste une journée qu’il est de retour, faut lui laisser le temps de reprendre ses vieilles habitudes)! Une petite nuit de sommeil pour contrer le décalage horaire (ou deux, c’est selon), et le voilà déjà grimpé sur un escabeau en train de peindre les murs.

Donc, la saison d’automne commence sur des chapeaux de roues et on ne va pas se ralentir pour autant. Jeune retraitée depuis cette semaine, cet automne, je vous offre 3 ateliers différents:  cours d’acrylique pour débutants, atelier de peinture au médium de lissage (effet peinture vitrail), et atelier de marouflage et collage. Si cela vous intéresse, voici le lien:

https://www.galerielartiste.com/madeleine-hamel-1

Vous n’avez qu’à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante: maler999@hotmail.com.

Quant au Capitaine, il va reprendre sous peu l’enseignement de ses cours de navigation. Et ma fille qui se marie le 6 octobre! Décidément, la retraite est tout sauf ennuyeuse!

Et vogue la vie! 🙂

Une des salles avant le travail de plâtrage

Une des salles avant le travail de plâtrage

Sylvie au travail dans une des salles de l’atelier

L’autre partie de la cuisine de l’atelier

Une partie de la cuisine de l’atelier

Cet appartement a besoin de beaucoup d’amour

Cet appartement a besoin de beaucoup d’amour

Une des salles disponibles

Une des salles disponibles

Une des salles disponibles

Le Capitaine qui arrive enfin!

 

 

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Chronique du Capitaine 2018-27 : Turquie-Grèce

Me voilà à destination. Eh oui, Nomade demeurera ici jusqu’au printemps prochain, ici c’est où? Mitilini ou Mytilène c’est selon, sur Lesvos, cette île que les journalistes ont tant parlé à cause des réfugiés syriens traversant de la Turquie et dont on entend plus parler, mais détrompez-vous ce n’est pas fini. Ce matin en allant faire mes papiers d’entrée, devinez quoi? La garde côtière grecque ramenait un groupe de réfugiés, le bateau pneumatique, les gilets de sauvetage, toute la ribambelle. J’ai pris quelques photos, mais je me suis gardé une petite gêne quand même. En passant, les papiers d’entrée sont 45 euros, soit 30 pour le transit log si vous ne faites pas partie de l’Union européenne et 15 pour le port police. Comparé à La Turquie oui il semble de plus en plus difficile de le faire soit même. Cette année je n’ai pas pu ni à Çanakkale (300 Euros) ni à Istanbul (400 Euros). Lorsque je me suis mis à argumenter avec la marina à Istanbul à mon retour disant que ça n’avait pas d’allure d’avoir à payer un agent ce prix, quand il est possible de le faire soi-même dans le sud de la Turquie, je me suis fait suggérer de le faire à Çanakkale. Eh bien en direction Çanakkale j’ai eu un problème de conduite et j’ai décidé de continuer directement sur l’Île de Lesvos. J’ai donc repassé la Turquie sans faire de papiers, ce que je ne recommanderais pas si vous devez vous arrêter comme moi, mais les Bulgares le font régulièrement en équipage sans arrêt. Et je ne me sens pas coupable du tout, même si normalement je suis très pointilleux pour suivre les règlements des différents pays. Cette fois je me dis lorsqu’il y a abus, il faut parfois faire ce qu’il y a à faire.

Pour ma part, après avoir quitté l’île de Marmara direction Lapseki 50 milles plus loin, et bien j’ai dû en faire 40  avec la barre de secours, mon système de barre à roue ne fonctionnant plus. Ne plus avoir de pilote automatique, c’est pas ce qu’il y a de plus intéressant, mais pas de bon système pour barrer, là ça fait chier! Donc j’arrive à Lapseki, je m’ancre et au boulot, là après environ une bonne heure je réussis à faire une réparation qui, j’espère, me rendra à destination soit Mitilini.

