Chronique du Capitaine 2015-15: Kastellorizo

Bonjour vous tous,

Une belle journée, ensoleillée, un peu de vent, parfait pour visiter Kastellorizo. J’ai décidé enfin pour éviter la paressasse d’une douane à l’autre avec tout ce que cela implique côté bateau et les frais pour revenir la même journée ça n’en valait pas la peine. J’ai donc opté pour un traversier qui part le matin à 10 heures, vingt minutes de navigation et on arrive. Le douanier ramasse nos passeports et on ne les revoit que 30 minutes après notre retour de 16h30. Je n’aime pas ce feeling, mais pas le choix, c’est ainsi qu’ils opèrent.

Juste une petite remarque : si vous ne reconnaissez pas ce nom, il serait possible que vous le reconnaissiez sous le nom de Kastellorizon, Castellorizon, Kastellorizou, Castellorizo, Meis ou Megisti, mais le Grec n’est pas compliqué.

En approche, deux dauphins viennent nous saluer, mes premiers de l’année. Ah oui, j’oubliais : j’ai aussi rencontré une tortue Caretta l’autre jour en approchant de Kalkan. Et le port est magnifique en approche et aussi en le parcourant. On reconnait le style grec que j’aime bien, il faut reconnaître, pas le choix, juste à voir le nombre de photos que j’ai prises. Il faut savoir que cette île était majoritairement habitée par les Turcs avant le grand échange de 1923. Et malgré sa petitesse, un navire militaire si trouve en permanence ou pas, je n’ai pas pensé demander. Il y a deux petites îles grecques aussi mais non habitées en permanence, ce ne sont que des postes militaires.

Il faut savoir que les Grecs et les Turcs se sont fait la guerre pendant des millénaires, ou devrais-je dire ces deux régions, car ce ne fût pas toujours des Grecs ou des Turcs. J’aurais pu dire des Spartes, des Byzantins ou plusieurs autres noms que je vous épargnerai. Disons que cette région a connu beaucoup de turbulences durant les quatre, sinon cinq derniers millénaires. Et nous on ne parle que depuis 400 ans.

Bonne soirée

Demain Kekova

Serge

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Chronique du Capitaine 2015-14: Kalkan & Kas

Hier 28 milles, 6 heures 10 dans une mer tellement calme qu’elle a fait mentir sa réputation. Je passais les 7 caps réputés venteux avec suggestion de garder la côte à quelques milles de distance. Eh bien, j’ai suivi la côte à moins d’un mille la plupart du temps, dans une journée pépère.
Après les 7 caps, il y a eu une plage de sable de 7 milles de long où se trouvent plusieurs vestiges qui ont une certaine importance historique, dont Xanthos la plus grande des villes Lycienne, ainsi que Patara où serait né St-Nicolas, pour ensuite arriver à Kalkan, un atterrissage typiquement méditerranéen, mon premier cette année. Pas trop pire, pas perdu la touche, c’est où on descend l’ancre dans le port pour ensuite reculer cul au quai.
Après les formalités d’usage, je vais me promener dans la ville, jolie, mais je ne trouve pas d’organisateur de tours qui offre ce que je cherche soit Kayakoy, Xanthos et Patara. Je ne trouve donc pas intérêt à demeurer ici plus d’une journée.
Ce matin, départ à 7h40 pour Kas. Ils annoncent un peu de vent et j’espère bien en profiter.
Chose espérée, chose reçue! Bon, pas grand-chose : une dizaine de nœuds, vent d’ouest donc arrière. Après la grand-voile et le génois, je décide d’y aller avec le Spi. Ceci dit, je ne gagnerai que 2 dixièmes de nœud, mais ça faisait quelques années que je ne m’en étais pas servi. Une petite gâterie que je devrais me faire plus souvent. J’arrive dans le bassin municipal, préférant être dans la vieille ville que dans la marina, pas trop loin quand même. Mes voisins de quai sont des Anglais avec qui j’avais fait connaissance à Kalkan. Le monde est petit, et là je vais marcher, découvrir un peu cette jolie ville. Au début, pas trop de chance avec les excursionnistes, et ça commence à me rappeler la Corse en juin, où Mado et moi étions trop tôt en juin pour les excursions. Finalement j’étais du mauvais côté de la vieille ville il me semble. Demain, j’irai voir Kastellorizon et après-demain Kekova, la cité submergée, donc je serai ici pour au moins 3 jours.
Bonne soirée
Serge

