Des nouvelles du Capitaine…

Le Capitaine est parti aider nos amis du bateau Magibourg, Marcel et Ghislaine Bourgeault, à ramener leur bateau de la Sicile jusqu’aux Iles Canaries. Ils sont partis de Ragusa et se dirigent présentement à Lanzarote.

Ils filent à environ 5-7 noeuds et c’est la soirée le plus froide du voyage à date: combinaisons, bas de laine, pantalons et même la tuque. L’eau était à 22.4 en Méditerranée et elle a descendu à 18.1 à Barbate. Ils ont présentement un petit vent travers arrière et une forte houle du large, moteur et génois.
Ils devraient arriver dans la nuit de mercredi ou jeudi à Lanzarote.

Je sais, d’habitude il n’est pas question que le Capitaine parte durant l’hiver mais c’est exceptionnel. Nos amis Marcel et Gigi nous ont tellement aidé pour la rénovation de notre maison qu’on ne peut rien refuser à des amis aussi fidèles et dévoués. La deuxième partie du voyage, soit de Lanzarote jusqu’en Martinique se fera durant les Fêtes.

Chronique du Capitaine 2016-30 : Grèce & Turquie-À l’an prochain

Bonjour à vous tous,

Voici la dernière chronique pour ma saison de navigation. Beaucoup de belles images en tête, mais aussi une saison en dents de scie, mon fils qui tarde à refaire son dos qui m’inquiète, la sœur de Mado qui décède en quelques mois après la découverte d’un cancer. Il faut savoir que c’était elle qui s’occupait de leur mère, demeurant toutes deux à Québec. Maintenant Mado prend la relève avec tout ce que cela implique logistiquement, mais elle peut remercier sa grande amie Guylaine pour tout le support qu’elle lui apporte. Merci Guylaine et j’espère que tu apprécieras ton voyage en notre compagnie l’an prochain.

Mon moteur qui rend l’âme, Oui, même un voilier est équipé d’un moteur pour entrer et sortir des ports, pour s’assurer que l’ancre est bien crochée et pour tout simplement avancer lorsqu’il n’y a pas de vent ou aller contre le vent lorsque le temps presse. Il y a eu aussi la contamination de mon carburant qui a fait que mon moteur tout neuf s’est arrêté par deux fois en mer. Ma blonde qui ne vient pas me rejoindre durant ses vacances pour la première fois.

Tout cela fait que j’ai tourné les coins ronds sur mon trajet planifié. Au lieu de visiter 36 îles tel que prévu, j’en ai visité 26 plus la côte Turque, de Marmaris jusqu’à Kuşadası. De quoi se plaint-il dirai vous, je ne me plains pas, simplement une constatation. De quoi je me plaindrais, je me sens tellement choyé de pouvoir voyager de la façon que je fais.

La Grèce, quelle différence entre certaines îles et encore plus avec Athènes. Athènes n’est pas vraiment sale, mais elle paraît sale avec ses graffitis et bâtisses abandonnées. Si ce n’était de l’Acropolis et de ses musées, je n’y resterais pas longtemps. Les îles, il y en a pour tous les goûts, Mykonos et Santorini (Thira) avec sa faune touristique, à l’opposé Levitha, une seule famille, père, mère et leurs deux fils qui ont installé des mouillages et nous invitent à manger dans leur taverna le soir. Ils y élèvent moutons, chèvres, poules et en plus font la pêche. Un havre de paix et une belle escale entre le Dodécanèse et les Cyclades. Pas de traversier, pas d’aéroport, vous vous y rendez par vos propres moyens ou vous n’y allez pas tout simplement. Sans oublier la panoplie d’îles entre ces deux extrêmes. Quelques-unes ont des aéroports, la plupart un ou des traversiers qui y font la navette.

Les gens sont généralement gentils. Par contre, les heures d’ouverture gagneraient à être affichées, la plupart du temps elles ne le sont pas. Les sites archéologiques pourraient être mieux entretenus ou même fouillés, mais j’imagine que c’est faute d’argent.

