La chronique du Capitaine 2020-26 : Lelystad

Finalement, je suis arrivé à destination, parti de Québec sur le train le 19 août, j’arrive le 20 à Marseille avec Mireille pour me recevoir. Le lendemain après une épicerie, Mireille vient me reconduire à Port-Saint-Louis-du-Rhône où se trouve Nomade qui m’attend bien gentiment sur ses pattes bien au sec. La préparation, rencontrer de nouveaux gens, Frédéric, Niklas, revoir de belles connaissances comme Françoise et Gilles, Bruno et sa douce. Rencontrer Jean-Bernard et Jean-François avec sa conjointe Sylvie et un peu plus tard Clémentine, une des filles de Sylvie, et Jean-François qui était à bicyclette à découvrir le sud de la France. Me voilà prêt à partir avec Nomade mais sans mât, car lui est parti par la route.

Le 9 septembre avec Jean-Bernard et Jean-François nous passons notre première écluse pour quitter la Méditerranée et entrer sur le Rhône pour un voyage qui, à ce moment j’espérais, me permettra de me rendre aux Pays-Bas. Le voyage est commencé, je suis déjà inquiet, car un avis à Batellerie m’avertit déjà qu’il y a un problème si mon tirant d’eau est plus de 1,60 mètres et le mien est de 1,65 mètres. L’autre option, la rivière Moselle, est déjà fermée à la navigation depuis juillet. Donc direction Saint-Jean-de-Losne et de là je verrai de quoi il en retourne me dis-je. Dix-neuf écluses plus tard et un merveilleux parcours avec Jean-Bernard et Jean-François, mes nouveaux copains de voyage, me quittent et ma situation est pire qu’au départ car la sécheresse n’a fait qu’empirer. Je me donne jusqu’au 18 octobre et si les niveaux d’eau de montent pas je laisserai Nomade à Saint-Jean-de-Losne en espérant pouvoir repartir le printemps prochain. Finalement 2 semaines de pluie sont annoncées, Véronique s’offre de partir de Montréal pour faire le trajet avec moi, je n’ose pas accepter, je ne sais pas où je pourrai me rendre, peut-être devrais-je rebrousser chemin. Le 1er Octobre je quitte, il pleut mais pas assez à mon goût je suis même obligé d’arrêter à Thoraise car le niveau d’eau est trop bas devant moi, mais au moins la pluie continue. Après deux jours ça passe, du moins jusqu’à Hagenbach où la limite de 1,60 mètres est toujours en effet, mais ayant parlé aux responsables des écluses, ceux-ci croient que je devrais pouvoir passer. Finalement après avoir gratté la vase et avoir mis Nomade à plein régime, je passe le dernier endroit litigieux. Direction Bâle en Suisse, ce qui me permettra d’avoir un autre 18 mois de séjour en Union européenne sans à avoir à payer leur taxe sur Nomade.

Donc un autre 127 écluses faites et seul cette fois. Maintenant, direction Strasbourg où Véronique viendra me rejoindre pour le reste du trajet. Ici on est sur la frontière France/Allemagne jusqu’à Speyer où là on est définitivement en Allemagne et ça jusqu’à ce que nous arrivions aux Pays-Bas sans oublier un autre 12 écluses pour un total de 158 car les écluses c’est fini pour cette année. Après la descente du Rhin, car avec le courant descendant vers la mer on ne peut pas dire autre chose qu’une descente, et la beauté des paysages nous arrivons aux Pays-Bas. Un peu surpris de voir autant de cargos et autant de courants surtout après avoir quitté le Rhin.  Paysages plats, rivière un peu moins large, autant sinon plus d’oiseaux, mais pas un seul mammifère marin de tout le voyage, je suis un peu surpris. Puis finalement notre premier moulin à vent, nous sommes aux Pays-Bas quand même. Autre surprise, les cartes ne fonctionnent pas souvent ici, ni crédit ni débit, mis à part les guichets automatiques, il est préférable d’avoir du comptant. La dernière journée de navigation fut la plus mouvementée de tout le voyage. J’aurais pu attendre le lendemain matin où ils annonçaient des vents plus légers en matinée. Rien de bien grave, des vents d’environ 35-40 km/h dans le nez pour environ 2 heures sur les 2h30 à faire, on en sera quitte pour une bonne trempette mais nous sommes arrivés. Flevo Marina à Lelystad, je ne peux pas dire que je suis content de mon choix de marina. Le bateau va sortir de l’eau après mon départ et retourner à l’eau avant mon arrivée. Par contre les gens sont très gentils, la marina est loin de la ville, mais très sécuritaire selon ce que je peux voir. Nous avons le Wifi mais la plupart du temps trop faible du bateau et à cause de la Covid, pas grand place si ce n’est le lavoir ou les toilettes pour avoir du wifi tout en restant au chaud.