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Chronique du Capitaine 2015-13: Karacaoren

Eh bien, je ne suis pas à Karacaoren mais bien à Butterfly Valley, en passant par la baie de Gemiler, son île pour dîner, ensuite un détour par Olu Deniz avant de venir m’ancrer ici. Pourquoi ici? Plusieurs raisons. Ça m’a permis de faire le tour des mouillages de la baie, je voulais voir s’il y avait vraiment des papillons ici, j’en ai vu trois!
J’avais planifié de passer ici à mon retour, mais ma planification de retour est maintenant chambardée due à ma décision de ne pas prendre de permis de résidence, et au fait que j’ai des réparations à faire sur mon pont. J’en ai donc profité, pour 5 lyres turques. On peut prendre un sentier pour aller voir l’eau qui arrive de la montagne et les papillons.
Quand même, très bel endroit avec ces cabines de bois à louer ainsi que des places de camping. Il y a beaucoup de gens qui campent, des jeunes surtout et des visiteurs qui arrivent et repartent en bateau de toutes sortes. Il y a également quelques bars et restaurants. L’eau aujourd’hui était à 24, je me suis finalement baigné. Je vous écris ce mot de mon cockpit, à l’ancre, entre deux falaises immenses de chaque côté de moi, le soleil qui se couche en face et une panoplie de tentes de toutes les couleurs sur la plage à l’arrière.
Bonne soirée
Demain Kalkan
Serge

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Chronique du Capitaine 2015-12: Fethiye (Saklikent, Yakapark & TLOS)

Ce matin, j’avais une excursion à mon agenda, visite de Saklikent, Yakapark & TLOS. Belle journée malgré quelques détails, suffisant de dire que je ne recommanderais pas le Hamish McTurk travel agency. Disons que j’ai été gâté en général avec mes agences de voyages, mais pas cette fois-ci.
Quand même une excursion intéressante qui a commencé avec Saklikent, supposément le deuxième plus grand canyon au monde après le grand canyon aux États-Unis. Disons que je ne sais pas quels sont les critères pour définir la grandeur d’un canyon ou sa beauté même, mais celui-ci m’a laissé plutôt froid. Jugez-en vous-mêmes par les photos.
Ensuite un arrêt à Yakapark, bel endroit dans les montagnes où on élève des truites. Ce fût donc mon repas du midi, excellent en passant. Petit à-côté : trois dames qui faisaient du pain assises par terre, sur le feu, excellent pain d’ailleurs qu’elles m’ont fait goûter.
Ensuite, TLOS, ville antique de la Lycie, région se situant entre Fethiye et Antalya. Son peuple est reconnu pour ses tombes creusées à même le roc. Tlos fût érigé en premier par les Lyciens, pour ensuite être gouverné par les Romains et connu finalement son déclin sous le régime Ottoman. Intéressants vestiges, mais rien comparé à Efes, par contre.
Demain, ancrage à Karacaoren.
Bonne journée
Serge

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Chronique du Capitaine 2015-11: Fethiye