Parlons argent une minute : mis à part la restauration et les cafés qui sont quand même bien, je crois qu’il manque quelque chose à la Grèce. Pas à moi de leur dire quoi faire, mais lorsque tu lis dans les journaux qu’ils sont au bord de la faillite, que les gens peinent à joindre les deux bouts, et que lorsque j’arrive dans un port, souvent on ne me collecte pas, ou s’ils le font c’est souvent à des prix dérisoires de 4 ou 5 euros la nuit, avec eau et électricité. C’est à se poser des questions. Lorsque je suis arrivé en Grèce il y a 5 ans il en coûtait tant par 3 mois pour bateau n’étant pas enregistré en Europe qu’il soit à l’eau ou à terre, les premiers 3 mois étant gratuits. Depuis, ils ont changé la loi avec des tarifs différents s’appliquant à tous les bateaux non grecs, mais ils n’ont pas trouvé le moyen d’appliquer cette nouvelle loi, mais ils ne collectent plus selon l’ancienne loi non plus. Chercher l’erreur, ce n’est pas que je suis riche, loin de là, surtout avec mon nouveau moteur, mais je crois que je devrais payer un minimum pour au moins aider à l’entretien des infrastructures.

Vous me permettrez de revenir sur la Turquie. Le 18 mai, je la quittais pour Samos en Grèce. Il s’est passé beaucoup de choses en Turquie depuis : le coup d’état manqué du 15 juillet à la dérive vers la dictature religieuse, c’est mon interprétation et j’espère de tout mon cœur que le temps me donnera tort.

‘’ Le bilan d’étape de la première semaine de répression est éloquent: 13 165 gardés à vue, 8 500 incarcérations, plus de 80 000 fonctionnaires, dont près de la moitié des enseignants, mis à pied. Parmi eux, le quart des magistrats du pays dont deux membres de la Cour constitutionnelle, de dizaines de membres du Conseil d’Etat, de la Cour de cassation. Un millier d’écoles, 16 universités privées, 39 chaînes de radio et de télévision, 45 quotidiens et 3 agences de presse ont été fermés, leurs biens confisqués. 1 550 doyens de facultés démis de leurs fonctions, 1 200 associations et fondations, une vingtaine de syndicats interdits, une centaine de résidences universitaires fermées et confisquées.’’ Journal Libération 28 juillet 2016

Laissez-moi vous dire que les gens que j’ai eu le plaisir de rencontrer en Turquie m’ont tous laissé de belles impressions qui seront gravées dans ma mémoire encore longtemps. Je leur souhaite le pays de leur rêve.

Maintenant, Nomade est réparé et je commence à penser à l’an prochain. Quelle marina pour recevoir mon amoureuse et sa copine Guylaine l’an prochain? Probablement Zea Marina. Quel trajet? Je penche toujours pour le Nord de la mer Égée et ensuite la mer de Marmara, pour y laisser le bateau aux environs d’Istanbul, probablement Yalova, si la Turquie est toujours vivable il va sans dire. Pour l’année suivante, la mer Noire et un début de retour par la Méditerranée ou prendre le Danube et traverser l’Europe, mais j’ai des recherches à faire avant de pouvoir décider.

Vous pouvez voir le trajet qui vient de se compléter sur Google via le lien suivant :

https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zzVvpQcwbyk0.ky4cITmQXpTg

Là-dessus, bonne saison en espérant que mes écrits vous ont plu.

Serge du Centrotel Istanbul

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Chronique du Capitaine 2016-29 : Grèce-Égine-Athènes

Bonjour à vous tous,

Après une visite du site archéologique de Kolona et de son musée, quand même intéressant, j’ai décidé d’aller passer la fin de semaine à Athènes. L’Acropolis et ses musées sont à voir il n’y a pas de doute, la ville a son mélange de bâtiments bien entretenus et ceux laissés à l’abandon. On retrouve des graffitis à profusion, dont plusieurs de mauvais goût.

Le système de transport est, par contre, assez bien fait, facile de se déplacer et de s’y retrouver et les coûts sont plutôt bien. Les noms sont généralement en anglais sous le nom grec et la plupart des gens peuvent vous aider si vous leur parlez en anglais.

L’Acropolis est pour moi une merveille. Par contre, il y a des travaux qui, espérons, rendront l’ensemble encore plus grandiose. De tous les sites archéologiques de la Grèce vus à date, c’est celui à voir. Si vous planifiez y aller, je vous suggère le matin tôt avant que le soleil et les files d’attente diminuent votre plaisir. Ensuite, le musée archéologique juste à côté se doit d’être visité.

