Femme de marin 2015-22: Les Tombeaux des Rois

Lorsque nous avons été visiter le site archéologique de Paphos avec Ariel, il y a quelques jours, il était indiqué que l’emplacement des Tombeaux des Rois se trouvait à 2 km de là. Nous avions marché un moment sur le site et avions trouvé plus loin quelques ruines et pierres, pensant que c’était là. Faut dire que sur les sites, les indications ne sont pas toujours évidentes et il n’y a jamais de guide pour nous informer. Donc, ça me chicotait. J’étais sûre que nous avions loupé quelque chose…
Ce matin, j’ai fait une recherche sur Internet et les images ne ressemblaient à rien de ce que nous avions vu. Un autre regard attentif sur la carte nous montrait que nous n’y avions pas été. Nous décidons donc de retourner à Paphos, bien déterminés à trouver le site. Arrivés là, nous voyons sur le stationnement des autobus Citysightseeing qui nous permettent de visiter la ville (les premiers bus de ce genre depuis que nous sommes à Chypre et parmi ce que nous avons visité). Nous prenons la formule «Hop and go » pour 12.5 euros chaque et descendons à l’arrêt no. 4 qui est justement les tombeaux des rois. On y voit clairement de là un vaisseau échoué au large.
Les tombeaux sont uniques à Chypre et très influencés par la tradition égyptienne, prônant que les tombes des morts devaient ressembler aux maisons des vivants. Le site comprend un ensemble bien conservé de tombeaux souterrains et de chambres funéraires dewstinés aux habitants de Nea Paphos lors des périodes hellénistiques et romaines entre le 3e siècle avant J.C. et le 3e siècle. Aucun roi, comme j’ai dit dans une chronique précédente, n’a jamais reposé dans ces tombeaux, mais plutôt des membres des classes aisées.
Les 7 tombes mises au jour occupent un vaste terrain. La plus impressionnante est la tombe no. 3, avec son atrium souterrain ouvert, entouré de colonnes. D’autres tombes ont des niches creusées dans les murs, dans lesquelles étaient déposés les corps. La plupart des trésors des tombeaux ont disparu aux mains des pilleurs.
Durant la période chrétienne, certaines tombes ont servi de refuge pour les premiers Chrétiens, tandis que d’autres furent habitées par des ermites. Beaucoup de tombes ont également été détruit3es par un tremblement de terre. C’est le site le plus intéressant que nous avons visité à date à Chypre. Dommage qu’il n’y ait pas de guide pour nous instruire plus.
Par la suite, nous avons repris le bus et avons débarqué dans la vieille ville. Cependant, nous avions juste assez de temps pour manger et le bus est revenu nous prendre.
Retour à la marina en fin d’après-midi sur un parcours de plus de 60 km sur l’autoroute. Je me rends compte que je suis nerveuse et quelque peu stressée sur la route. Je décide donc de prendre les 2 derniers jours qu’il me reste pour me reposer et profiter de la plage. Serge ira voir Nicosie après mon départ et même si je ne vois pas la Capitale, ce n’est pas grave car il y a bien des endroits que je n’ai pas vus. Le plus important est mon repos, d’autant plus que mon 1er vol de retour jusqu’à Zurich se fera de nuit. Comme je ne dors pas vraiment dans les avions et que je devrai attendre environ 6 heures à Zurich avant mon vol pour Montréal, je préfère faire le plein de repos, quitte à faire un petit somme dans la journée de mon départ.

P.S. Au lieu de mettre les photos en diaporama, je les ai mises en galerie. Cliquez sur la première, et elles apparaîtront en gros. Il n’y a qu’à cliquer sur les suivantes. On voit mieux.