Belle soirée tranquille à Tersane Creek. Je me suis amusé à regarder les poissons sauter dans l’eau, un vrai fourmillement et petit divertissement avec les poules et bovidés de la ferme juste à côté. J’imagine qu’ils servent à agrémenter les assiettes du restaurant. Quelques oiseaux sont aussi venus me rendre visite, charmant endroit.
Comme toute la baie d’ailleurs mais j’ose à peine imaginer le nombre de bateaux navigant ici en plein été, et on peut comprendre les règles de salubrité qui sont très sévères. Ici, l’eau de l’évier ne peut retourner à la mer, règlementation très sévère, mais je n’ai pas vu personne pour l’appliquer. Est-ce dû au fait que nous sommes si tôt en saison? Et quelqu’un qui a tout son temps peu en profiter pour faire de la voile dans un bassin bien protégé. Par contre, j’ai utilisé le moteur, ma priorité étant de profiter du fait que j’étais ici pour faire le tour de toutes ces baies et je le reconfirme, elles sont splendides.
Lever tôt pour mon départ pour Fethiye, car un catamaran (français) et deux voiliers (allemand et anglais) quitteront cette jolie petite baie en même temps que moi. Je me glisse entre l’île de Tersane et Domuz avant de prendre direction Est vers Fethiye, au large des îles de Tavsan. Les montagnes au loin sont d’une telle beauté! Comment ne pas s’émerveiller? Ensuite, appel à Yes Marina pour une place qu’on me confirme aussitôt. Je prends mon temps, place à quai avec eau, électricité, restaurant en avant, avec douche et la ville a visiter.
Je réserve une excursion pour dimanche matin, départ à 8h45 pour Tlos, Yakapark et Saklikent. Je pourrai vous en parler plus lors de la prochaine chronique. Pour le moment, Fethiye. La baie est remplie de bateaux, des quais partout ainsi que la grosse marina de Ece. Le centre-ville est comme un grand marché piétonnier, des restaurants et boutiques de toutes sortes et les vendeurs ne se font pas trop insistants, ce que j’apprécie grandement.
Je veux vous parler de la coupe de cheveux, une expérience en soit! L’an dernier, j’avais vécu l’expérience de la coupe de cheveux à Marmaris, mais comparée à ici c’était de la petite bière. Pour le même prix qu’au Québec, on peut avoir un lavage des cheveux, coupe des cheveux, rasage, sourcils, poils du nez, épilage à la cire du nez et des oreilles, re-lavage des cheveux, massage vigoureux du cuir chevelu au bas du dos et mise en place des cheveux. Je le recommande!
Ensuite, découverte du marché et de la poissonnerie. La poissonnerie étant entourée de restaurants, 7-8 poissonniers vous offrent leurs poissons, fruits de mer que vous choisissez et leur dites à quel restaurant vous allez manger. Pour 5-6 Lyres turques, ils vous feront un plaisir de vous le faire cuire, servi avec une petite salade de base et pain. Si vous désirez une entrée et du vin, c’est en extra mais j’ai bien apprécié. Un service impeccable et apprécié.
C’est le temps de retourner au bateau mais pas avant d’avoir acheté quelques fruits et légumes. Demain direction Fethiye.
Bonne journée!
Serge

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Chronique du Capitaine 2015-10: Skopea Limani