Je me dis si j’ai des problèmes je peux arrêter à Çanakkale, sinon je continue pour Bozcaada et si tout va bien je continue pour Lesvos. Là, après 80 milles, je jetterai l’ancre pour la nuit avant de me rendre à Mitilini, un bon plan non? Mais une fois arrivé à mon ancrage, je ne le trouve pas sécuritaire du tout, je me dis merde, je continue, je sors mon guide nautique, il y en a un autre à mi-chemin ce qui fait que je devrais pouvoir y arriver avant la noirceur. Oui j’arrive bien avant la noirceur, mais je ne l’aime pas lui non plus, c’est quoi cette affaire-là me dis-je? Il y en a un autre qui, lui, ne semble pas poser de problème, mais j’y arriverai à la noirceur, aussi bien continuer jusqu’à la marina et me voici rendu. Ok le lendemain matin j’ai dû reprendre le bateau pour me rendre aux douanes, immigration, port de police avant de revenir, mais là j’y suis et je vais pouvoir commencer à regarder tout ça et mettre un peu d’ordre dans le bateau. J’y suis une semaine plus tôt. Boff pas de problème, il y a toujours de l’ouvrage  sur un bateau et encore plus lorsqu’il sert 3-5 mois par année à temps plein.

À la prochaine

Serge sur Nomade II

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Femme de marin 2018-15: Ateliers automne 2018

Eh oui, l’automne s’en vient à grand pas! Mes ateliers sont maintenant en cours d’inscription. Je vous en offre 3:

  1. Ateliers hebdomadaires pour débutants en acrylique, tous les lundis soirs du 24 septembre au 26 novembre 2018.
  2. Atelier au médium de lissage (effet vitrail), un dimanche, soit le 23 septembre ou le 28 octobre 2018.
  3. Atelier de collage et marouglage, samedi et dimanche AM, soit le 10 et 11 novembre ou le 17 et 18 novembre 2018.

Prix: voir les photos. Tout le matériel est inclus en plus de la bonne humeur, plaisir et découverte assurées.

Pour inscription: maler999@hotmail.com ou l.artiste@videotron.ca

Bien hâte de vous rencontrer!

Chronique du Capitaine 2018-26 : Bulgarie-Turquie

Sozopol, une randonnée de presque 9 heures avec une mer un peu trop houleuse, donc aucun répit jusqu’à Sozopol. Je m’attendais à une belle marina avec tous les services, elle est  belle, chère mais pas grands services si ce n’est eau et électricité. Mais la vieille ville, j’ai beaucoup aimé, pas trop de monde si on excepte entre 18h et 20h en soirée, propre, une vue magnifique sur la mer, plein de restaurants/bars pas trop chers. La mer étant ce qu’elle est, j’ai décidé de demeurer une nuit de plus pour attendre qu’elle soit plus clémente, mais le trajet fut quand même dans des vagues de 3 mètres et un peu plus parfois.

J’arrive à Tsavero où je pensais passer 1-2 nuits avant le trajet le long de la côte Turque jusqu’au Bosphore. J’accoste dans le port, ici les vagues n’entrent pas, mais le ressac est quand même appréciable. J’ai juste le temps de vérifier la météo pour les prochains deux jours, qu’une amarre se brise due au ressac, et en plus le vent va tourner un peu plus à l’est donc pas d’endroit pour me protéger. C’est soit endure ce ressac, soir encore 80 milles pour Poyraz, je viens d’en faire 22, grr! C’est un go, je fais faire mes papiers et je quitte pour Poyraz dans une mer houleuse et rouleuse, mais sans danger.

Le pire fut les 3 dernières heures de 22h à 1h05 pour entrer dans le Bosphore et Poyraz, une autre paire d’yeux aurait été la bienvenue. Arrivé dans le port de Poyraz, je ne cherche pas s’il y a une place à quai ou pas. Honnêtement, je m’en fous! Je jette l’ancre, je me fais à manger et dodo. Le lendemain matin, déjeuner et appareillage, petite surprise sur ma chaîne d’ancre : des algues comme j’en ai jamais vues, tout le long de la chaîne à l’exception des derniers 3-4 mètres, bizarre.