Femme de marin 2015-21: Promenade en bordure de mer

Hier matin, Serge a démonté le dodger pour aller le faire recoudre car il commence à démontrer de l’âge et des faiblesses à plusieurs endroits. Ariel a trouvé un commerçant chez qui on peut faire faire du travail bien fait à peu de frais. De son côté, Serge avait donné une référence de matériel nautique à Ariel qui ne trouve pas malgré ses 3 tentatives de s’y rendre. Faut dire que le magasin est dans une petite ruelle difficile à trouver. Il y a donc eu échange de bons procédés, comme on dit : tout le monde embarque dans la voiture pour aller chez un et chez l’autre, tandis qu’ils me laisseront au centre commercial pour faire du shopping pendant une couple d’heures, histoire de ma payer un peu la traite chez Mango entre autres car la seule succursale à Montréal a fermé l’an passé. Il y a aussi Zara que j’adore, surtout depuis que je peux entrer dans leurs vêtements! J’y trouve d’ailleurs un pantalon qui équivaut à du 6 ans aux USA (c’est écrit sur l’étiquette!), taille que je n’avais pas habillé depuis mes 6 ans justement!!! La madame est heureuse :-)
Après une sieste dans l’après-midi, nous préparons le souper car nous avions invité Ariel la veille qui nous a fait un tartare de bœuf, tandis que je prépare des pavés de saumon.
Aujourd’hui, journée tranquille avant d’aller visiter Nicosie demain. Je veux aller marcher en bordure de mer pour prendre quelques photos. Depuis hier, il existe une fébrilité sur la plage, tout près de la marina, soit une compétition de Crossfit Geraklion. Nous y rencontrons un des athlètes avec qui nous jasons et qui nous apprend qu’il y a différentes épreuves pour les « young » et les « old ». Je lui demande quelle est la différence entre les deux et il me répond qu’il s’agit de l’âge et qu’il fait partie des « old » puisqu’il a 52 ans. Cinquante-deux ans!!!!! Je lui en donnais à peine 35… Je suis impressionnée. Sous la chaleur et selon les conditions offertes, les épreuves n’ont pas l’air facile. Ils ont toute ma sympathie.
Demain, si le dos de Serge va bien, nous devrions aller visiter Nicosie (qui a une partie de sa ville au sud de Chypre, et l’autre au nord) et si on a le temps, également Kyrenia.

Femme de marin 2015-19: Choirokoitia et Larnaka

Aujourd’hui, le dos du Capitaine va un peu mieux et nous décidons d’aller visiter Larnaka, en faisant un arrêt au préalable à Choirokoitia. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, ce site néolithique est l’un des habitats préhistoriques les plus importants et les mieux conservés de la Méditerranée. Datant d’environ 7000 ans avant notre ère, il est situé à flanc de colline et protégé par un ancien mur d’enceinte. C’est la plus ancienne colonie humaine permanente retrouvée à Chypre. Il semblerait qu’elle ait été fondée par des peuples originaires d’Anatolie et d’Asie Mineure.
Les habitations étaient cylindriques, en pierre et en boue. La découverte d’une vingtaine de squelettes dont ceux de jeunes enfants, semble indiquer qu’ils enterraient leurs morts sous le sol de leurs habitations. Le défunt était déposé, parfois accompagné de matériel, dans une fosse creusée à l’intérieur des éléments d’habitation qui continuaient cependant d’être habités, si bien que des morts restaient avec les vivants, que la mort ne parvenait pas à briser la cohésion de la communauté. Pour ma part, on repassera pour enterrer pépère et mémère dans mon sous-sol!
Les dimensions des maisons étaient variables, mais les plus grandes pouvaient atteindre 10 à 11 m de diamètre externe pour environ 7 à 7.5 m de diamètre interne.
Après cette intéressante visite, nous reprenons notre route et nous dirigeons vers Larnaka qui possède une belle promenade longeant le front de mer, connue sous le nom de Phinikoudes qui veut dire « petits palmiers » en référence aux arbres qui la bordent. La ville a mis en évidence les petits commerces et restaurants familiaux. Beaucoup longent le bord de mer et semblent bien appétissants. Cependant, nous nous y arrêterons uniquement pour y boire quelque chose : une bière froide pour mon amoureux et un smoothie délicieux pour moi qui s’avèrera cependant beaucoup trop sucré après la 3e gorgée. Une chose est sûre : je ne manquerai pas d’énergie aujourd’hui!
Larnaka, autrefois appelée Kition, fut fondée au 14e siècle avant J.C. lors de l’expansion de la civilisation mycénienne. Actuellement, sa population se compose df’Arméniens, Libanais, Grecs qui cohabitent avec Chypriotes et Européens aux origines diverses. La ville vit surtour de tourisme mais il n’est pas légion présentement. Nous faisons une incursion au Fort de Larnaka qui se dresse en bord de mer, entre la promenade de Phinikoudes et l’ancien quartier turc. Construit sous le règne de Lusignan, des remaniements ont été effectués par les Ottomans vers 1605. Le panorama côtier depuis ses tourelles est de toute beauté!
Une pièce au rez-de-chaussée était utilisée pour l’exécution de prisonniers par les Britanniques durant la période coloniale. Les potences construites dans cette pièce furent utilisées jusqu’en 1948. Je trouve qu’il était assez lugubre de mourir dans cette petite pièce exiguë qui ne donnait même pas une dernière vue sur la mer!
Nous avons aussi visité la marina, bien sûr, puisque ce sera le prochain endroit où Serge se rendra après mon départ. Le pauvre vieux bougre qui surveille la guérite à l’entrée semblait perdu devant les questions de Serge mais il a pu lui passer quelqu’un de la Capitainerie au téléphone qui a su répondre. J’ai trouvé la marina « correcte », sans plus, mais c’est surtout son emplacement (i.e. proximité de la plage et de la promenade en bord de mer) qui fait son charme.
Après quelques jours de vents assez forts, cela fait du bien de retrouver notre marina calme après une journée de visite. Mais je ne peux pas me plaindre car ici, il y a toujours une brise qui atténue l’intensité du soleil, et la piscine de l’hôtel du complexe n’est pas loin lorsqu’on veut aller se rafraîchir. Je peux dire que mon souhait est exaucé : je me repose en masse! Je constate qu’il reste à peine une semaine avant mon retour. Pourquoi les vacances passent-elles toujours si vite?