Je terminais ma dernière chronique en disant une journée pépère, mais belle. Aussitôt le courriel envoyé, l’orage éclatât, tonnerre, bourrasques, pluie, mais 30 minutes plus tard tout était fini. Après avoir déjeuné, petit tour à terre pour ramener le cordage qui retient le bateau à terre et me voilà parti pour Kizilkuyruk Koyu. Petit vent qui se lève, les voiles montent aussitôt, à peine 20 minutes et je dois repartir le moteur, pu de vent ou à peine. La côte est belle mais montagneuse, ça me rappelle la côte Est de l’Adriatique, mais ici aucune d’île en vue sinon Rhodes que l’on aperçoit encore au loin, mais que je vais perdre de vue dans pas grand temps.
Arrivé à Kizilkuyruk, baie en Y assez bien protégée. Je mets l’ancre et ensuite je prends le dinghy pour ensuite amener un bout de cordage à terre, mais quelle péripétie! J’ai trouvé moyen de me couper sur deux doigts et à la jambe. Ren de grave, juste pour m’écœurer! Les roches sont coupantes comme j’ai rarement vues. Je m’aperçois ensuite que toutes les roches de la région sont semblables, aussi bien si faire.
Après avoir mangé, je décide d’aller marcher. Ill y a un site « l’ancienne Lydae ». Il est supposé avoir des vestiges romains et byzantins que je ne verrais jamais, n’ayant pu trouver le sentier pour y aller, et croyez-moi entre les roches coupantes et les épines des arbustes vous ne voulez pas ouvrir un sentier. Les gens qui ont érigé ce site les premiers ont dû être les inventeurs des souliers. Je ne peux imaginer quelqu’un marcher nu pieds ici.
Au retour, un serpent noir d’environ 1 mètre 50 me fait sursauter. Il a dû avoir aussi peur que moi à la vitesse qu’il s’est sauvé J’ai jamais eu le temps de le prendre en photo et aucune idée de quelle sorte de serpent c’était non plus.
Arrivé au bateau, il est encore tôt. Je décide de partir et d’aller explorer d’autres baies. Il y en a tellement ici, aussi bien en profiter. Première baie visitée, pas de place; la deuxième, Ragged Bay East, est vide. C’est une toute petite baie, très joli paysage. Je mets l’ancre, vais installer un autre bout de cordage à terre, je m’améliore, une seule coupure cette fois! Au réveil, je sirote mon café et qu’est-ce que j’entends? Je sors avec ma caméra, eh oui des chèvres. Je prends deux photos mais elles sont loin, mais si vous cherchez sur les photos, vous les verrez.
J’ai décidé de faire du moteur aujourd’hui. Ici, il y a plein de baies et je vais en profiter pour faire le tour. Plein de jolis endroits. Gocek et Fethiye ne sont pas des endroits reconnus pour la voile par accident : il y a des ancrages partout et plusieurs petits restaurants avec quai où vous pouvez accoster gratuitement si vous mangez là le soir. Il y a plusieurs endroits où toutes les places étaient prises. Je ne sais pas comment l’endroit est en haute saison, pas certain que j’aimerais. J’ai arrêté à Tombs Bay pour dîner, ancré sous des tombes lyciennes creusées à même la montagne et maintenant je suis à Tersane Creek pour la nuit.
Demain direction Fethiye.
Bonne journée
Serge

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Chronique du Capitaine 2015-9 – Ekincik Limani

Me voilà à l’ancre, à Ekincik Lima, la même baie que « My Marina » où je pensais aller. Je me suis dit finalement je veux profiter de cette première sortie de l’année. Donc j’ai décidé de m’ancrer. Un seul autre bateau dans la petite baie et avec un drapeau canadien, un gars de l’Ontario qui a fait de la voile sur le lac Ontario, qui visite des amis sur un cruiser.

Un autre voilier vient d’arriver et un Gulet, c’est gros voilier de bois pour touristes, vient de s’ancrer. J’ai une belle journée, pas assez de vent 5-8 nœuds qui m’a quand même permis de faire la moitié du trajet à la voile, et devinez quoi? Je me prépare à descendre l’ancre, le vent monte à 23 nœuds, mais tout se calme ensuite. Par contre, le ciel est noir au-dessus des montagnes à l’est et le tonnerre gronde.

Comme sommaire : une journée pépère mais belle.

Je lève mon verre à votre santé!