 

Quoi dire d’autre? Il y en a tellement, mais en même temps je vais vous laisser vous faire une idée en regardant les photos.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-27 : Grèce-Égine-1

Bonjour à vous tous,

Me voici au sec, sur la terre ferme. Nomade reprend ses forces et son allure tranquillement. Le chantier n’est pas cher mais manque aussi d’amour. Par contre, les gens sont gentils et avenants. Cependant, tout pourrait être mieux entretenu mais je vais faire avec. Encore deux semaines et je serai de retour.

Ici c’est soit le taxi, une auto ou une moto pour se déplacer. J’ai opté pour la moto, moins chère, mais aussi tellement plus confortable dans cette chaleur.

Donc les travaux sont commencés, les cordages presque tous rincés à l’eau savonneuse et ensuite à l’eau fraîche. Il faut savoir qu’au soleil et à l’eau salée ils deviennent de moins en moins malléables. La grand-voile lavée et remisée, l’extérieur du bateau a été lavé et mon réservoir a été vidé, nettoyé à sec et il y avait des algues, une sorte de goudron noir et des déchets dû aux travaux  faits à Kos.  J’ai trouvé un mécanicien pour faire le premier entretien du moteur après 50 heures, qui, j’espère, pourra venir aujourd’hui.

Hier j’ai aussi commencé à visiter l’île, la partie Nord de Souvala à Palaiachora ensuite Agia Marina pour revenir travailler au bateau. Souvala, un petit port de pêche joli sans plus, ensuite à l’intérieur des terres pour Palaiachora qui est la première Chora que je vois abandonnée mais qui lui donne un cachet vraiment spécial. Les habitants de la côte y avaient été poussés pour pouvoir se protéger des pirates. Barbe Rousse y avait mené une razzia, tuant les hommes et amenant femmes et enfants pour les vendre comme esclaves. Mais de voir toutes ses bâtisses de pierre parsemées tout autour de la colline et plusieurs encore en bon état après tant de siècles, ou parfois des meubles y sont encore présents, des icônes peintes sur les murs encore partiellement présents, vraiment impressionnant!

Ensuite une visite à Agia Marina, une station balnéaire avec plages, tavernas, boutiques de toute sorte et hôtels. Je me suis arrêté pour manger et admirer la mer, les gens et les bateaux à l’ancre. Ensuite de retour au chantier, les travaux ne se feront pas tout seuls.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-26 : Grèce-Kythnos, Cap Sounion, Égine

Bonjour à vous tous,

La dernière chronique je quittais pour Kythnos, ce que je fis, mais le vent de face ne voulait pas faiblir, donc je m’aidais du moteur et encore une panne, juste au sud de Kythnos, cette fois en moins de 15 minutes je pouvais fonctionner avec un bidon de diesel comme réservoir. Mais je vous dirai que ma confiance envers la disponibilité du moteur venait d’en manger un coup.

Me voilà donc bien ancré, le cul au quai de Merichas le port de l’île de Kythnos, fatigué, mais au moins à l’abri. Pour le moment rinçage du bateau suivi d’une petite marche dans la ville qui, somme toute, est toute récente. Je décide de manger dans une taverna sur le bord de l’eau pour ensuite retourner au bateau et dormir presque 11 heures de suite. Ce matin après le déjeuner, je vais défaire ma valve de sortie de réservoir et, pas de surprise, sinon qu’elle était bloquée avec un différent objet que la première fois, là je suis perplexe. Je replace le tout, enlève l’air de la conduite et le moteur repart au premier tour. Je commence à me demander  si ces choses dans mon diesel ne sont pas le fruit des travaux faits par le chantier de Kos Marina quand ils ont installé la ligne de retour du diesel? La décision est prise : je vais sortir de l’eau au plus vite et nettoyer ce réservoir au complet.

Après une visite  en moto de l’île sous un vent encore pire qu’à Milos et d’avoir rempli mes deux réservoirs de secours en diesel, je décide d’aller dormir à l’ancre dans la jolie baie de Kolona, cela me fera 3 milles de moins pour Cap Sounion.