Femme de marin 2015-18: Tour de reins et mal de dos…

Journée bien tranquille aujourd’hui car le Capitaine s’est fait un tour de reins, on dirait. Ce matin, il s’est installé sur le filage à brancher dans le carré suite au remâtage. En se penchant pour aller chercher une boîte d’outils dans la cabine arrière du bateau, il s’est fait mal au dos. Mais faut dire qu’il a mal au dos depuis quelques mois maintenant. Ça part, ça revient…

Donc, après un sommeil de 3 heures, nous avons pris une toute petite marche jusqu’au restaurant de la plage et au retour, ce ne s’était guère amélioré. Heureusement, j’avais eu une prescription d’anti-inflammatoires (Naproxen) lors de mon aventure en ambulance, vous vous rappelez? Anti-inflammatoires que je n’avais pas pris car je me doutais plutôt d’une crise d’anxiété. Pour l’instant, il va essayer ça et on verra si les choses s’amélioreront demain ou après-demain.

Je vous laisse avec une photo prise hier au resto de la marina, alors que je l’avais invité pour sa fête à boire un verre pour finir la soirée.

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Femme de marin 2015-17 : Remâtage

Hier soir, nous étions invités au « Summer party » de la marina qui avait lieu sur la terrasse du restaurant de la marina, le Sailor’s Rest, là où nous avions mangé divinement quelques jours auparavant. Vin et champagne offerts, bouffe à volonté, chaque invité a même reçu un cadeau : des sous-verres gravés, un rabais pour le resto de la plage et pour le spa de l’hôtel. Nous avons rencontré des membres de la marina dont un charmant couple, Fanny qui est Chypriote et son mari allemand qui est armateur et dont ses bateaux naviguent partout dans le monde, incluant Sorel et Montréal. Il connaît donc un peu notre pays. Ils nous ont présenté quelques-uns de leurs amis, tous plus argentés les uns que les autres. Une chance que Serge se faisait parfois le traducteur car mon anglais est loin d’être parfait et je ne comprenais pas tout de la conversation.
Aujourd’hui, c’est la fête du Capitaine. La journée commence par le ramâtage. Tout s’est bien passé sauf que Serge a dû monter dans le mât pour fixer une drisse qui était mal posée. Pour lui, ce n’est pas une mince affaire car depuis quelques années seulement, il a le vertige en hauteur. Lui qui n’a jamais eu de problème durant toutes ses années de navigation, il doit maintenant composer avec ça. Heureusement qu’il n’est pas obligé d’y grimper souvent. Nous avions eu d’assez gros vents depuis 3 jours mais ce matin, tout était calme de nouveau, ce qui a facilité l’installation. En après-midi, Serge a finalisé la plupart des installations et Ariel est venu l’aider pour tendre les ridoirs et le conseiller sur quelques ajustements. Nous finissons la journée sur le bord de la piscine de l’hôtel, et ce soir, je fais plaisir à mon chum : de grosses côtelettes de porc et je l’invite à boire un verre à la terrasse du resto de la marina, histoire de souligner les dernières heures de sa fête!