Bonne journée

Serge

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Chronique du Capitaine 2015-8: Marmaris Yat Marina

Je suis à l’eau depuis 6 jours. Que le temps passe vite! Vous vous rappelez j’avais acheté pour 5 euros d’électricité et la première fois que j’ai voulu m’en servir, on m’avait dit qu’elle n’a pas de fonds. Et en plus, c’était arrivé juste au moment où les bureaux fermaient.
Eh bien, la « gentille » dame me répond : « Mais c’est de l’eau que vous avez acheté, je m’en rappelle clairement, et non je ne peux pas vous rembourser. Ce qui est acheté est final! »
Excusez-moi, mais je vais tomber en amour avec cette marina!!!!
Le 7 mai, première vraie journée à l’eau. J’ai commencé par mettre mon annexe à l’eau, installé mon génois ensuite un appel d’un autre matelot qui voulait changer ses filtres à diesel et qui était inquiet de faire des erreurs. J’ai été lui donner un coup de main et il était bien heureux. Tu sais, c’est bizarre parfois comment on prend les choses pour acquises. Ce type a quand même beaucoup navigué, souvent seul, mais ne connaissait quasiment rien au moteur et là, il était tout heureux d’avoir fait lui-même pour la première fois l’entretien de son moteur. Tout comme je demeure surpris quand quelqu’un au Québec est tout surpris d’apprendre qu’il a besoin d’une carte de compétence pour opérer un radio VHF!
Le reste de la semaine a été tout aussi productive : vernissage, nettoyage, révision de toutes sortes et inspection du bateau pour les assurances. Petit bémol : mon pont commence à être délaminé, je vais devoir m’y attaquer.
Demain, à moins d’un changement de météo, je quitte Marmaris pour Ekincik Koyu. Je verrai sur place si je m’accoste au quai du restaurant « My Marina », ou si je m’ancrerai, ça serait bien pour débuter le voyage. Vingt et un milles nautiques (1 Mn = 1,852 km), vent généralement léger et du Sud-Ouest ce temps ci de la saison.
Mon plan était de prendre une carte de résidence, vu que je planifiais passer plus que 90 jours en Turquie, car les règles ont changé depuis quelques années. Avant nous n’avions qu’à faire un saut sur une île grecque et revenir pour avoir un autre visa de 90 jours. Fini ce temps. Maintenant, si on veut demeurer plus que 90 jours sur 180 en Turquie avec un visa, nous devons demander une carte de résidence et le minimum est de un an. J’avais besoin de moins d’un mois, le coût pour l’assurance maladie un an 1,000 euros et le coût pour le permis 500 euros. J’ai décidé que ça n’en valait pas la peine et je vais donc revenir un peu plus tôt vers la mi-août vu que j’enlèverai le temps passé à Chypre.
Au moins, les règles semblent se clarifier. J’ai essayé tout l’hiver d’avoir ces détails et je ne recevais que des brides d’info et ça variait d’une place à l’autre. Maintenant ça semble se stabiliser.
Bonne journée
Serge

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Chronique du Capitaine 2015-7: Mise à l’eau, Marmaris, Yat Marina

