Femme de marin 2017-4: nouveau site artistique

Je viens de refaire mon site artistique et j’ai mis une liste de diffusion sur la page d’accueil. Venez vous y inscrire – c’est gratuit! – pour obtenir les plus récentes nouvelles et créations, ou tout simplement pour avoir le plaisir de lire les articles de mon blog. Je vous y attends!

L’adresse est la même: http://www.madeleinehamel.com

 

FEMME DE MARIN 2017-3: LINDA : THAT’S MY GIRL!

Bon, faut que je vous parle de Linda Vachon (https://www.tetedecaboche1965.com/). Ça existe des coups de foudre qui ne sont pas à connotation sexuelle. Il y a toutes sortes de coup de foudre. C’est quoi un coup de foudre? C’est avant tout une expérience qu’on ne comprend pas vraiment, c’est une chose qui arrive à une personne et que l’on ne peut ni expliquer ni contrôler.

Des coups de foudre, il en existe dans plusieurs domaines, pas seulement amoureux, mais en amitié ou pour quelqu’un qu’on admire ou qui nous touche. C’est ça : Linda Vachon est un coup de foudre. J’en ai eu pour d’autres artistes : Chantal Chabot (http://chantalchabot.com     ) et Sylvie Santerre (http://sylviesanterre.com). Mais Linda Vachon, celle-là vient me chercher dans les tripes. Pourquoi? Parce que c’est moi que je vois. Comme m’a déjà dit une acheteure, « c’est tout à fait moi ». Il y a quelque chose dans ses toiles qui vient me remuer du dedans, du très fond, qui me parle de mon passé, de ce qui m’a faite et qui fait que je suis ce que je suis aujourd’hui. Elle me rend ma fierté d’être en ce monde.

Ce soir, je suis arrivée à la galerie l’Artiste (http://www.galerielartiste.com) heureuse, fébrile. Ce lieu qui m’habite, où je me sens comme chez moi, où je prends des cours avec la propriétaire Sylvie Santerre à qui j’ai demandé d’être mon mentor, ce lieu donc où je me sens bien, où la musique m’emporte et la couleur me transporte. C’est chaleureux : il y a toujours du bon café qui vous attend ou une coupe de vin qui vous invite. Il y a aussi Sylvie avec son cœur grand comme une maison, qui vous prend dans ses bras et qui est toujours contente de vous voir, qui tempête et tolère. Tout ça dans une même personne; fascinant!

Il y a les artistes que je commence à connaître et avec qui il fait bon renouer parce que ça fait un bout de temps qu’on s’est pas vus. On parle, on papote, on discourt. Et ce soir, il y avait Linda Vachon avec qui j’échangeais des petits mots depuis un bout de temps sur Facebook mais que je n’avais pas encore rencontrée.

Donc, je suis là. Personne n’est arrivé encore sauf Sylvie et sa copine Doris. Puis, Linda arrive. Petit bout de femme, une émotion sur 2 pattes. Toute simple, elle ne prend pas de place, on lui voit rien que les yeux dans’face. Des grands yeux bleus, bleu de mer, bleu de ciel du matin qui se lève. Et tout à coup, on se reconnaît. Elle me dit : « C’est toi Mado! », et on se fait un colleux. Moment de grâce d’être à côté d’elle, de lui parler comme si on s’était vues la veille… et qu’on s’était toujours connues.

Y a plein de monde et toute le monde l’interpelle. Notre conversation est coupée mais je comprends. Il y a plein de gens qui veulent lui poser des questions sur sa démarche artistique, ou tout simplement sur « comment elle fait ». On jase un peu de l’effet que ses toiles ont sur moi et elle fait preuve de tellement d’humilité, ébahie de ce que j’ai pu écrire sur elle. Me surprend à être surprise de sa réaction, moi qui suis moi-même surprise de la réaction qu’ont les gens qui me lisent. Un trop-plein d’humilité et de gêne traversent la pièce….

Elle est vite entourée de gens qui veulent lui parler. Moi qui suis d’une nature timide, je m’efface. Jamais je n’arriverais à faire ce qu’elle fait. C’est unique! Et beaucoup de gens que je connais trouve ça déprimant. Moi, je vois une beauté intérieure, son discours m’interpelle du dedans. Ça fait mal et ça réconforte en même temps. « Ne comprennent que ceux qui y sont », comme disait un défunt journaliste de guerre que j’ai connu autrefois. Il faut avoir eu mal, vraiment mal, au point d’avoir voulu disparaître pour comprendre ce que ses toiles dégagent.

Loin de moi l’idée d’analyser ses intentions lorsqu’elle les a créées, mais ses toiles me parlent. C’est à moi qu’elles s’adressent. Un message bien personnel qui ne s’adresse qu’à moi et qui, j’en suis consciente, pourrait dire autre chose de bien différent à quelqu’un d’autre.