Sur le bateau, la toilette ainsi que le tuyau de sortie ont dû être remplacés, le froid qui m’empêche de faire plusieurs travaux et vlam ma réservation d’avion est annulée, l’hostie de Covid!! Je me vire de bord et trouve d’autres vols à deux fois le prix pour la même date. Plus chanceux que Véronique qui, depuis lundi, essaie de changer sa date de retour et qui se fait niaiser.

Bonjour de Nomade à Lelystad

La chronique du Capitaine 2020-25 : Kampen

Connaissez-vous la Bernache cravant? Moi oui.

Aujourd’hui deux cargos, c’est tout. C’est de beaucoup le plus petit nombre de cargos rencontrés depuis que j’ai pris le Rhin. Je dirais que depuis que j’ai quitté la Suisse j’ai rencontré une bonne trentaine de cargos par jour. Depuis que j’ai quitté le Rhin, ça avait beaucoup diminué mais deux, on risque de s’endormir. Aujourd’hui encore des moulins à vent, encore des pêcheurs, des oiseaux de toutes sortes, des chevaux, des vaches, mais je n’ai pas vu aucun autre animal que ceux mentionnés.

À l’approche de Kampen des mâts, beaucoup de mâts, plaisir et surprise, on s’approche du but. Nomade n’aura peut-être pas son mât cette année, mais c’est tout comme. L’air salin n’est pas encore au rendez-vous, mais c’est tout comme. Les mers intérieures ne sont qu’à une vingtaine de kilomètres et les voiliers nous le confirment. Jolie ville et plein de grands voiliers Kampen, j’entre dans la marina W.S.V Buitenhaven, pas grand place de manœuvre mais on finit par se faire montrer un endroit où s’amarrer pour la nuit. Et nous voilà déjà prêts à partir pour découvrir la ville.

Très belle ville, le monde marin est au rendez-vous. Par contre pas beaucoup de masques ici, du côté plus positif aucun itinérant, du moins nous n’en avons vu aucun. Les gens toujours aussi avenants, toujours aussi gentils. L’architecture toujours aussi belle et si une personne ne parle pas l’anglais elle parle le français. Sans oublier que les choses sont un peu moins dispendieuses que celles des endroits visités à date aux Pays-Bas. En parlant des Pays-Bas, les cartes de crédit et bancaires sont un problème ici, mis à part les guichets de banque nous n’avons trouvé aucun endroit qui acceptait nos cartes, mieux vaut avoir du sonnant sur vous sinon passez-vous en.

Ah oui j’oubliais la Bernache, à vrai dire je n’oubliais rien, c’est voulu.

Bonjour de Nomade

Bernache Cravant

La chronique du Capitaine 2020-24 : Zutphen, Ijsselzitch

Je suis surpris du nombre de cargos rencontrés depuis notre entrée aux Pays-Bas. Les rivières rapetissent mais encore beaucoup de cargos. Les paysages sont plus champêtres et plus de montagnes même pas de petites collines, mais le courant toujours présent quoique moins rapide qu’en Allemagne. L’arrivée à Zutphen se fait bien, même un plaisancier pour nous indiquer où s’amarrer, comment et où laisser notre argent, car la marina est fermée ici aussi. Il nous indique qu’il y a un marché ouvert et que nous devrions aller y faire un tour. Aussitôt le bateau bien en sécurité nous nous empressons pour aller vérifier ce marché. Jolie ville, marché intéressant, pas mal de monde dans les rues, le marché est intéressant et nous retournons au bateau. En fin d’après-midi on retourne visiter, plus personne dans les rues, tout est fermé comme dans les autres villes des Pays-Bas visitées à date.