Direction Kalamis, marina à Istanbul côté Asie. La descente du Bosphore fut paisible dans un beau paysage, pas mal plus facile de descendre le courant que le remonter, croyez-moi. En arrivant à la marina, j’arrête au quai de carburant pour faire le plein et je dis au préposé que personne ne m’a répondu au VHF, il essaie : pas plus de réponse. Il va à l’intérieur appeler et finalement quelqu’un se montre, on me trouve une place pour 2-3 jours. Je leur dis que je dois faire mes papiers d’entrée et là l’échange commence, je dois avoir un agent, je ne veux pas d’agent, trop cher et incompétent, et je lui explique les problèmes que j’ai eua pour sortir et elle me dit me comprendre mais qu’à Istanbul les autorités ne font affaire qu’avec les agents. Je répète que je n’en veux pas, elle me dit me comprendre, mais que mon seul choix est d’attendre jusqu’à Çanakkale. Je suis comme surpris et honnêtement pas certain que ce soit légal. Je n’ai pas mes papiers d’entrée, mon passeport n’est pas étampé, mais je lui dis parfait ça sera Çanakkale, je vais donc partir demain matin.

Et me voici sur à Saraymar sur l’île de Marmara. Je pensais me rendre à Port Marmara mais je serais arrivé en début de noirceur. J’ai donc opté pour Saraymar et quel bon choix, c’est le meilleur arrêt que j’ai fait entre Límnos en Grèce et Tsavero en Bulgarie. Ok, la vue en entrant laisse à désirer : c’est une grosse carrière de marbre. Ici, le brise-lames est fait de marbre et ils ont eu la brillante idée de faire un concours de sculpture à tous les ans. Les participants reçoivent un bloc de marbre et le gagnant voit son œuvre exposée dans la ville. Mis à part 3 ou 4 graffitis, tout est impeccable. J’en ai photographié plusieurs mais même pas tous. Et pour finir, j’ai décidé de passer une deuxième nuit à l’ancre et de me baigner car l’eau est à 27 et je viens de passer au moins 30 minutes à l’eau à frotter la ligne de flottaison du bateau, elle en avait besoin, hi hi.

À la prochaine

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-25 :  Roumanie-Bulgarie-Veliko Tarnovo

Après une deuxième visite dans le delta du Danube, me voici de retour à Constanta que je quitte avec une certaine tristesse. Ce pays qui a tant à offrir et à nous montrer, contient beaucoup de beauté, mais en même temps la connexion avec les gens est difficile, pas seulement une question de langue, je ne sais pas, je ne suis pas capable de mettre le doigt dessus. Est-ce une méfiance des étrangers? Il faut dire qu’ils ont eu leur part d’invasion, je ne sais. J’ai visité plusieurs très beaux endroits et il y en a encore beaucoup plus, mais ça sera pour d’autres.

Après une escale à Mangalia pour les formalités de sortie, une autre à Blachik pour les formalités d’entrée, je suis de retour en Bulgarie. Le deuxième arrêt sera Varna encore, cette fois j’en profite pour aller visiter Veliko Tarnovo, capitale médiévale des Tsars bulgares. Ce fut à un moment donné la plus grande ville de Bulgarie, aujourd’hui  un bel endroit à visiter, la forteresse Tsarevets étant son plus grand point d’attraction même si  les restaurateurs ont triché un peu.