Bonjour vous tous,
Après plus d’une semaine depuis mon retour de Cappadoce, me revoici. Je suis à l’eau depuis….près de 9 heures du matin jusqu’à 6 heures, mais moi j’étais debout depuis 12 heures avant qu’ils ne se décident à venir me prendre pour me mettre à l’eau.
J’ai passé la journée sous un soleil de plomb à me demander « C’est-tu pour moi ou pas? », et je ne questionne pas le travail qu’ils font, ils n’arrêtent pas de 9 heures du matin jusqu’à 8, même 9 heures du soir. Donc 17 heures, ils arrivent et là j’attends après un temps difficile, un peu plus de peinture ici, un peu plus là, moi je commence à être vraiment écœuré et je veux aller à l’eau. Finalement me voici à l’eau! Toutes les entrées d’eau possibles sont vérifiées, tout est sec, le moteur ronronne bien, on lâche les amarres, direction quai 38 au ponton India. Là, la pendille fait défaut, je dois changer pour le quai 36, finalement je m’amarre, amène mon câble électrique au quai, insère ma carte prépayée, elle dit qu’elle est vide, OSTIE!
Hier, j’ai acheté pour 5 euros d’électricité et la première fois que je veux m’en servir on me dit qu’elle n’a pas de fonds et en plus il est exactement 18h30 et devinez à quelle heure ferment les bureaux? 18h30 exact! J’ai rendez-vous avec Walter, un Suisse côté nord, donc de langue allemande, pour une bière. J’en commanderai deux pour débuter (elles sont les bienvenues!). Au moins une belle soirée.
Parlons de la semaine qui vient de terminer. Que s’est-il passé? Beaucoup et rien, travaux, travaux, nettoyage, inspection, réparation, graissage, cirage… Le bateau est fin prêt pour sa mise à l’eau qui est maintenant faite. Maintenant, je dois attendre de recevoir le rapport de l’inspecteur pour mes assurances avant mon départ, plus ou moins une autre semaine d’attente avant de partir.
Je vais vous parler de Yat Marina (Marmaris). Une immense Marina autant pour ses places à quai qu’à terre. Ici, deux chariots élévateurs dont un de 330 tonnes, et deux chariots tirés par un tracteur. Ils sont au travail de 9h00 du matin jusqu’au coucher du soleil, 6 jours semaine et j’ai vu l’été passé sortir un bateau de l’eau le dimanche, mais vu la grosseur du bateau je ne crois pas que les dépenses étaient un problème. Ici, on peut tout faire faire sur un bateau, mais tout se paye, le sourire ne se voit pas souvent, les explications et l’information sont souvent difficiles à avoir et ils ont augmenté leurs prix de 15 % cette année.
Marmaris est une belle ville, rien ou à peu près à visiter, mais plein d’accommodations, de tours organisés, aéroport pas trop loin, traversier pour Rhodes et vendeurs de toute sortes. De la marina ça prend 20 minutes en Dolmus pour 3,25 livres Turque ($1,60).
Par contre, ce que je n’ai pas encore parlé ce sont les clients de la marina. Beaucoup de retraités, des Anglais et Allemands surtout, pas mal de Français, d’Américains, Australiens, Néo-Zélandais, Suisses, quelques Canadiens, Suédois, Russes, Norvégiens, sans oublier les drapeaux de complaisance pour les yachts de 30 mètres et plus. Mais pour la grande majorité des gens, ils sont très sympathiques et toujours intéressants de jaser avec. Une grande majorité des gens sont basés ici depuis des années et se sont faits beaucoup d’amis. Certains ne naviguent plus beaucoup, mais la majorité navigue le gros de la saison.
Lors de ma prochaine chronique, je vous parlerai de mon trajet et de mon changement d’horaire où je pense revenir fin aoôt au lieu de la mi-septembre.
Bonne journée
Serge

Femme de marin 2015-7: Lili-les-Bains : une magicienne de la femme parfaite! La Luc Langevin des maillots!

Je crains que cette chronique n’intéresse pas les hommes. Peu importe si c’est le cas ou pas, faites-la lire à vos femmes car je veux leur parler de Lili-les-bains : l’experte magicienne en femme parfaite!