Cap Sounion, un beau mouillage un peu rouleur avec une splendide vue sur le temple de Poséidon que j’irai visiter sous un soleil de plomb, plus beau de la mer que de près, surtout avec 8 euros de frais d’entrée. Je suis déçu si je compare à la Sicile ou la Turquie. Mais bon c’est ainsi.

Demain, direction le chantier de Takis Aprakis sur l’île d’Égine. J’ai déjà hâte d’arriver. Takis m’a appelé deux fois en deux jours pour me demander si tout allait bien et m’a même dit qu’il pourrait venir me chercher si jamais j’étais pris. Chapeau, je n’ai jamais senti qu’un chantier maritime pouvait se soucier autant de ses clients!

Mer d’huile à peu près pas de vent donc au moteur, mais pas d’autres mauvaises surprises. On m’attend au quai de sortie. Aussitôt arrivé, je suis hors de l’eau et placé sur pattes pour l’hiver. Je vous admettrai que le chantier est minimaliste, mais semble avoir l’essentiel. Le souci de plaire de la part du propriétaire est omniprésent, je crois que je vais m’y plaire.

Donc avant mon départ pour Montréal, des travaux sur le bateau entrecoupés de visites seront au menu.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II a terre

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Chronique du Capitaine 2016-25 : Grèce-Serifos

Bonjour à vous tous,

Un autre pépin, merde, ce n’est pas mon année! En approche de Serifos mon moteur, tout neuf arrête, des vents de 15-20 nœuds, le diesel ne se rend plus au moteur, au moins ce n’est pas le moteur. Je sors un bidon de secours, défait le tuyau d’entrée au moteur pour l’insérer dans le bidon, j’enlève l’air et c’est reparti! Disons que j’espère ne pas avoir à naviguer de cette façon trop souvent.

J’entre dans le port, je ne me sens pas confortable pour m’amarrer, donc ça sera l’ancre, mais après trois essais infructueux, je me dis : « Je réessaie dans le port ». Cette fois un français me fait signe de contourner un quai où il y a de la place et avec pendille en plus. Me voilà bien amarré, à l’abri des vagues mais pas du vent qui souffle constamment.

Petite marche dans le port de Livadhi, je retourne au voilier car mon problème de carburant doit être réglé. J’en ai trois en fin de compte. Le premier est que j’ai consommé plus de 30 litres de diesel en environ 1 heure, que j’ai finalement expliqué par le retour du diesel qui se rend maintenant dans mon réservoir directement (sur l’ancien moteur, mon retour retournait à l’entrée du filtre). Résolu!

Deuxième problème : il y avait beaucoup de diesel autour du bateau à mon arrivée, mais comment pouvais-je perdre le diesel de cette façon? Les pompes de cale n’avaient pas fonctionné, pour comprendre que le retour de diesel avait rempli mon réservoir principal et que le diesel fuyait par l’entrée d’air du réservoir. Résolu!

Troisième problème : le problème original, pas de carburant au moteur, vérification du filtre du décanteur. À première vue il semble être en état, pas de fuite non plus donc pas d’air qui entre. Je défais le filtre, il y a comme une gomme noire sur une partie du filtre mais rien d’autre. Je le remplace et réessaie, pas mieux, le carburant ne se rend pas, ça sera tout pour cette journée. Le lendemain matin après le déjeuner, je défais encore  tout le filtre. Il y a quand même une restriction à l’entrée. Encore cette gomme noire que je nettoie et le carburant passe du filtre au moteur mais pas du réservoir au filtre. Il ne me reste qu’un bout de tuyau et la valve au réservoir, et bien oui la valve était encore complètement bouchée avec cette gomme qui, une fois nettoyée, a fait que le moteur est parti et a roulé comme un charme. Espérons que je n’aurai plus de problème d’ici mon arrivée à Égine, mais une fois sorti de l’eau je vais nettoyer mon réservoir au complet.