Ensuite, un arrêt à Ruse sur le Danube. Eh oui, encore cette fois le Danube sert de frontière entre la Roumanie et la Bulgarie. Une ville qui contient aussi ses attractions, ma préférée étant le musée d’art naturel et son mammouth. Une petite visite à la marina et là j’ai eu la surprise de rencontrer son gérant qui me suivait en ligne dans mes déplacements sur Nomade. Je serais le deuxième Canadien à visiter sa marina, le premier, il a quatre ans,  était venu avec son bateau d’acier, mais ne pouvait m’en dire plus. Que le monde peut-être petit parfois! Après le retour à Varna, ça sera un saut jusqu’à Sozopol.

Bonne journée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-24 : Roumanie-Danube #2

Et bien une autre promenade dans le Delta du Danube. C’est ce que j’avais besoin, je crois, me rapprocher de la nature. Dans ma quête de voyager, de découvrir, de comprendre un peu mieux l’histoire, du moins celle de cette partie du monde, je devenais de plus en plus frustré, problème de langue oui, mais aussi frustration de voir autant de choses croches. C’est à penser que c’est ce qu’ils veulent, que les touristes s’en aillent, qu’on puisse leur foutre la paix.

Mis à part ceux qui bénéficient du tourisme, il y a peu de gens que j’ai rencontrés qui semblaient contents de nous voir. Même les agences de touristes sont soit inexistantes, soit fermées, quand je dis fermées je veux dire abandonnées. Il y a beaucoup de belles choses à voir ici, j’en ai vuee beaucoup et il y en a encore beaucoup. Un petit conseil : c’est rare que je dis cela mais prenez des tours organisés avec guide.

Donc qu’est-ce que j’ai fait? Je suis reparti pour Tulcea sur le Danube, ensuite Sulina à l’entrée d’un des trois bras du Danube qui se jettent dans la mer Noire. J’ai pris un tour avec guide de neuf heures pour me promener dans le delta, ainsi qu’un arrêt pour manger à Sfantu Gheorghe, un autre des trois bras, pour ensuite regagner Sulina et Tulcea le lendemain.  De l’eau, des animaux, de la végétation à admirer, à photographier de mon mieux.

Maintenant, je suis au bateau et je me prépare pour le chemin du retour. Eh oui, je rebrousse chemin : Roumanie, Bulgarie, Turquie et je laisserai le bateau à Lesbos pour cet hiver. Mais ça ne sera pas aujourd’hui car il y a un vent de travers dans la Marina. Pas évident de laisser filer la pendille et ensuite une grosse houle de travers pour sortir de la marina. J’ai un peu de temps devant moi je vais attendre.

Bonne journée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-23 : Roumanie-Bucarest

Comment ne pas parler de Bucarest sans parler de sa reconstruction après le tremblement de terre de 1977?

Nicolae Ceaușescu, dictateur communiste, a été fusillé après un simili procès en décembre 1989. Tout, ou à peu près tout, le centre-ville fut reconstruit et cela en plus beau, en plus grand et en plus cher. Nous n’avons qu’à regarder le palais présidentiel qui comporte 1,100 salles ou chambres.

La ville est jolie, même si les blocs appartement de l’ère communiste sont omniprésents aussitôt que nous quittons le centre-ville. Le métro est moderne et assez étendu, même si les indications dans les stations sont déficitaires. C’est qu’il manque de l’information pour les touristes.

Bonne journée
Serge sur Nomade II

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Femme de marin 2018-14: L’art c’est… des moments de vide qu’il faut assumer

Depuis la onzième année que le Capitaine navigue 4 à 5 mois par an, c’est la première fois que je ne vais pas le rejoindre. La raison est simple : comme j’entamais mon dernier 6 mois de retraite progressive, si j’avais pris des vacances, j’aurais fini plus tard et ça ne me tentait pas d’étirer la sauce. Je voulais me consacrer le plus tôt possible à temps plein à ma nouvelle association pour la Galerie l’ARTiste.