Lili.lauréate du prix Image en 2012

Lili.lauréate du prix Image en 2012

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Lili est une amie précieuse, de celle avec qui on aime s’asseoir dans son salon aux murs couleur soleil éclatant, boire un de ses merveilleux cafés et se raconter nos vies. La première fois que j’ai rencontré Lili c’était alors qu’elle avait pignon sur la rue Notre-Dame, une boutique charmante tout près d’où je travaille. J’étais entrée timidement dans sa boutique, curieuse de voir sa robe magique que je n’avais osé essayer. Elle était occupée avec une cliente et de nature timide, je n’avais pas osé la déranger. J’étais ressortie aussi vite et ce n’est que quelques années plus tard que je m’étais présentée à sa nouvelle boutique à St-Lambert pour acheter cette fameuse robe magique qu’elle avait ajustée à ma taille.
Avec les années, nous avons appris à nous connaître et une belle amitié est née. Lili est une émotion sur 2 jambes! Il y a 2 ans, je lui ai commandé un ensemble pour le mariage de mon beau-fils alors qu’elle venait de fermer boutique à St-Lambert pour la transporter chez elle. Comme nous partagions l’amour de l’eau (nous avions toutes les deux des bateaux, elle à moteur et moi à voile) et que j’avais créé un site Web relatant les voyages de mon capitaine et mes chroniques d’humeur, c’était toujours un plaisir de me retrouver chez elle pour échanger sur divers sujets. Une amitié indéfectible s’est créée.
Je désirais tellement avoir un de ses maillots, mais mon poids fluctuant comme un yoyo qui faisait des « free games » retenait mon envie jusqu’au jour où, enfin, j’ai eu ma chirurgie bariatrique. Treize mois se sont écoulés depuis et je peux dire que maintenant, j’ai stabilisé mon poids (81 livres perdues) même si je perds encore quelques livres à l’occasion. Je m’étais promis que lorsque ce maudit poids serait stabilisé, je pourrais enfin m’offrir ce merveilleux cadeau.
L’occasion s’est présentée dernièrement lorsque j’ai fait une peinture avec laquelle elle est tombée en amour. Une toile pour un maillot; vive le troc!!
Et je suis allée faire l’essayage de mon nouveau maillot dernièrement et je CAPOTE!!! Merveilleuse Lili aux doigts de fée qui vous « renipe » une silhouette dans le temps de le dire! Un maillot Lili-les-Bains, ça vous remet « la viande » à la bonne place. Bon, à 59 ans et après 81 livres perdues, faut pas espérer avec le look d’une jeune poulette de 25 ans, mais je dois avouer que j’aimais beaucoup ce que je voyais dans le miroir pendant qu’elle ajustait mon maillot. Je me suis intérieurement dit : « Méchant pétard, méchant machin! » (pour parodier Rock et Belles Oreilles).
Sans dévoiler mes mensurations, disons qu’à 59 ans et après une perte de poids fulgurante en un an, mes seins suivaient l’attraction terrestre! Mais Lili a ses petits secrets de designer et je ne vous les dévoilerai pas, mais sachez que sous ses mains expertes, votre silhouette sera revampée et ce, sans armatures!! Moi qui porte toujours des Prima Donna avec armatures, j’ai été subjuguée de voir mes seins « liftés » en quelques secondes dans le miroir. Je suis excitée comme une jouvencelle, tellement j’ai hâte de porter ce maillot! Et les couleurs, je vous dis pas!!!
Il est rare que je fais de la publicité pour quelqu’un, mais une visite chez Lili-les-Bains est un investissement qui vaut son pesant d’or!
Dans un des nombreux articles parus sur elle, il est dit que les maillots sont disponibles dans les tailles 4 à 22 ans et les bonnets A à H. « Qui plus est, Lili-les-Bains demeure une griffe reconnue et portée par nombre de femmes du showbiz québécois » (Geneviève Borne, Janette Bertrand, Francine Ruel, Louise Portal, Michelle Blanc… et Madeleine Hamel, future artiste connue, ahahahahh).
Toutes les femmes savent que magasiner un maillot est aussi excitant qu’aller faire un tour en enfer et y brûler vive en lançant des cris de désespoir devant le miroir dans une cabine. Si on veut déprimer ben dur, c’est la meilleure activité que je connaissse! Donc, si vous avez du poids en trop, si vous n’êtes plus assez jeune pour montrer vos jambes, si vous avez eu une perte de poids importante et que la chirurgie esthétique n’est pas à votre portée, peu importe le corps et l’âge que vous avez, je vous conseille Lili-les-Bains.
Allez voir son site et son blog, ça vaut la peine : http://www.lililesbains.com/blog/2012/02/15/des-maillots-magiques/
Lili, je t’adore et tu me fais économiser des années de thérapie!

Voici ce qu'a l'air mon maillot de bain en attendant de me voir dedans!

Voici ce qu’a l’air mon maillot de bain en attendant de me voir dedans!