Je lui raconte donc l’effet que ses toiles font sur moi. Je lui parle qu’un jour, il y a longtemps, j’étais allée voir une exposition de Rodin au Musée de la Civilisation à Québec. Je me rappelle avoir été prostrée au moins une demi-heure devant une de ses œuvres, « le baiser », et avoir versé quelques larmes. Mon conjoint, qui avait eu le temps de faire le tour de l’exposition, était revenu me voir, pantois devant ma réaction. Je ne faisais que dire : « C’est tellement beau! », et lui, du genre : « Bon, ok, reviens-en! ». Je lui dis donc, à Linda, qu’elle est la deuxième artiste à me faire cet effet. Que devant ses œuvres, j’ai le cœur à l’envers, ou plutôt à l’endroit, là où normalement il doit être. Parce que la vie nous amène souvent à se mettre en position inconfortable et qu’il faut trouver sa place. Bon, Linda, je te mets sur le même pied que Rodin. Donc, si un matin tu te réveilles et que tu as le cœur dans la flotte, ben, pense à ce que je viens d’écrire. Ça devrait te remonter le moral pour un maudit boutte!!

Je viens de lui acheter une 3e œuvre : Le fou du village. À l’endos de sa toile, elle a écrit : L’expression vient du fait que dans tous les villages il existait une personne souffrant d’un handicap intellectuel qui faisait partie de la communauté et que tout le monde connaissait. Ça me réconforte. Ça me dit que j’ai ma place et que même si je suis d’une nature gueulante, c’est nécessaire pour réveiller les consciences.

La deuxième toile que je lui ai achetée s’appelle « L’absence », une autre qui me touche. On peut être parfois absent de soi-même, mais pas de son œuvre.

Linda est une émotion sur 2 pattes, je l’ai dit et le redis. J’espère juste qu’on aura l’occasion de jaser une autre fois, sans la foule et sans distractions. Je suis repartie avec sa toile, « ma » toile, sous mon bras, comme une voleuse qui ne veut pas être prise en flagrant délit. Comme quelqu’un qui garde un grand secret. Rencontrer une artiste de son vivant, c’est rare et précieux.

« Le Fou du village »

En haut: « Et nous serons par centaines » En bas: « L’absence »

Femme de marin 2017-2: Ok, J’y vais!!!

artistes-de-coeur-2016

C’est dimanche matin. Je relève d’un long congé où je récupère d’un gros rhume qui m’a laissée knock-out à faire la patate de divan pendant 4 jours et à badigeonner ce qui me reste de nez comme une grosse fraise au milieu du visage (le truc qui consiste à s’enduire de pâte de zinc – oui, oui, ce qu’on met sur les fesses rougies des bébés – me vient de ma pote Guylaine. Et ça marche!!!!).

Je vacille entre quelques incursions dans mon atelier où je tente de donner forme à un quelconque début de créativité (plus d’erreurs que d’essais), et l’ordinateur où je perds de précieuses minutes de ma vie à jouer à un jeu de cartes insipide; pas d’énergie pour autre chose…

Le téléphone sonne. Je réponds, nonchalante. C’est Serge St-Martin des Escadrilles canadiennes de plaisance, section Beloeil. Il m’explique qu’il connaît mon Capitaine qui lui a donné l’adresse Web de notre site. Il a lu ma dernière chronique (https://maler999.wordpress.com/2017/01/16/femme-de-marin-2017-01-omg-je-peux-pas-croire-que-je-vais-traverser/). Il me parle de mon site qu’il trouve très intéressant. Réponse laconique. Puis, il me dit avoir fait lire l’article à sa femme (Jocelyne Guimont) qui se trouve être l’éditrice en chef de « Le Hublot », publication officielle des membres de CPS-ECP. Celle-ci  aimerait justement publier cet article de même qu’une série d’articles portant sur le sujet (https://www.cps-ecp.ca/public_fr/public_fr.asp?WCE=C=47|K=235669|RefreshT=235670|RefreshS=LeftNav|RefreshD=2356705). Là, j’émerge de mon coma enrhumé.

Depuis mon souper éthylique avec Marcel et Gigi, ma décision penchait du bord de « j’y vais » mais rien n’était encore coulé dans le béton. Avec cette offre de publication, mon cerveau, bien qu’ankylosé, m’a rebondi en pleine face,  gueule enfarinée, pour me crier : « Hey, Pocahontas, saute dans le train (pour pas dire le bateau, ehehehe) avant qu’il soit passé! ».

Tout le monde connaît la fameuse phrase : « J’aime mieux avoir des remords que des regrets »…J’ai donc répondu : « Que ça me ferait donc plaisir! » comme si j’avais fait ça toute ma vie! J’ai hérité de mon père deux talents : peindre et raconter des histoires. Je vais donc faire cette traversée, contre vents et marées, et mettre en mots ce que mes tripes tritureront au fil des flots. En d’autres mots, ma décision est prise : je vais faire la traversée de l’Atlantique en décembre prochain.