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Femme de marin 2015-16 : plage d’Aphrodite, site de Paphos, et Troodos (ou la journée sans fin!)

Hier, nous allions visiter le site archéologique de Paphos. Nous avons invité Ariel, notre voisin de quai, un chic type Marseillais, à venir avec nous. Ariel mène une vie particulière. Même marié depuis 36 ans, il part sur son bateau parfois pour 1 ou 2 ans. Il a visité des pays comme le Sénégal et le Mali et bien d’autres de la Méditerranée. Sa femme, boulangère, vient le rejoindre parfois mais s’est occupée de la boulangerie familiale et prendra bientôt sa retraite et voyagera plus avec lui. Ils ont toujours vécu de cette façon et c’est un style de vie qui leur convient tout à fait.
Nous nous arrêtons en premier à Petra tou Romiou, là où se trouve la plage et le rocher d’Aphrodite. On dit que c’est la plus célèbre de Chypre. Elle se distingue par ses deux rochers verticaux. On s’y rend par l’ancienne route B6 entre Limassol et Paphos. L’endroit est appelé rocher d’Aphrodite car selon la légende, Aphrodite a surgi des flots à cet endroit précis, dans une vague d’écume. Il y a un petit passage piétonnier qui mène à la plage depuis le kiosque, plage qui est surtout rempli de galets. Nous prenons quelques photos et poursuivons à Paphos.
Paphos est tourné vers le tourisme anglais. La rue principale, tout près du site, est jonchée de restaurants, de bars et de petites boutiques qui vendent les mêmes « gogosses » comme partout ailleurs. Il y a même deux gros pélicans qui s’y promènent au grand plaisir des passants qui prennent des photos.
Le site archéologique de Paphos est très vaste mais désert au sens où, tout comme les deux autres sites que nous avons visités, il ne reste que des ruines sans grande envergure. La ville était à l’origine entourée par des remparts très épais et s’étendait sur environ 950 000 mètres carrés. C’est entre le 2e et 3e siècles que les bâtiments publics les plus somptueux ont été bâtis, dont ceux qui abritaient les fameuses mosaïques de Paphos. Maintenant, il ne reste presque plus rien des structures architecturales. Le déclin de Paphos a commencé au 4e siècle, après un tremblement de terre ayant provoqué d’importants dégâts.
Quand on accède au site, on peut voir des mosaïques imbriquées et colorées au sol, mosaïques qui ont été découvertes par hasard en 1962 par un agriculteur qui cultivait son champ. Chaque mosaïque raconte une histoire, souvent inspirée de la mythologie grecque. Plus loin, nous voyons un théâtre semi-circulaire restauré en 1970 qui n’a pas l’air particulièrement ancien. Quant aux tombeaux des rois qu’on peut visiter un peu plus loin, il faut savoir qu’aucun roi n’a jamais reposé dans ces tombeaux qui doivent leur nom à la grandeur de leur apparence. Ce sont des membres des classes aisées qui sont enterrés là.
Ce qui est dommage, à mon avis, c’est que dans tous les sites que nous avons visités ici, il n’y a aucun guide pour nous raconter l’histoire, mais peut-être est-ce parce que la saison touristique débute seulement en juillet. Aussi, souvent les plaques indicatives sont presqu’effacées et mal entretenues.
En partant du site, nous nous retrouvons à Polis pour boire un café et nous renseigner sur le port. Ariel et Serge étudient la carte et proposent de prendre un chemin qui nous mènera, sans que nous le sachions, à escalader en voiture le massif du Troodos. Coiffée par le mont Olympe (1,952 m), le point culminant de l’île, cette chaîne montagneuse domine les vallées de Limassol et de Larnaka, ainsi que la vaste plaine de la Mésorée. A la fin des années 1800, Troodos devint la résidence d’été des gouverneurs britanniques de l’île qui s’y réfugiaient pour échapper au soleil, et la région fut considérée comme le siège estival du gouvernement durant le règne britannique. Au cours de son histoire, il servit tour à tour de refuge à des communautés religieuses, à des guérilleros et à des hors-la-loi, ainsi qu’aux nantis du Levant.
Ce fut une longue virée I-N-T-E-R-M-I-N-A-B-L-E dans une route sinueuse (un peu comme sur la côte amalfitaine, mais en pire à mon avis) qui dura 3 heures. C’était comme le jour de la marmotte où tu te couches le soir en te disant que demain sera un autre jour. Puis, tu te réveilles et tout est exactement pareil comme la veille! On montait, montait, montait et il n’y avait jamais de fin. Chaque virage aboutissait sur un autre virage! Bizarrement, pour moi, c’était un peu comme me retrouver dans des montagnes russes qui virent continuellement. Nous avons dû nous arrêter 3 fois, à ma demande, car j’avais un peu mal au cœur, ce qui ne m’était jamais arrivé en voiture (ni en bateau d’ailleurs). Les gars ont semblé apprécier la balade mais j’ai dû un peu gâcher leur plaisir à cause de ma condition. Malgré que je n’avais qu’une envie : que ça finisse et qu’on se retrouve sur l’autoroute, les gars ont été très gentils et ont réussi à me faire rire vers la fin.
Aujourd’hui, Serge termine l’entretien du mât afin de le remettre en place demain.

