Chronique du Capitaine 2016-3 : Visite et moteur

Bonjour à vous tous,

Je disais commencer à être confortable, je n’aurais pas dû dire ça car me voilà cloué sur mon ber avec un bris moteur. Eh oui, mon coude d’échappement  (« Manifold elbow ») coulait durant mon essai moteur. Je ne peux pas laisser cela ainsi, j’arrête mon moteur, défais ce qu’il faut et me voilà avec deux pièces car le coude s’est brisé complètement. Disons que je ne la trouve pas drôle, mais c’est un vieux moteur, ce n’est pas mon premier pépin et ça ne sera pas mon dernier. Mais merde, le lendemain est la dernière journée de travail prévue sur le bateau, suivie d’une visite organisée et puis c’est la mise à l’eau.

Il est tard. Je suis un peu déçu, un peu plus fâché mais je décide que demain sera une meilleure journée. Me voilà donc sur Internet à fouiller et trouver ma pièce manquante. Pour 220 euros je peux la commander, mais si je me fie à mon expérience vécue en Sardaigne en 2011, ça avait pris presque 3 semaines avant que les pièces arrivent, donc pas mon premier choix. Par la suite je trouve 3 différents magasins qui pourraient me la commander pour entre 180 et 220 euros et environ 7 jours de livraison. Ça s’améliore, mais pas l’idéal. Dernière option : est-ce qu’Izzet, un copain qui travaille chez Netsel Marina, pourrait avoir de meilleurs contacts que moi? Sûrement!

Je me rends donc à Netsel, il n’est pas là, j’essaie de l’appeler, pas de réponse. Je me rends chez Mis Café pour voir si Izzet ne s’y trouverait pas. Des gens du café finissent par le contacter et nous voilà partis dans la quête du coude. Nous faisons plusieurs endroits, personne n’a la pièce, ton moteur est trop vieux me dit-on, mais plusieurs m’offrent de confectionner une nouvelle pièce, pour des prix allant de 700 à 1,500 livres turques. Donc à 700 livres turques, soit environ 220 euros, je pourrais avoir une pièce en acier inoxydable. Le lendemain en fin de journée ça s’améliore, mais il m’offre d’aller voir une dernière place et là, pour 100 livres turques, on m’offre de la souder et elle sera prête dans deux heures.

Me revoilà sur le bateau, le coude réinstallé, mais je ne peux pas vérifier immédiatement car un des gaskets devait être refait avec un produit liquide qui a besoin de sécher avant de faire mes essais. J’ai un souper avec Walter et Sentila, une Néo-Zélandaise rencontrée lors de mon voyage en Capadoce le printemps dernier. Ian, son mari, a dû partir d’urgence, sa mère venant d’être hospitalisée. De retour du souper, il fait noir, le moteur démarre et il semble y avoir des petites fuites. Je ferme tout et j’avertis la marina que je ne serai pas prêt pour la mise à l’eau jeudi.

Jeudi matin, je me prépare à revérifier  la réparation, je fais le tour, un peu plus de pression sur les collets d’étanchéité, et je redémarre le moteur : pas de fuite. Je le laisse marcher pour 30 minutes, tout tient. Je suis prêt pour aller à l’eau mais maintenant que j’avais cancellé, la marina sera-t-elle prête? Heureusement, la réponse est oui pour le lendemain. Entretemps, j’ai plein de travaux pour m’occuper.

Hier c’était la visite d’Iasos et le château de St-Pierre à Bodrum.

Iasos, vestige datant de plus de 4,000 ans, bien protégée mais admettons qui aurait besoin d’entretien. C’est loin d’être un de mes coups de cœur, il y a de si beaux sites archéologiques en Turquie et Iasos n’en n’est pas un, mais je l’aurai quand même visité.

Par contre, le Château de St-Pierre et le musée d’archéologie sous-marine à Bodrum sont beaucoup mieux. Le site était déjà fortifié à l’époque Dorienne (-1100), mais la construction fût reprise en 14041 sous la direction du chevalier-architecte germanique Heinrich Schlegelholt. Pour en savoir plus je vous recommande le site suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_Saint-Pierre

Somme toute, une belle journée avec notre guide Tas, la même personne que j’avais eu le plaisir et la chance d’avoir l’an dernier en visitant Cappadoce. Aussi plein de gens de voile, étant un des plus jeunes, je sentais que j’avais plein d’énergie.