Ma vie a été singulière, ma retraite ne le sera pas moins. Mais que veut dire vraiment le mot « retraite »? Si on se fie à différentes définitions du dictionnaire, on lit :

  • Action de se retirer de la vie active, d’abandonner ses fonctions ; état de quelqu’un qui a cessé ses activités professionnelles

Disons que selon cette formulation, il est vrai que je vais cesser les activités professionnelles que j’occupais depuis 15 ans et ce, sans peine aucune.

  • Lieu où quelqu’un se retire pour vivre dans le calme, la solitude, ou pour se cacher

Le calme, oui. La solitude? Je la vis depuis les quinze dernières années que je vis à Montréal et lorsque mon Capitaine part au loin. La solitude ne me fait pas peur et est même devenue une amie indispensable pour me ressourcer. Me cacher? Je crois, au contraire, que la solitude permet de se retrouver et de s’assumer. Elle permet d’aller vers les autres, plus confiante.

  • Terme d’escrime. Mouvement en arrière, par lequel on se met hors de l’atteinte des bottes que porte l’adversaire.

L’adversaire étant le travail que je faisais, je n’ai plus envie de perdre de précieuses minutes de ma vie pour des gens qui n’en valent pas la peine. Comme on dit, il faut choisir ses batailles et celle-là (i.e. délaisser mon travail professionnel) n’est pas une perte.

  • Se dit des eaux qui reviennent dans leur lit.

Moi qui ai toujours aimé l’eau, qui suis un signe d’eau (Poissons), peut-être avais-je peur d’une partie de moi-même que j’ose maintenant confronter avec respect et crainte. Je reviens à la maison…

  • L’art de prendre sa retraite sans battre en retraite

Je prends ma retraite de mon milieu professionnel mais non de la vie! J’ai envie de faire ce qui me rend heureuse : superviser des intervenants, peindre et exposer, m’exposer à la vie, partager cette partie qui rend mon Capitaine si vivant, et par surcroît moi aussi.

L’année 2017 promet d’être radieuse : Deux projets me tiennent maintenant à cœur : l’exposition d’Artistes de cœur (http://artistesdecoeur.com/) et ma traversée.

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Maudit que j’ai aucun regret face à la décision que j’ai prise. L’aventure et l’inconnu m’attendent. On verra bien 🙂

Femme de marin 2017-01: OMG!! Je peux pas croire que je vais traverser!!!

C’est venu comme ça, d’un coup! Comme une voix qui contrôle votre cerveau : j’allais traverser. Enfin, probablement…

En fait, l’aventure a commencé en 2008 lorsque le Capitaine avait décidé de faire le Retour aux sources : une traversée de l’Atlantique en flottille entre Québec et La Rochelle, une activité de portée internationale, présentée par la Fédération de voile du Québec (FVQ) dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec, et qui a eu lieu du 6 juillet au 24 août 2008.

Il s’agissait d’un véritable retour aux sources puisque trois siècles et demi auparavant, en mai 1665, c’est de La Rochelle que partit Pierre de Saurel avec ses hommes, appelés à devenir les premiers Sorelois, pour aller rebâtir le fort de 1642 et donner une seconde naissance à notre région.

Quarante-quatre jours en mer et 3557 milles nautiques … une expérience maritime fantastique et un événement historique unique dont un bilan technique a été publié : http://www.escalenautique.qc.ca/pdf/archives/bilan%20tech.pdf.. Moi, j’étais restée sur le quai à regarder mon Capitaine partir, braillant comme une grosse baleine échouée. J’avais l’impression que je ne le reverrais plus. Une vraie honte!

Un an auparavant, le Nomade II, notre voilier, s’inscrivait à la course avec, à son bord, le Capitaine Serge Paul, Chantal Massicotte, Germain Gobeil et moi pour se tester lors d’une traversée aux Iles-de-la-Madeleine. C’est là que j’ai su que je n’étais pas faite pour une traversée. Moi qui m’étais contentée toute ma vie de patauger sur les bords d’un lac, de prendre la traverse de Lévis ou d’embarquer dans une chaloupe (méchantes expériences!), je n’avais aucune espèce d’idée de ce que représentait une traversée en mer. Pour un complément d’information, vous devez savoir que j’ai appris à nager à l’âge de 18 ans, forcée par l’obligation de ce cours pour avoir mon DEC, et que c’est de peur bleue foncée que j’ai passé la session à en faire des cauchemars. C’est par l’aide de ma belle-sœur de l’époque, Linda Liboiron, que j’ai fini par apprendre à nager mais que je ne me suis jamais sentie en sécurité de nager en eaux profondes puisque je ne sais pas nager sur place. Plusieurs personnes ont essayé de me l’apprendre mais sans succès. C’est comme si mon corps se transformait en bloc de béton! Revenons aux Iles-de-la-Madeleine…