Départ pour Ijsselzitch (Veessen). Beaucoup moins de cargos finalement et nous voyons nos trois premiers moulins à vent, nous sommes dans les pays des moulins à vents quand même. Le premier que nous voyons était à Deventer et le troisième, ici juste à côté de nous, nous allons dormir sous ses ailes ce soir. Marina presque vide, quelques maisons, mais un sentier de 12 kilomètres qui nous a permis de vraiment admirer et profiter de la campagne néerlandaise. Encore personne ici, on prend une enveloppe y remplit la feuille et on y ajoute la somme demandée et ensuite on la glisse dans une boîte. L’enregistrement et le péage sont complétés.

Bonjour de Nomade

La chronique du Capitaine 2020-23 : Pays-Bas, Arnhem, Doesburg

Me voilà dans la dernière étape ou pays, les Pays-Bas à Arnhem pour la nommer. En approchant d’Emmerich à la frontière Allemande/Pays-Bas il n’est que 11h00 et je commence à me dire que j’avais hâte de débuter la dernière étape. Après consultation avec mon équipière on décide de continuer, direction Arnhem. Je passe la frontière à 11h32 exactement, ensuite nous quittons le Rhin pour Neder Rjin un autre cours d’eau que nous quitterons déjà demain.

Ce denier passage sur le Rhin fut quand même plus plaisant. De plus en plus de fermes, plus la campagne, moins d’industries, des éoliennes, mais autant de navires. L’Allemagne fut une belle découverte car mis à part quelques arrêts à l’aéroport de Munich, ma seule visite de ce pays remontait aux années 70 à Hambourg lorsque j’étais dans la marine.

Donc ici à la marina de Valkenburg tout est fermé. Je réussis à rejoindre un responsable de la capitainerie pour les formalités. Pour le moment aux Pays-Bas, dû au Covid, les restaurants, cafés, bars sont fermés. Nous avons quand même pu faire notre épicerie et aller marcher dans le centre-ville. Pas beaucoup de gens et toutes les boutiques étaient aussi fermées, même le magnifique restaurant de la marina.

Le lendemain matin, départ tôt pour Doesburg, ça nous permettra de mieux visiter on espère. On arrive à la marina : 1 bateau de plaisance et 4 chaloupes, personne aux alentours, mais tout est automatisé et l’appareil est même multilingue. En même temps tout est payant : douches, électricité, eau et le quaiage il va sans dire. Par contre tout est propre, donc il doit bien y avoir quelqu’un qui vient faire le ménage. Une promenade en ville nous fait découvrir un bel endroit avec de l’histoire, Doesburg étant un ancien lieu de troc mais qui a aussi été partiellement détruit durant la deuxième guerre. C’est dans un de ces musées que j’ai appris que les pigeons voyageurs faisaient de la photographie aérienne comme espions (Voir photo).

Je regarde dehors : il pleut, les feuilles tombent, on n’est plus l’été il n’y a pas de doute. Sur cette pensée profonde je vous souhaite une bonne journée.

Bonjour de Nomade

La chronique du Capitaine 2020-22 : Duisburg, Wesel

Duisburg un dimanche sous la pluie ce n’est pas la meilleure façon de faire sa découverte, mais quand même une marina tout nouvellement agrandie de 70 à 140 places, par contre, le wifi n’était pas encore fonctionnel. Immense salle de toilette et plein de douches, une laveuse et une sécheuse qui ne fournissaient pas malgré le faible nombre de plaisanciers. Nous partons sous la pluie, tout ou presque est fermé, quelques cafés quasi vides, deux restaurants syriens et une tabagie, c’est tout ce que je me rappelle d’avoir vu ouverts. De retour au bateau ça sera une soirée tranquille. Le lendemain matin départ pour Wesel. Un trajet plutôt monotone et froid si ce n’est qu’au contraire d’hier toutes nos rencontres de cargos se sont faites normalement bâbord sur bâbord. Les châteaux, les vignobles sont bien disparus pour laisser toute la place aux usines. Eh oui nous sommes dans l’industriel ici. Par contre, l’architecture des maisons commence à changer.

L’âne est le symbole de la ville de Wesel ,chose que nous avons vite constatée. Il y a des ânes grandeur nature un peu partout, la ville est quand même jolie, du moins la partie que nous avons visitée. Ici la noirceur débute à 18h00, donc le temps pour visiter et prendre des photos diminue.

Les Pays-Bas approchent.