Femme de marin 2015-15: Dématage un « windy day »

C’est ce matin que Serge faisait enlever le mât par les employés de la marina afin d’en faire l’entretien. Nous avions été chercher le matériel hier matin avant de faire nos visites et Serge avait presque tout préparé hier soir après notre retour du restaurant.

Donc, lever tôt et j’avais suggéré de prendre des photos de l’opération. Tout s’est bien passé et une heure trente plus tard, le bateau était revenu à son quai sans son mât. Présentement, Serge travaille dessus et vient faire des tours réguliers au bateau pour venir chercher des outils. Je prends la journée pour me reposer jusqu’à ce qu’on aille à la piscine en fin d’après-midi.  Serge devrait en avoir pour 2-3 jours de travaux mais comme mon objectif des vacances était du repos et comme j’ai le choix entre la plage et 2 piscines tout près, qu’aurais-je à me plaindre? Il n’est pas dit que nous prendrons une journée entre les travaux pour visiter. A suivre…

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Femme de marin 2015-14: Kourion

Nous partons ce matin visiter le site archéologique de Kourion et quelques autres sites aux alentours. Serge propose de ne pas prendre l’autoroute mais plutôt de longer la péninsule d’Akrotiri qui est, semble-t-il des terres anglaises. Nous nous retrouvons sur un petit chemin de gravel qui mène au Lady’s Mile Beach, un endroit perdu qui me fait penser un peu à un vaste étendue de terres arides qui cacheraient une base militaire souterraine! Nous réussissons à sortir de là en rebroussant chemin et nous parvenons à Kolossi où se trouve un château médiéval. En fait, il s’agit plus d’une tour fortifiée qualifiée comme un des monuments les plus importants d’architecture militaire de la Chypre médiévale. Le nom de l’endroit provient du seigneur Garinus de Colos qui était le premier propriétaire de ces terres avant 1210. Il s’agit d’un château en pierre à trois étages d’une hauteur de 21 mètres, doté de murs d’une épaisseur de 1,25 mètre. On y accède par un pont levis. Et dedans… il n’y a rien! Rien que des murs. Sur le toit du bâtiment, on retrouve des tourelles et un mâchicoulis (galerie saillante au plancher ajouré) placé très en hauteur qui permettait aux soldats de verser de l’huile bouillante sur les visiteurs indésirables. Outch!! Notre deuxième arrêt se fait au site archéologique de Kourion que nous avons beaucoup de difficulté à trouver. « Le site antique de Kourion est spectaculaire, à tel point qu’il figure au programme de tous les circuits organisés et voyages scolaires ». Ça, c’est ce qu’en dit le guide Lonely Planet. Moi, ce que j’en dis?…Une longue marche dans la garnotte sous un soleil de plomb! Seule chose qui valait le coup d’œil pour moi est le fait que le site est à un emplacement stratégique, sur une falaise surplombant la mer. Je vous laisse lire ce document si ça vous intéresse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kourion. D’après l’étendue du site et le nombre de bâtiments qu’il y avait à l’époque, ça semblait un endroit très imposant. Pour terminer, nous arrêtons tout près, environ 2 km de là, pour voir le sanctuaire d’Apollon Hylatès (Ylatis). Nous en avons vite fait le tour car aujourd’hui ne restent que les vestiges de structures romaines détruites par un puissant tremblement de terre en 365. A tous les