Je n’ai jamais pu dormir en mer, trop stressée par ce que mon imagination s’amusait à inscrire dans ma tête sur le pire qui allait arriver. En débarquant à l’Étang-du-Nord, je me rappelle très bien avoir pris une décision : il n’était pas question pour moi de revenir en voilier, encore moins de traverser l’Atlantique. J’allais prendre le traversier, quitte à les attendre toute la journée à Souris (Ile-du-Prince-Edouard). C’est ce que je fis. Je gardais frais en mémoire un mauvais temps qui nous avait obligés à réunir toutes nos compétences ensemble, telle une équipe. Je me rappelle entre autres que le Capitaine et Germain tentaient à la proue du navire de poser le foc tempête, tandis que Chantal barrait. Où étais-je durant tout ce temps? Simplement assise sur un banc du cockpit, tétanisée par les rafales qui s’abattaient sur nous. Un moment donné, les deux gars à la pointe du bateau nous ont crié qu’il fallait border une drisse et comme Chantal était à la barre du bateau et la drisse à distance respectable, elle n’arrivait pas à coordonner les deux. C’est là que la colère s’est emparée de moi, colère d’être là plutôt que dans un ailleurs douillet, me demandant si c’était vraiment nécessaire ce que je vivais présentement dans ma vie. Je me suis alors levée d’un bond et j’ai saisis la drisse que Chantal n’arrivait pas à contrôler. Tout ce dont je me rappelle c’est d’avoir bordé la drisse telle que demandée et d’avoir tiré tout le long sans cesser de descendre tous les Saints du ciel! C… d’h… de tab…. !

La grande question existentielle était de me demander pourquoi je m’infligeais tout ce stress, inutile à mon avis. C’était une bonne question et qui valait la peine de s’arrêter. J’ai lâché prise et j’ai décidé que je resterais au quai.  Ça m’a pris quelques années avant d’accepter cette défaite, d’être à l’aise avec cette décision.

Mais ce n’est qu’en 2012 que j’ai formulé une décision définitive. C’était l’été où j’allais rejoindre mon Capitaine en Italie. J’arrivais à Rome, nous avions loué une voiture et longions la côte amalfitaine. De là, nous récupérions le bateau et traversions le détroit de Messine pour aller en Sicile. Il faut savoir que le détroit de Messine a un trafic maritime continu. Ce jour-là, il y avait une mer croisée importante, ce qui me rendait particulièrement anxieuse tout au long du voyage. Ce ne fut pas de tout repos ni pour moi, ni pour le Capitaine malheureux de me voir si inconfortable. Lorsque nous avons enfin réussi à arriver à bon port, c’est là que j’ai pris une décision importante : consciente que je n’étais pas faite pour de longues traversées, j’offrais à mon chum de naviguer seul, pu capable de naviguer! Ce n’était pas des vacances pour moi mais une torture!  Le Capitaine me proposa alors de visiter les villes et l’intérieur de certains pays sans naviguer, ce que nous fîmes à mon grand soulagement. Les voyages qui suivirent furent des plus agréables car je n’avais plus à me soucier de prendre la mer, tout en vivant sur le bateau.

Le dernier voyage du Capitaine cette année fut écourté par un problème de transmission sur Magibourg II, voilier de nos amis Marcel et Ghyslaine Bourgeault (https://maler999.wordpress.com/2016/12/28/2016-2-chronique-dun-matelot-2/). La suite du voyage a donc été remise à la fin de 2017. Samedi dernier, nous les invitons à souper chez nous. Nous parlons du prochain voyage et l’alcool me rendant guillerette, v’là ti pas que je dis que « peut-être » je pourrais faire la traversée Îles Canaries-Martinique avec eux. OMG!!!! Je peux pas croire que j’ai dit ça!!!

Je vais débuter ma retraite progressive le 1er avril prochain. Je voyais l’année se dérouler comme à l’habitude : le Capitaine part (habituellement) en avril. J’allais passer l’été seule à travailler et entreprendre le début de mon congé de 6 mois, l’automne prochain, d’une façon « pépère », pour pas dire « mémère », en me levant tard, en peignant et me prélassant dans la maison. Ben non! Moi j’aime ça la misère!!! Tant qu’à rusher, rushons!!! Vais faire l’édition 2017 d’Artistes de Cœur et après hop!, embarquons sur Magigourg II pour une traversée à se faire brasser le popotin pendant 3 semaines sans arrêt. Vive les sacres, les faces de boeuuuu et le manque de sommeil!!! Je vais avoir 61 ans et je peux pas croire que j’ai dit oui à ça!!!! Attachez-moé kékun!!!   Crissss de folle qui aime se donner de la misère!!!