Là-dessus, bonne journée

Serge sur Nomade II

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Chronique du Capitaine 2016-2 : Mon arrivée en Turquie

Bon matin,

Finalement Nomade commence à avoir de la gueule. Après quelques jours de frottage, nettoyage, rangement, je commence à être pas mal confortable, assez pour commencer à visiter des copains.

Aucune mauvaise surprise à mon arrivée sinon qu’il est entouré de bateaux et que la marina m’a dit qu’elle essaierait de le mettre à l’eau pour le 28, ce que j’aimerais bien, car selon mon horaire planifié, mon départ de Marmaris est prévu pour le 1er mai. J’aime être à l’eau un ou deux jours avant mon départ, question de m’assurer que tout prêt.

Comme je disais, les préparations vont bon train. Aujourd’hui je vais acheter ma peinture anti-salissure et continuer mes travaux. J’ai aussi réservé ma place pour une excursion  avec un groupe de gens de la voile soit Lasos et le château de St-Pierre à Bodrum, deux endroits qui étaient déjà sur mon itinéraire que j’ai planifié. Donc, je ne pouvais pas dire non à une si belle journée et si je calcule avoir tout vu ce qui m’intéresse, je n’aurai qu’à changer mon itinéraire, chose qui arrivera plus d’une fois durant les 4 mois qui viennent.

Sur cela, bonne journée

Serge sur Nomade II

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Femmes de marin 2016-2: Appel de dossiers exposition Artistes de coeur

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Cette année, je fais partie du comité organisateur de l’exposition Artistes de coeur. Pour ceux et celles qui ont une âme d’artiste, on attend vos dossiers avec enthousiasme et impatience. Vous avez jusqu’au 30 avril 2016 pour déposer votre dossier. Voir tous les détails au lien suivant: http://www.artistesdecoeur.com.

L’exposition aura lieu du 23 au 27 novembre 2016 à Saint-Lambert.

Appel

 

 

Chronique du Capitaine 2016-1 : Le départ

Chronique du Capitaine 2016-1 : Le départ

Mes valises sont prêtes. Dans un peu plus de deux heures, Ghislaine, une bonne amie, viendra me chercher pour aller me reconduire à l’aéroport. Mon amoureuse est partie travailler, son vélo est fin prêt et l’attend dans le salon. L’abri d’auto a été remisé, les pneus d’hiver ont été remplacés par ceux d’été. Ma planification du trajet  pour les 4 prochains mois est complétée, mais c’est de la planification et des changements sont à prévoir, que ça soit dû à des retards à cause du Meltem (Vent du Nord qui peu durer jusqu’à 5 jours avec des forces allant à plus de 40 nœuds parfois) qui me forcerait à m’abriter et attendre une meilleure météo, ou dû à des recommandations de gens connus au gré des rencontres ou tout autre imprévu, on ne sait jamais.

Pour ceux que ça puisse intéresser, je ferai escale à Toronto, Londres et Istanbul pour ensuite prendre l’autobus demain de nuit pour me rendre à Marmaris. Donc Nomade II (mon voilier) ne me recevra que samedi matin. Ensuite commencera la préparation suivie de la mise à l’eau aux alentours du 1er mai. Ensuite je planifie remonter la côte Turque jusqu’à Kuşadası pour ensuite traverser en Grèce, d’où je descendrai une partie des Dodécanèses puis remonterai les Cyclades pour hiverner Nomade II sur l’île d’Égine. Mon retour devrait se faire aux alentours de la mi-août.

Je planifie écrire des petites chroniques régulièrement avec photos qui seront publiées sur notre site maler999.wordpress.com.   Si vous visitez l’onglet Cartes vous pourrez aussi suivre mon trajet.

J’en profite pour vous souhaiter un bel été.

 

Femme de marin 2016-1: Une nouvelle saison commence!

Bonjour tout le monde,

Je sais, cette année je n’ai pas été très prolifique côté écriture. C’est que l’hiver a été bien occupé. Nous avons fait de grosses rénovations dans la maison. Mais il faut que je commence par le début. En octobre dernier, nous avions décidé de mettre la maison en vente pour aller vivre sur la rive-sud de Montréal. Après moult aventures sur « comment vendre une maison sans virer fou », nous avons plutôt fait un virement de bord et avons décidé de tout stopper. L’expérience s’est avérée profitable puisque nous nous sommes rendus compte que nous avions une superficie de maison qui nous convenait mais qui était mal utilisée.