sites que nous avons faits, il n’y avait presque personne, qu’une dizaine de touristes à peine. Le barman de la piscine avec qui nous avons jasé hier nous racontait qu’avant Chypre était pleine de touristes d’avril à octobre, tandis que maintenant (au 18 juin) c’est presque désert. La situation économique est difficile partout. Chypre était surtout visité par des Russes et bien qu’on en voit encore beaucoup, ceux-ci n’échappent pas plus au climat économique que nous. Nous revenons en milieu d’après-midi pour piquer une tête dans la piscine de l’hôtel St-Raphaël puis nous revenons au bateau car Serge doit le préparer pour demain. Les employés de la marina vont le démâter en matinée et Serge va y faire de l’entretien. Dans la soirée, nous décidons d’aller souper au resto chic de la marina, le Sailor’s rest. Expérience tout à fait parfaite puisque tout l’était : la nourriture comme le service, ambiance agréable et très lounge où nous avons mangé sur la terrasse, accompagnés d’un magnifique coucher de soleil et d’une brise tout à fait agréable. Si jamais vous passez par là, nous vous le recommandons sans hésiter!

Femme de marin 2015-13: Piscine en fin de compte!

J’ai mal dormi cette nuit, en conséquence je me lève ce matin et je suis un peu dans les vaps. Nous décidons de remettre notre excursion à demain. Serge va prendre une longue marche et je me recouche, espérant pouvoir dormir à nouveau mais rien n’y fait. Dans l’après-midi, nous décidons d’aller voir à l’hôtel St-Raphaël si on peut profiter de leur piscine. Nous avons entendu dire que ça coûtait 25 euros par jour pour les membres de la marina et même si nous trouvons ça plutôt cher, nous tentons notre chance. Au lobby de l’hôtel on nous indique d’aller voir le personnel du spa et de nous informer auprès d’eux. Nous arrivons au spa et une dame s’y trouve qui classe les serviettes. Nous indiquons que nous sommes de la marina et elle nous répond : « Ok, voulez-vous des serviettes? ». Nous hésitons pendant une ou deux secondes et nous répondons oui, sans qu’elle nous ait parlé de montant à payer. Nous ne disons rien et filons vers la piscine. Bon, peut-être la dame ne savait-elle pas qu’il y a un montant à payer, peut-être est-ce effectivement gratuit pour les membres de la marina, mais nous ne disons rien de plus, au cas où la dame se serait trompée.
Nous arrivons à la piscine. On se croirait dans le sud! Il y a même un bar où on peut commander des drinks le derrière bien assis dans l’eau. L’eau est juste à la bonne température et nous nous y glissons avec un soupir béat de satisfaction. Plus tard, nous allons commander deux slushs qui nous arrivent dans des petits verres. Lorsque Serge vient pour payer, le serveur nous demande d’où on vient. De la marina, répond-t-on. Le serveur change alors nos verres pour des plus gros. On lui demande pourquoi et il répond : « C’est parce que vous payez cash ». On a donc compris que dans les tout inclus, on n’a pas nécessairement les plus grosses quantités.
En tout cas, ici à Chypre, c’est le royaume du bikini! Grandes ou petites, minces ou grosses, jeunes ou vieilles, bourrelets ou pas, vergetures ou pas, la majorité des femmes sont en bikini et ça ne semble déranger personne. Moi, je m’en fous, j’ai mon Lili-les-Bains et j’en suis très heureuse!

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