Bon, j’ai pas dit un oui définitif mais ça s’enligne pour ça. Gigi est heureuse d’avoir une compagne de voyage, Marcel (le Capitaine du Magibourg) est soulagé de ne pas être le seul souffre-douleur des humeurs de mon Capitaine et ce dernier voit son rêve réalisé! Je ne le fais pas pour les autres mais pour relever un défi. Moi qui m’emmerde royalement dans ma job, je me dis qu’on a juste une vie à vivre et vaut mieux avoir des remords que des regrets. Bon, j’exagère un peu et personne ne m’y force mais je dois être un peu folle ou inconsciente, faut croire. Y a des tas de gens qui l’ont fait sans expérience et qui ont réussi. J’entends d’ici ma chum Alice qui s’exclame : « Hey, t’es malade? ». Ben oui, je pense…. Le truc de Gigi : ne pas y penser d’ici là.

Donc, samedi dernier, entre le mets principal et le dessert, on va fumer sur la galerie. Gigi, qui est d’un naturel désarmant et insouciant (elle s’énarve jamais avec rien), me dit : « On a tout fait pour essayer de renverser le bateau et ça a jamais marché. De toute façon, faut ben mourir de quelque chose. Si t’es pour mourir noyée, ce sera ça ». Batinsse!!,dis-moé pas ça!!! Bon, je sais qu’elle veut m’encourager, minimiser les dégâts mais je suis pas rendue là. Le temps va faire son œuvre….

Je m’en suis voulue de ne pas traverser malgré ma peur en 2008. Je l’ai jamais dit à personne mais je me suis trouvée « chicken ».  Là, j’ai une seconde chance. Ce sera pas 6 semaines de traversée mais la moitié. Bon, je leur ai dit : « Si vous êtes prêts à m’entendre sacrer et tempêter pendant 3 semaines, l’affaire est ketchup! ».

Sylvie (Santerre), faut que je te parle quand tu seras de retour de Thaïlande!!!! Je peux pas abandonner Artistes de Cœur. C’est trop important pour moi. Je veux faire les deux!!! Du moment que j’ai le temps d’exposer une dernière fois, après on verra. Pour l’instant, je suis plus préoccupée par les œuvres que je vais réaliser pour l’édition Artistes de Cœur 2017… Égocentrique de même….

Morale de l’histoire: faut jamais dire jamais!

2016-2: Chronique d’un matelot #2

Déception est le mot qui décrit le mieux ce que nous vivions lundi matin, Marcel et moi, nous nous regardions et hochions la tête ensemble et pas de dire l’an prochain !

Le tout débuta jeudi passé, le vent du nord qui entrait dans le cockpit faisait que la température était inconfortable sans coupe-vent ou chemise extra. Donc, Marcel suggéra de retourner le voilier pour que le vent puisse arriver de la proue et que nous soyons bien à l’abri du cockpit et dodger. Aussitôt sortis des quais, je vois Ghislaine qui embraye la transmission avant, ensuite arrière. Je lui demande ce qui se passe, nous n’avons plus de propulsion avant, me dit-elle.

Après quelques essais, l’avant fonctionne. On se dirige vers notre place à quai et plus de propulsion avant, le bout du quai sous le vent est libre. Je lui suggère de se diriger là du reculons. Manœuvre bien exécutée, le bateau est amarré. Il faut savoir que nous avions vécu un problème similaire en partant d’Almérimar et par la suite en entrant à Barbate. Un mécanicien était venu regarder le problème et en avait conclu que ce n’était qu’un problème d’ajustement des câbles d’embrayage. Il faut admettre qu’à ce moment-là nous étions un peu sceptiques, mais comme le tout fonctionnait à merveille, nous nous étions donc convaincus que le problème était résolu.

Je me dépêche de regarder l’ajustement du câble, il semble bon. Je le défais, nous essayons d’embrayer la transmission d’avant, d’arrière manuellement, le même problème persiste! Nous sommes vendredi le 23 décembre en fin d’après-midi. Marcel va voir à la marina, pas de mécanicien disponible avant lundi matin le 26, date qui était notre journée prévue de départ. Pas le choix, il faut faire avec! Nous avons des doutes sur une réparation facile, surtout que la transmission de Magibourg est un sail-drive et qu’advenant le fait qu’il faille l’ouvrir, il faudra sortir le voilier de l’eau. Dans ce cas, comme nous sommes dans le temps des Fêtes et que Marcel doit retourner au plus tard fin janvier pour le travail, la traversée semble fichue pour le moment

L’arrivée le lendemain de Maude et Samuel, les plus vieux des petits-enfants de Ghislaine et Marcel, aura quand même lieu et nous essayons de garder espoir malgré tout.