Mais l’île qu’en est-il? Petite île avec son port (Livadhi) et sa Chora et pas beaucoup plus, quelques plages d’un beau sable, une eau claire et plutôt chaude (env. 26), de jolies petites maisons typiquement grecques, toute blanches avec du bleu. Des tavernas (restaurants sur le bord de l’eau pour la plupart), du vent et du vent qui aide quand même à rafraîchir. Je suis pas mal fier de moi, j’ai marché jusqu’en haut de la Chora et je dis bien en haut. Admettons que descendre était plus facile et que l’exercice n’était quand même pas mauvais. Ici, un nouveau port (marina), des bornes pour eau, électricité, téléphone etc., mais mise à part l’eau, rien ne fonctionnait et personne pour nous accueillir. Donc à la marina pour 3 jours gratuitement et impossible de savoir si l’eau était potable ou pas. Disons que ce n’est pas de cette façon que les Grecs vont se renflouer. Le vent toujours du Nord, souffle moins aujourd’hui donc direction sur l’île de Kythnos.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-24 : Grèce-Milos

Bonjour à vous tous,

Une belle journée de visite à Milos, je me devais d’aller voir l’île, mais somme toute, je suis déçu, pas laid quand même et probablement plus beau à la voile du côté sud-est. Mis à part quelques coups de cœur, je suis resté sur ma faim et en plus presque la moitié de l’île est hors limite aux motos et voitures de location, très peu de routes carrossables et les vipères m’a-t-on dit.

Mais il faut prendre les commentaires des locateurs avec un grain de sel, un peu plus et je me serais senti au Québec à les entendre vouloir notre bien, si on les laissait faire, ils partiraient avec sans doute. On voulait même me faire porter un casque, chose que je n’ai jamais faite encore en Grèce et je ne vois pas pourquoi je commencerais!

Après le demi-tour de l’île qu’il m’était permis de faire, un arrêt à Pollonia pour dîner, un café et deux bouteilles d’eau. Après, escalade au Château, ou du moins ce qui en reste. Une visite aux catacombes et un retour sur Adamas pour le souper et le traversier grande vitesse pour un retour à Sifnos avant le départ demain matin pour Serifos.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-23 : Grèce-Sifnos

Bonjour à vous tous,

Serge sur Nomade II

Après Paros, direction Faros sur l’île de Sifnos, vents de force 4-5 (16-21 nœuds) plus bourrasques, mais vent de travers, donc une belle traversée. Joli petit village avec une belle plage, mais les bourrasques sont omniprésentes. Après une deuxième tentative, l’ancre croche bien. Visite à terre, achat de pain, marche jusqu’à une petite église, de retour au village, une bière froide est la bienvenue. De retour dans l’annexe, je passe à côté du seul autre voilier dans la baie. La nuit sera mouvementée mais sécuritaire, par contre une autre décision à prendre, demain la météo est bonne, ensuite 4 jours de mauvais temps. Si je descends à Kimolos et Milos comme je planifiais, je serai pris, ne pouvant remonter avant une accalmie météo, donc la décision est prise, je contourne Sifnos pour me rendre à son port qui est Kamares.

Ainsi je pourrai prendre le traversier, aller visiter Milos et prendre avantage d’une meilleure météo pour remonter vers Serifos, la prochaine île plus au nord.

Donc première journée à Kamares, je visite le port, petite ville jolie, intéressante avec une merveilleuse plage de sable fin. Le lendemain Apollonia, la capitale, je vais prendre l’autobus, pour ensuite aller visiter Vathy avant de revenir au bateau. Apollonia est correcte sans plus. J’attends l’autobus presqu’une heure pour me faire dire que j’étais au mauvais arrêt et que je viens de le manquer, donc je prends celui de retour pour Kamares.

Le vent a sifflé toute la nuit mais l’ancre qui me tient éloigné du quai tient bien. Mon voisin avec son Cruiser 46 de location qui se collait constamment contre moi, a mis son annexe à l’eau pour aller mouiller une deuxième ancre, ce qui a eu pour effet de le maintenir loin de moi. Ce matin location d’une moto, plus de contrainte d’autobus. Je visite Kastro (un bijou), Platis Gialos pour dîner et baignade, Vathi (enfin) et de retour à Kamares pour le souper.