Bonjour de Nomade

La chronique du Capitaine 2020-21 : Dusseldorf

Après un voyage ordinaire si ce n’est du froid qui est revenu, du moins en partie, et de la quantité phénoménale de cargos et la plupart avec leur carré bleu avec lumières scintillantes. Eh oui la beauté des maisons et des châteaux ne semble plus être au rendez-vous. Nous avons été tellement gâtés que nous sommes probablement devenus un peu difficiles. Mais voici Dusseldorf! Vue du Rhin, une grosse ville, mais pas plus. Je suis quand même curieux et j’ai bien hâte d’aller découvrir cette ville. Pour commencer la marina la plus chère à date cette année soit 32,50 euros, mais ça inclut 2 douches. La gentillesse de la propriétaire vivant à la capitainerie au deuxième étage en chaise roulante et veuve depuis 2 ans m’a vraiment touché. Ensuite notre petit verre de vin de l’arrivée et nous voilà partis à la découverte. Tout est joli, la marche le long du Rhin est magnifique et nous voilà dans la vieille ville du moins une partie de celle-ci. Beaucoup plus de gens qu’à Cologne, mais autant de masques je croirais. Plein de bars, de cafés, de restaurants rue après rue, c’est magnifique! Un arrêt pour goûter de la bière locale, un autre pour le gelato noisette et chocolat pour Véronique et je me contenterai d’une autre bière avant le vin du bateau. Un passage par les quartiers chics sur notre retour, pour exemple un veston à 2,400 Euros dans une vitrine.

Duisbourg approche, à bientôt.

Bonjour de Nomade

La chronique du Capitaine 2020-20 : Cologne

Cologne, une autre grande ville avec tout ce que nous avons  besoin, par contre le trajet fut un peu moins spectaculaire, mais quand même pas laid. Ici le port du masque est obligatoire sur la rue, on voit quand même des gens sans masque mais la majorité le porte. La cathédrale est immense, elle avait été partiellement détruite durant la deuxième guerre mondiale et a été reconstruite. Le pont avec tous ses cadenas que les couples laissent en place comme pour sceller leur amour est impressionnant. J’ai vu plusieurs ponts avec cette pratique mais jamais autant de cadenas. Les vitrines de Noël commencent, un magasin de bonbon qui a bien impressionné Véronique et une escouade mobile qui se promène pour donner à manger et boissons chaudes aux sans-abris.

Bonjour de Nomade

La chronique du Capitaine 2020-19 : Neuwied, Oberwinter, Mondorf

Après St-Goar, Neuwied, complètement différentes comme villes, vraiment rien d’ancien à voir. Tout semble avoir été construit depuis une cinquantaine d’années tout au plus, mais quand même tout est accessible.

Après avoir fait le plein de diesel nous partions pour Oberwinter. Mais c’était sans réaliser que le niveau d’eau du Rhin avait baissé et aussi que nous venions de prendre 50 litres de diesel. Et bien me voilà la quille dans la boue, avec le moteur plein régime. On finit par passer et nous revoilà sur le Rhin avec ses paysages, son flot quasi continu de cargos. On a même du passer entre deux cargos remontant le Rhin, un arborant le fameux carré bleu avec une lumière blanche au centre et l’autre qui le dépassait. Donc nous voilà avec un cargo sur bâbord et un autre sur tribord, assez bizarre croyez-moi. L’autre situation vécue aujourd’hui : en voilà 2 à la queue-leu-leu,  le premier avec son carré bleu et l’autre sans carré bleu, donc on le rencontre assez près tribord sur tribord et je dis à Véronique qui est à la barre : « Tu pointes son arrière et aussitôt que nous le passons tu coupes derrière »,  et on passe l’autre bâbord sur bâbord et le tout fut exécuté à merveille. Et la série de châteaux qui continuent jusqu’à Oberwinter et oups un 180 degrés pour entrer dans la baie et le fond encore. Je mets les gaz, rien à faire, on ne bouge plus et on est pris dans la boue. Après un bon cinq minutes à brûler du diesel je réussis à me sortir de cet endroit. Ouf! On continue direction Mondorf, jolie marina, jolie petite ville pour un repos bien mérité.

Demain Cologne

Bonjour de Nomade

La chronique du Capitaine 2020-18 : St-Goar

Aujourd’hui 51 km, 3h30 plus loin me voici à St-Goar qui se prononce St-Goa , le « R » étant muet. Quelle belle balade et surtout quelle beauté! Le paysage est tout simplement splendide, comme nous avaient dit Andréa et Detlef : « Ça va être très joli la prochaine partie de votre trajet avec les vignobles, les châteaux ». Ils avaient raison tout comme pour la partie de fort courant, mais ça mon guide m’avait averti entre les kilomètres 530 et 531, il faut faire attention car ce sont les courants les plus forts du Rhin navigable, excepté que je dirais plutôt entre les Km 530 et 532.  C’est ici notre record : 19,7 km/h avec Véronique à la barre et le moteur à 2,000 tours/minute seulement. Quel plaisir de naviguer et en plus pas de pluie si ce n’est quelques gouttes seulement.