Donc l’annonce par le mécanicien qu’il n’aura pas le choix de sortir le bateau de l’eau, qu’il sera impossible de commander les pièces avant le début janvier et que ça prendra au moins deux semaines en janvier avant de pouvoir remettre le bateau à l’eau au mieux, tout cela a scellé notre destinée.

Nous en profiterons pour visiter l’île que tout le monde apprécie et de préparer le retour. J’essaie de prendre le premier avion disponible pour revenir à la maison le plus tôt possible, les autres vont fermer le bateau et ensuite iront visiter Londres quelques jours avant le retour à la maison.

Ainsi se termina notre traversée, un tour dans la marina.

Bonne journée à vous tous et surtout une très bonne Année!

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2016-1: Chronique d’un matelot #1

Nous sommes sur Magibourg III, un Dufour425 appartenant à Ghislaine et Marcel Bourgault. Cet automne je leur avais donné un coup de main pour faire transiter leur voilier de la marina di Ragusa en Sicile jusqu‘ici à la Marina de Lanzarote en faisant deux arrêts, soit la premier a Almérimar en Espagne côté méditerranéen pour faire le plein de diesel et un deuxième arrêt à Barbate après avoir franchi le détroit de Gibraltar où nous avons attendu une fenêtre météo favorable pour continuer vers Lanzarote aux Canaries.

Le trajet Montréal-Lanzarote, ne fut pas ce que j’appellerais un plaisant voyage: 2 heures de retard pour le départ de Montréal, assis dans l’avion à attendre qu’ils sortent les bagages de la soute pour les recompter et les remettent à bord, ensuite presque 4 heures de retard a Gatwick où un épais brouillard semblait être la cause de retard de la majorité des avions de l’aéroport. Une fois atterris à la marina de Lanzarote qui se trouve dans la ville d’Arrecife, marina que je n’aurais aucune difficulté à recommander d’ailleurs. Ce fut les préparatifs pour le retour à Montréal avec l’intention de revenir 5 semaines plus tard, soit un départ de Montréal le 16 décembre via Londres. Une fois de retour nous trouvons un bateau qui nous attend paisiblement, sans mauvaise surprise sinon que le support pour le pilote automatique que Marcel avait fait refaire avait un défaut de fabrication. Nous avons dû trouver un atelier d’usinage et attendre le nouveau morceau qui était prêt jeudi après-midi tel que promis. Donc en attendant le départ prévu pour le lendemain de Noël lundi le 26, ce sera la révision générale du bateau, incluant une sortie de l’eau pour l’inspecteur maritime, l’installation des bracelets pour personne à la mer, le AIS d’ICOM receveur et transmetteur et l’achat d’un deuxième équipement de pêche car nous aimerions bien un peu de poisson frais pour notre traversée.

Les deux plus vieux petits-enfants de Marcel et Ghislaine (Maude et Samuel) qui seront dans leur congé scolaire du CEGEP nous rejoindrons le 24 décembre avec un départ planifié vers le Cap Vert avant la destination finale au Marin en Martinique. Notre trajet planifié se fera en deux étapes, soit une première de 972 milles nautiques et une deuxième de 2096 milles nautiques, avec une vitesse espér. de 5,5 nœuds. Nous devrions naviguer pendant environ 23 jours. On verra bien à notre arrivée si mes projections sont bonnes.

Bonne journée à vous tous

Des nouvelles du Capitaine…

Le Capitaine est parti aider nos amis du bateau Magibourg, Marcel et Ghislaine Bourgeault, à ramener leur bateau de la Sicile jusqu’aux Iles Canaries. Ils sont partis de Ragusa et se dirigent présentement à Lanzarote.

Ils filent à environ 5-7 noeuds et c’est la soirée le plus froide du voyage à date: combinaisons, bas de laine, pantalons et même la tuque. L’eau était à 22.4 en Méditerranée et elle a descendu à 18.1 à Barbate. Ils ont présentement un petit vent travers arrière et une forte houle du large, moteur et génois.
Ils devraient arriver dans la nuit de mercredi ou jeudi à Lanzarote.

Je sais, d’habitude il n’est pas question que le Capitaine parte durant l’hiver mais c’est exceptionnel. Nos amis Marcel et Gigi nous ont tellement aidé pour la rénovation de notre maison qu’on ne peut rien refuser à des amis aussi fidèles et dévoués. La deuxième partie du voyage, soit de Lanzarote jusqu’en Martinique se fera durant les Fêtes.