Ce qui nous apparaissait au début comme des rénovations qui allaient durer plus ou moins un mois, se sont échelonnées en fin de compte sur trois mois, mais quel résultat! (Merci à nos anges de la rénovation: Marcel et Gigi). La phase 1 est donc terminée (cuisine, salle à manger et sous-sol) pour le moment et la phase 2 (salon, bureau, chambre à coucher et salle de bain) débutera au retour du Capitaine l’automne prochain.

D’autres projets ont aussi pris de l’ampleur, entre autres mon adhésion au comité organisateur du projet Artistes de coeur (http://artistesdecoeur.com) et j’ai très hâte d’exposer de nouveau. J’ai aussi refait un nouveau site artistique que vous pouvez visiter au lien suivant: http://www.madeleinehamel.com/

Les mois ont donc passé si vite que nous nous retrouvons la veille du départ du Capitaine qui s’embarque pour la Turquie et la Grèce cette année. Pour ceux et celles qui sont intéressés à voir le trajet, vous pouvez le consulter à l’onglet Cartes de ce site.

Cette année, je n’irai pas rejoindre le Capitaine car j’irai en Irlande avec ma pote Alice. Ce sera donc le Capitaine qui écrira toutes les chroniques. Cependant, j’y mettrai ma griffe puisqu’il y aura aussi des chroniques directement d’Irlande.

Nous vous souhaitons donc un bel été en espérant que vous viendrez nous lire de temps en temps !

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Femme de marin 2015-30: Chronique d’un matelot de Carthagène aux Iles Canaries

J’ai déjà dit dans une de mes chroniques antérieures que j’acceptais une vie de couple à distance, mais qu’au-delà de 5 mois d’absence, c’était trop. Mon idéal de couple n’a jamais été de vivre avec un fantôme! Par contre, parfois, il y a des exceptions. Il y a Robert et Denise qui ont toujours navigué ensemble. Il y a Denise qui a perdu sa bataille contre le cancer au printemps dernier. Il y a Robert qui est assis dans mon salon et qui raconte sa peine et l’obligation de ramener le bateau de l’Europe, maintenant que Denise n’est plus là. Assise devant Robert et le Capitaine, je sens le désarroi de Robert et l’envie silencieuse du Capitaine de faire quelque chose pour aider son ami… Et il y a moi qui ouvre la bouche pour proposer au Capitaine de faire une partie de la traversée…

Voici donc un petit compte-rendu du Capitaine redevenu matelot, l’espace de 3 semaines, pour mettre du baume au coeur d’un ami:

« Je suis parti de Montréal le 11 novembre dernier pour Malaga où je devais rejoindre Robert sur son voilier Eccentricity afin de lui donner un coup de main à convoyer son bateau jusqu’aux îles Canaries. Il faut savoir que Robert, avec l’aide de Benoit, avait déjà préparé le bateau, l’avait mis à l’eau et avait quitté Marmaris en Turquie le 21 octobre dernier pour le convoyer jusqu’à Valetta à Malte, en passant par la splendide île de Symi (Grèce) d’où ils avaient fait leur entrée dans l’Union Européenne. Ensuite, ils s’étaient arrêtés à Santorini le 23 octobre avant d’arriver à Malte le 29 octobre pour une navigation de 530 milles marins de Santorini.

De Malte, Eccentricity fût rejoint par Alain pour la deuxième partie du convoyage, soit le départ de Malte le 4 novembre pour Carthagène le 11 novembre. Ce fût un trajet sans problème de 775 milles marins, mais aussi sans vent donc presque complètement au moteur. Vu que le bateau était déjà à Carthagène et que j’arrivais à Malaga le 12, j’ai offert à Robert de prendre le train de Malaga pour les rejoindre. Nous avons donc quitté le port de Carthagène le 13 en après-midi, direction les Îles Canaries. Après 7 jours de navigation, nous sommes entrés à la marina Lanzarote sur l’île de Lanzarote, avec un total de 878 milles nautiques. Lors de notre séjour, nous avons loué une voiture pour faire le tour de cette île splendide avec des gens qui savent recevoir. J’y aurais passé plus de temps.