J’ai donc sacrifié les vacances en me disant que ce serait un mal pour un bien. J’ai eu raison, malgré les « pannes artistiques » que je vis présentement. Oui, je peins, sauf que je manque d’inspiration. Moi qui écris des articles sur la créativité sur notre site https://www.galerielartiste.com/blog, je suis la première à vivre des vides artistiques et à me sentir naze par moments. C’est pas le fun! Donc, je sais de quoi je parle!

Après une super belle fin de semaine passée avec des amies que j’adore (merci Brigitte et Claudine d’être ans ma vie), je suis allée voir mon associée au Symposium de Ste-Rose et j’en ai profité pour visiter les autres kiosques. Ça m’a remonté le moral. Comme dit la rengaine : « Quand je me regarde, je me désole et quand je me compare, je me console ».Parce qu’il n’y avait pas tant d’artistes que ça qui vendaient. Les gens passent – et Dieu sait qu’il en passe durant l’été – mais tous les artistes sont dans la même galère, au fond. Ça n’a rien à voir avec leur talent, souvent.

Je ne veux en rien diminuer les artistes qui étaient exposants, mais je prends conscience que je suis sévère avec moi, la majorité du temps. Rien n’est jamais parfait, je vois tous les petits détails défaillants dans mon art et ça crame mon énergie, bien souvent. C’est comme se regarder vieillir dans le miroir : je n’ai besoin de personne pour me critiquer ou m’évaluer, la vie s’en charge très bien!

C’est quand je pense que j’ai dépassé le stade de l’auto-destruction, que je me rends compte à quel point je suis parfois dure avec moi-même. Cet été m’aura fait prendre conscience de ça et j’espère bien être plus indulgente avec moi-même dans les mois qui viennent.  Parce que je me suis surprise à souhaiter ardemment le retour du Capitaine, mais aussi sa façon de me remettre sur les rails quand je déraille trop et que je m’apitoie sur mon sort. Il est tellement bon là-dedans!

Aujourd’hui, c’était drôle parce lorsque je suis arrivée au stand de mon associée, Sylvie Santerre, une autre artiste que j’aime beaucoup, Suzanne Richard (https://www.suzannerichard.ca/about), était là. On jasait avec ma pote Claudine et on parlait de la journée dépressive que je m’étais accordée cette semaine. (Parenthèse : parfois, lorsque je me sens triste, je me donne une journée de déprime, pas plus. Cette fois-ci, je m’étais permise d’écrive à Sylvie pour lui confier mes états d’âme). Donc, on jasait de mon 24 heures « neurasthéniques », quand Sylvie a dit : « Ouin, moi aussi, je commence à avoir hâte que le Capitaine revienne! ».

Je me suis dit : « Ouin, Mado, tu prends une journée de congé, pis demain tu te ramasses et tu reprends le collier ».

T’as 62 ans, tu travailles depuis que tu as 13 ans (tout en étudiant). Ça fait presque 50 ans de ta vie que tu as le même rythme, la même routine (i.e. te lever tôt le matin et aller gagner ta croûte). Tu es dans un moment important de ta vie où tu décides de lui donner une autre direction, d’autres habitudes, d’autres défis, et tu voudrais que les choses tournent rondement comme si tu avais fait ça toute ta vie?

Casser un rythme de vie, ça prend un moment d’adaptation. Je n’y suis pas habituée. Le Capitaine a pris sa retraite il y a 10 ans. Tout le monde lui disait : « Tu vas voir, tu vas frapper un mur un moment donné ». Ils se sont trompés parce que le lendemain de son arrêt de travail, il a continué à se lever à la même heure et il s’est attelé à son nouveau projet : la traversée de l’Atlantique en voilier et l’exploration d’un nouveau monde. Il s’est levé avant moi, a pris sa douche, fais le café et il s’est mis à sa table de travail. Rien n’avait changé, sauf le projet. La constance du jardinier…

Je me suis donc moulée dans ce rythme de vie en me disant que pour moi, ce serait pareil lorsque je prendrais ma retraite. Mais non…

Quand le moment est venu, j’ai fait fi de mes hésitations, de mes questionnements. Mais comme je dis toujours : quand on part en voyage, on s’amène avec soi-même. Et j’ai mis mon sac de doutes sur mes épaules sans m’en rendre compte.