Demain Milos en traversier et après-demain Serifos

Bonne soirée

Serge de Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-22 : Grèce-Paros, Antiparos

Bonjour à vous tous,

Paros, la mer fut rouleuse entre le deux îles, mais une fois au nord de Paros la descente vers Parakia fut de belle allure. Pas de place au port; je décide donc de m’ancrer, une grande baie de sable bien protégée, juste à côté du port. J’installe le moteur sur l’annexe et me voilà dans la ville de Parakia avec ses tavernas le long de la mer, ses bureaux de location, quelques marchés et de jolies boutiques dans les petites allées, juste à l’intérieur.

Renseignement sur les locations prise, je fais quelques achats et retourne au bateau me faire à manger et regarder les voiliers qui arrivent et qui s’entêtent à chercher une place au port qui est plein, pour finalement se rabattre, tout comme moi, dans la baie à l’ancre. Le lendemain matin je prends possession de ma voiture avec air conditionné… qui ne fonctionne pas grrrr. C’était ma raison de prendre une voiture! Et il fait chaud, croyez-moi! Mais bon je pars, direction Pounda d’où je prendrai le traversier pour Antiparos, question de visiter la grotte. Intéressante visite, c’est loin d’être ma première visite de grotte et je suis toujours émerveillé d’admirer ces stalactites et stalagmites. Ensuite, je me rends au bout de l’île pour jeter un coup d’œil à l’île de Despotiko et retour à Paros par le traversier.

Je continue ma route en faisant le tour de l’île par le sud. Plein de jolis petits villages, de jolies plages et j’arrête manger à Piso Livadi avant de faire un autre arrêt à Lefkes qui m’avait été chaudement recommandé. J’ai aimé mais sans plus, la chaleur n’aidant pas. De retour sur la route pour visiter Naousa et je m’amuserai à regarder d’autres bateaux faire, qui ont de la difficulté à se mettre à quai, chacun son tour😉.

De retour, c’est la baignade, j’ai tellement eu chaud, j’ai besoin de refroidir mon corps. Ensuite vérification météo, il y a deux jours de vent pas trop pire suivis d’au moins deux jours de forts vents. Je décide donc de partir pour Faros sur l’île de Sifnos.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-21 : Grèce-Naxos, Délos, Mykonos

Bonjour à vous tous,

Naxos, quoi dire? La ville a beaucoup d’histoire, mais peu de présentations, tout est pêle-mêle, un morceau de château ici, un petit musée là, une autre trouvaille archéologique plus tard, les heures de visite sont aussi mélangées que la présentation. Par contre, la ville et le port sont assez bien entretenus et très abordables; pour ma part, 10 euros par jour eau et électricité compris. Le catamaran de 13,7 mètres à côté de moi se plaignait de se faire charger 25 euro. Si tu as les moyens de t’acheter un bateau d’une telle valeur, j’ai de la difficulté à comprendre qu’on puisse se plaindre, mais bon! Le lendemain je prends une croisière pour Délos et Mykonos. Je pourrai ainsi couper plus d’une semaine de navigation et mon amoureuse n’en sera que plus ravie!

Délos, très content de l’avoir vue, impressionné même par l’ampleur du site qui était dédié au Dieu Apollon. À un moment donné, il fut même défendu de naître et mourir sur cette île. Donc les vieillards et les femmes enceintes étaient envoyés sur l’île voisine de Rhinia. Ce n’est pas seulement avec nos plus récentes religions que les femmes étaient traitées, disons, particulièrement.  J’ai aussi vu quelques archéologues qui y faisaient des fouilles, mais cet endroit aurait besoin d’une armée d’archéologues et ce n’est pas la Grèce avec son économie en si piteux état qui va le faire.

Ensuite, direction Mykonos avec sa rangée de méga yachts et quelques navires de croisière. Je n’ai que visité la ville, jolie mais plein de monde si je compare à ce que j’ai vu à date. Content de l’avoir vue, mais sans plus. De retour à Naxos, je prends un billet pour un tour de l’île en autobus, mais mauvaise surprise, le lendemain matin le tour est cancellé, pas assez de monde. Merde, j’ai deux choix soit faire une location de voiture et visiter par moi-même, mais rien ne ressort vraiment dans les guides sinon des plages, la prévision météo est bonne, soit partir pour Paros, ce que je décide de faire.

Là-dessus, bonne soirée

Serge sur Nomade II

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