Chronique du Capitaine 2016-30 : Grèce & Turquie-À l’an prochain

Bonjour à vous tous,

Voici la dernière chronique pour ma saison de navigation. Beaucoup de belles images en tête, mais aussi une saison en dents de scie, mon fils qui tarde à refaire son dos qui m’inquiète, la sœur de Mado qui décède en quelques mois après la découverte d’un cancer. Il faut savoir que c’était elle qui s’occupait de leur mère, demeurant toutes deux à Québec. Maintenant Mado prend la relève avec tout ce que cela implique logistiquement, mais elle peut remercier sa grande amie Guylaine pour tout le support qu’elle lui apporte. Merci Guylaine et j’espère que tu apprécieras ton voyage en notre compagnie l’an prochain.

Mon moteur qui rend l’âme, Oui, même un voilier est équipé d’un moteur pour entrer et sortir des ports, pour s’assurer que l’ancre est bien crochée et pour tout simplement avancer lorsqu’il n’y a pas de vent ou aller contre le vent lorsque le temps presse. Il y a eu aussi la contamination de mon carburant qui a fait que mon moteur tout neuf s’est arrêté par deux fois en mer. Ma blonde qui ne vient pas me rejoindre durant ses vacances pour la première fois.

Tout cela fait que j’ai tourné les coins ronds sur mon trajet planifié. Au lieu de visiter 36 îles tel que prévu, j’en ai visité 26 plus la côte Turque, de Marmaris jusqu’à Kuşadası. De quoi se plaint-il dirai vous, je ne me plains pas, simplement une constatation. De quoi je me plaindrais, je me sens tellement choyé de pouvoir voyager de la façon que je fais.

La Grèce, quelle différence entre certaines îles et encore plus avec Athènes. Athènes n’est pas vraiment sale, mais elle paraît sale avec ses graffitis et bâtisses abandonnées. Si ce n’était de l’Acropolis et de ses musées, je n’y resterais pas longtemps. Les îles, il y en a pour tous les goûts, Mykonos et Santorini (Thira) avec sa faune touristique, à l’opposé Levitha, une seule famille, père, mère et leurs deux fils qui ont installé des mouillages et nous invitent à manger dans leur taverna le soir. Ils y élèvent moutons, chèvres, poules et en plus font la pêche. Un havre de paix et une belle escale entre le Dodécanèse et les Cyclades. Pas de traversier, pas d’aéroport, vous vous y rendez par vos propres moyens ou vous n’y allez pas tout simplement. Sans oublier la panoplie d’îles entre ces deux extrêmes. Quelques-unes ont des aéroports, la plupart un ou des traversiers qui y font la navette.

Les gens sont généralement gentils. Par contre, les heures d’ouverture gagneraient à être affichées, la plupart du temps elles ne le sont pas. Les sites archéologiques pourraient être mieux entretenus ou même fouillés, mais j’imagine que c’est faute d’argent.

Parlons argent une minute : mis à part la restauration et les cafés qui sont quand même bien, je crois qu’il manque quelque chose à la Grèce. Pas à moi de leur dire quoi faire, mais lorsque tu lis dans les journaux qu’ils sont au bord de la faillite, que les gens peinent à joindre les deux bouts, et que lorsque j’arrive dans un port, souvent on ne me collecte pas, ou s’ils le font c’est souvent à des prix dérisoires de 4 ou 5 euros la nuit, avec eau et électricité. C’est à se poser des questions. Lorsque je suis arrivé en Grèce il y a 5 ans il en coûtait tant par 3 mois pour bateau n’étant pas enregistré en Europe qu’il soit à l’eau ou à terre, les premiers 3 mois étant gratuits. Depuis, ils ont changé la loi avec des tarifs différents s’appliquant à tous les bateaux non grecs, mais ils n’ont pas trouvé le moyen d’appliquer cette nouvelle loi, mais ils ne collectent plus selon l’ancienne loi non plus. Chercher l’erreur, ce n’est pas que je suis riche, loin de là, surtout avec mon nouveau moteur, mais je crois que je devrais payer un minimum pour au moins aider à l’entretien des infrastructures.

Vous me permettrez de revenir sur la Turquie. Le 18 mai, je la quittais pour Samos en Grèce. Il s’est passé beaucoup de choses en Turquie depuis : le coup d’état manqué du 15 juillet à la dérive vers la dictature religieuse, c’est mon interprétation et j’espère de tout mon cœur que le temps me donnera tort.

‘’ Le bilan d’étape de la première semaine de répression est éloquent: 13 165 gardés à vue, 8 500 incarcérations, plus de 80 000 fonctionnaires, dont près de la moitié des enseignants, mis à pied. Parmi eux, le quart des magistrats du pays dont deux membres de la Cour constitutionnelle, de dizaines de membres du Conseil d’Etat, de la Cour de cassation. Un millier d’écoles, 16 universités privées, 39 chaînes de radio et de télévision, 45 quotidiens et 3 agences de presse ont été fermés, leurs biens confisqués. 1 550 doyens de facultés démis de leurs fonctions, 1 200 associations et fondations, une vingtaine de syndicats interdits, une centaine de résidences universitaires fermées et confisquées.’’ Journal Libération 28 juillet 2016

Laissez-moi vous dire que les gens que j’ai eu le plaisir de rencontrer en Turquie m’ont tous laissé de belles impressions qui seront gravées dans ma mémoire encore longtemps. Je leur souhaite le pays de leur rêve.