J’ai fait le compte : cette fois on a rencontré 34 cargos qui remontaient le Rhin et 4 qui nous ont dépassés, plus 1 bateau de plaisance, un catamaran Lagoon 42 qui remontait très tranquillement.

Nous sommes à Hafen St-Goar : marina bien protégée, quasi vide, mais avec électricité, eau, douche, et toilettes à 13,50 Euros. On ne peut pas se plaindre. Visite de St-Goar, par où commencer? Le château Rheinfels il est là qui nous surplombe, il ne nous reste plus qui y monter. Aussitôt dit, aussitôt fait! Une bonne petite marche mais rien à comparer à Kotor au Monténégro. Ce château fût construit de 1245 à 1248 par le conte Dieter. Trois ans ce n’est pas beaucoup pour une si imposante structure. Je trouve même moyen d’installer Véronique dans un carcan, mais faute de tomates et d’oeufs pourris à lui lancer je prends une photo et la relâche. Ensuite une marche dans la ville. Pas bien grande la ville mais quand même jolie. L’accès à internet est difficile, mais on finit par se débrouiller.

Bonjour de Nomade

La chronique du Capitaine 2020-17 : Gernsheim, Wiesbaden

Après Speyer et sa beauté, Gernsheim nous a laissés plutôt froids. Il faut admettre que la marina est dans un port commercial et qu’il y a quand même restaurants, cafés et jolies maisons aux alentours, mais pas plus. C’est même l’endroit où je me suis choqué après deux personnes, une première dans ce voyage.

Je voulais vous parler de la navigation sur les rivières et canaux de l’Europe un peu. Le  « Certificat International de conducteur de bateaux de plaisance » est un prérequis pour conduire une embarcation de plus de 6 chevaux vapeur et jusqu’à 15 mètres au-dessus. Dépendamment du pays, vous pourriez avoir besoin de certifications différentes, mais en France, si vous louez une embarcation, vous n’avez pas besoin de permis. Si vous rencontrez un cargo avec un carré bleu et une lumière blanche scintillante au centre du côté tribord, vous devez le rencontrer tribord sur tribord ou droite sur droite au lieu de gauche sur gauche comme on fait en auto. Quand il pleut et que la visibilité n’est pas à son meilleur il n’est pas toujours facile de repérer ce signal. Ici sur le Rhin je descends le courant donc les bouées rouges sont sur mon tribord, par contre si j’étais sur le Saint-Laurent et que je descendais le courant mes bouées seraient sur? Bâbord! Le courant est à ne pas oublier car si je devais retourner vers la Méditerranée mon bateau ne pourrait pas vraiment remonter le Rhin, le courant est vraiment trop fort,. J’ai atteint des vitesses de 19,4 km/h en régime moyen, lorsque qu’en eau calme le maximum que je peux faire à plein régime est 14 Km/h. Cela vous donne une petite idée des courants poussant Nomade. À ne pas oublier : les cargos que nous rencontrons ou qui nous dépassent, parfois ils sont seuls, d’autres fois ils poussent une barge, parfois même deux de large.

Je suis à Wiesbedan pour deux jours. Nous venons de passer la jonction avec la rivière Main. J’ai maintenant passé le 50e degré de latitude Nord. Encore 2 autres degrés pour atteindre mon but, mais déjà 7 de passés.

J’ai eu le plaisir de revoir Andréa et Detlef de Frankfurt. Nous nous étions rencontrés il y a deux ans à Lesbos en Grèce. Cela fait seulement une semaine qu’ils sont revenus de leur bateau. Nous avons déjeuné, jasé, marché et été faire des commissions, une belle journée quoi. En plus, Detlef pense faire une partie du trajet avec moi l’an prochain. Ça fait déjà deux personnes qui se disent intéressées par une partie de mon trajet l’an prochain. J’aimerais bien mais on verra si cela se concrétise.

En attendant nous planifions partir demain matin pour St-Goar, un trajet de 51 km.

Bonjour de Nomade