La vie, c’est des hauts et des bas, c’est des questionnements et parfois des questions sans réponse. Poser des questions que les réponses ne viendront jamais endormir. C’est tout moi, ça!

Cet été est salutaire parce que je ne suis pas comme le Capitaine. J’ai mes chats à fouetter et un nouveau tattoo dans le dos : le logo de la galerie l’ARTiste qui surplombe une mer de vagues.

Je suis une artiste, je dois m’assumer et me laisser porter par les vagues, même si parfois elles ralentissent mon air d’aller. Je ne dois jamais oublier!

Chronique du Capitaine 2018-22 : Roumanie-Dracula

Dracula fut le nom donné à Vlad III ou Vlad l’empaleur par Bram Stoker, un Anglais qui a écrit le livre Dracula. Disons que le livre a été écrit en prenant beaucoup de liberté avec l’histoire, tout comme la Roumanie en profite en prenant aussi beaucoup de liberté avec cette même histoire. Je ne suis pas ici pour réécrire l’histoire, mais quelques faits ne nuiront pas.
Premièrement Vlad a existé, mais n’était pas un vampire en Transylvanie mais plutôt un être d’une grande méchanceté. Il aurait fait empaler plus de 20,000 personnes, incluant femmes et enfants. Et on dit qu’une attention particulière était faite pour que le pieux entré par l’anus ne touche pas d’organes vitaux pour que les victimes puissent agoniser jusqu’à 72 heures avant de mourir. À sa défense, il avait été donné aux Ottomans à l’âge de 12 ans par son père en garantie de paiement que les Ottomans demandaient et lorsque les paiements arrêtèrent, il fut torturé, pour ensuite être relâché à la mort de son père pour prendre la relève. C’est l’histoire qui nous fut compté par notre guide qui aurait sa maîtrise sur Dracula. En plus le château de Dracula à Bran n’est pas vraiment le château où Vlad vécu. Il serait même incertain qu’il n’y ait jamais vécu, mais il aurait été construit par son grand-père encore ???
Le vrai château de Vlad (Dracula) se trouve en montagne et est en ruine. En plus, il est présentement interdit aux visiteurs dû à des ours bruns qui auraient attaqué des gens ce printemps. À oui Vlad serait né en Transylvanie, mais il régnait sur la Valachie qui est juste au Sud.
J’ai quand même aimé le voyage, les paysages et le guide
Bonne journée
Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2018-21 : Roumanie autour de Bucarest

Eh bien, j’avais déjà sélectionné plus d’endroits à visiter tant en Roumanie qu’en Bulgarie, mais je ne croyais voir autant de belles choses. Le fait qu’ils aient une écriture latine qui me facilite la vie de beaucoup ne peut pas nuire, mais c’est beaucoup plus. Ce pays qui n’aime pas se voir associé au Gypsies (ROM environ 8% de la population), les gens disent assez souvent que le pays ne devrait pas s’appeler Roumanie mais Dacia, du nom de leur ancêtre, d’où le nom de leurs voitures produites ici en Roumanie ‘Dacia’ maintenant sous la bannière Renault.

Quelques visites dont Brasov qui est une très jolie ville, Vidraru surtout pour le paysage et son barrage hydro-électrique, Yvancea et son monastère Arges, Sinaia avec ses deux châteaux : Peles et Pelisor, et le lac Balea ainsi que sa route en montagne tout à fait féérique pour ce qui est de la route. Le lac, je dois me fier aux photos de la publicité car nous étions dans les nuages à  2,100 mètres d’altitude et ne pouvions à peine voir les bords du lac.

Je vais laisser les photos parler pour moi

Bonne journée

Serge sur Nomade II

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