Maintenant, Nomade est réparé et je commence à penser à l’an prochain. Quelle marina pour recevoir mon amoureuse et sa copine Guylaine l’an prochain? Probablement Zea Marina. Quel trajet? Je penche toujours pour le Nord de la mer Égée et ensuite la mer de Marmara, pour y laisser le bateau aux environs d’Istanbul, probablement Yalova, si la Turquie est toujours vivable il va sans dire. Pour l’année suivante, la mer Noire et un début de retour par la Méditerranée ou prendre le Danube et traverser l’Europe, mais j’ai des recherches à faire avant de pouvoir décider.

Vous pouvez voir le trajet qui vient de se compléter sur Google via le lien suivant :

https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zzVvpQcwbyk0.ky4cITmQXpTg

Là-dessus, bonne saison en espérant que mes écrits vous ont plu.

Serge du Centrotel Istanbul

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Chronique du Capitaine 2016-29 : Grèce-Égine-Athènes

Bonjour à vous tous,

Après une visite du site archéologique de Kolona et de son musée, quand même intéressant, j’ai décidé d’aller passer la fin de semaine à Athènes. L’Acropolis et ses musées sont à voir il n’y a pas de doute, la ville a son mélange de bâtiments bien entretenus et ceux laissés à l’abandon. On retrouve des graffitis à profusion, dont plusieurs de mauvais goût.

Le système de transport est, par contre, assez bien fait, facile de se déplacer et de s’y retrouver et les coûts sont plutôt bien. Les noms sont généralement en anglais sous le nom grec et la plupart des gens peuvent vous aider si vous leur parlez en anglais.

L’Acropolis est pour moi une merveille. Par contre, il y a des travaux qui, espérons, rendront l’ensemble encore plus grandiose. De tous les sites archéologiques de la Grèce vus à date, c’est celui à voir. Si vous planifiez y aller, je vous suggère le matin tôt avant que le soleil et les files d’attente diminuent votre plaisir. Ensuite, le musée archéologique juste à côté se doit d’être visité.

 

Quoi dire d’autre? Il y en a tellement, mais en même temps je vais vous laisser vous faire une idée en regardant les photos.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-27 : Grèce-Égine-1

Bonjour à vous tous,

Me voici au sec, sur la terre ferme. Nomade reprend ses forces et son allure tranquillement. Le chantier n’est pas cher mais manque aussi d’amour. Par contre, les gens sont gentils et avenants. Cependant, tout pourrait être mieux entretenu mais je vais faire avec. Encore deux semaines et je serai de retour.

Ici c’est soit le taxi, une auto ou une moto pour se déplacer. J’ai opté pour la moto, moins chère, mais aussi tellement plus confortable dans cette chaleur.

Donc les travaux sont commencés, les cordages presque tous rincés à l’eau savonneuse et ensuite à l’eau fraîche. Il faut savoir qu’au soleil et à l’eau salée ils deviennent de moins en moins malléables. La grand-voile lavée et remisée, l’extérieur du bateau a été lavé et mon réservoir a été vidé, nettoyé à sec et il y avait des algues, une sorte de goudron noir et des déchets dû aux travaux  faits à Kos.  J’ai trouvé un mécanicien pour faire le premier entretien du moteur après 50 heures, qui, j’espère, pourra venir aujourd’hui.

Hier j’ai aussi commencé à visiter l’île, la partie Nord de Souvala à Palaiachora ensuite Agia Marina pour revenir travailler au bateau. Souvala, un petit port de pêche joli sans plus, ensuite à l’intérieur des terres pour Palaiachora qui est la première Chora que je vois abandonnée mais qui lui donne un cachet vraiment spécial. Les habitants de la côte y avaient été poussés pour pouvoir se protéger des pirates. Barbe Rousse y avait mené une razzia, tuant les hommes et amenant femmes et enfants pour les vendre comme esclaves. Mais de voir toutes ses bâtisses de pierre parsemées tout autour de la colline et plusieurs encore en bon état après tant de siècles, ou parfois des meubles y sont encore présents, des icônes peintes sur les murs encore partiellement présents, vraiment impressionnant!

Ensuite une visite à Agia Marina, une station balnéaire avec plages, tavernas, boutiques de toute sorte et hôtels. Je me suis arrêté pour manger et admirer la mer, les gens et les bateaux à l’ancre. Ensuite de retour au chantier, les travaux ne se feront pas tout seuls.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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