Le 22 novembre, nous quittions Lanzarote pour l’île de Fuerteventura qui se situe un peu plus au Sud. Après 57 milles, nous atterrissions à Gran Tarajal, une autre bonne marina, mais la disponibilité des services ne se compare pas à Lanzarote. Benoît et Alain en ont profité pour faire une randonnée pédestre jusqu’à Las Plagiats et revenir en autobus, tandis que Robert et moi prenions l’autobus direction de Cala Calma avec l’espoir de louer une moto. Arrivés trop tard, nous en avons profité pour explorer cette station touristique avec ses plages de sable fin à perte de vue et axée sur le surf et kite surf. Nous avons ensuite repris l’autobus jusqu’à Morro Jable, qui se trouve être la fin de la route, avec son port pour traversiers et bateaux de plaisance. Jolie promenade, mais c’est tout ce que nous avons pu explorer. De retour au bateau en soirée, nous avons décidé de quitter le lendemain matin pour Las Palmas, la capitale des Îles Canaries sur l’île Gran Canarie. Avec un trajet de 77 milles, nous avons quitté le port à 4h10 pour une belle traversée sous génois et trinquette, vent de travers variant de 10-15 nœuds pour augmenter à 15-20 et des pointes de 25. Une fois passé la pointe Sud-Ouest de Fuerteventura, nous avons été bercés par des vagues d’une bonne moyenne de 15 pieds.

Arrivés le 24 en fin d’après-midi à Las Palmas, après avoir rangé sommairement le bateau, nous en avons profité pour aller prendre un bon repas sur le bras du capitaine. Les jours suivants ont été occupés à nettoyer, ranger et réparer le voilier le plus possible. Samedi le 26, Robert, Benoît et moi-même en profitions pour louer une auto et faire le tour de l’île de Gran Canarie, plutôt sans grande beauté sur le littoral sinon de merveilleuses plages plus au Sud. Il faut dire, cependant, que la beauté de ses paysages montagneux une fois à l’intérieur des terres est à couper le souffle!

Aujourd’hui, 1er décembre, je suis à Charles-de-Gaule attendant mon vol pour Montréal.

Bonne journée à vous tous.

Serge »

Femme de marin 2015-29: Quand le concret et l’abstrait se complètent

La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille ou un flot ininterrompu d’événements qui se succèdent. Il y a des moments qui s’étirent et d’autres qui vous poussent sérieusement dans le cul! Il y a des hauts et des bas, des moments de grâce et de creux. Des moments de fébrilité aussi. Et c’est dans cette vague que je me situe présentement.
Résumé des derniers mois :
Quand on forme un couple, les grandes décisions de la vie ne peuvent se prendre seul. Il faut savoir s’ajuster et faire en sorte que les deux y trouvent leur compte. Depuis quelques mois, je réfléchissais à une discussion que nous avions eue, le Capitaine et moi, l’an passé, à savoir ce que nous allions faire lorsque je serais à ma retraite. Vendre la maison et s’installer à Québec ou pas? Une phrase m’avait laissée songeuse depuis et qui se résumait ainsi : Le Capitaine, en déménageant ses pénates dans ma ville natale, abandonnerait sa vie ici à Montréal. Les amis communs, les cours de navigation qu’il donne et qui le fait tripper, les rencontres mensuelles de retraités, tout cela me laissait songeuse.
Moi, quand j’avais décidé de venir vivre à Montréal il y a de ça 15 ans, personne ne m’avait suivie et n’avait abandonné sa vie pour moi. J’arrivais seule, inquiète, angoissée de ne pas connaître ce qui allait m’arriver. Je me lançais dans le vide et ma seule consolation était que si je me pétais royalement la gueule, moi seule allait en souffrir. Quand je songeais à ce que le Capitaine allait abandonner par amour, je n’arrivais pas à m’en réjouir. Reconstruire son réseau social dans la soixantaine est plus hasardeux que lorsqu’on est plus jeune. J’aurais retrouvé mes amies, la famille, mais une question me taraudait : comment en profiter pleinement alors que mon conjoint se coupait de la sève qui l’alimentait? Certes, connaissant le Capitaine et sa faculté d’adaptation, il demeurait que les choses ne seraient pas aussi faciles pour ce Citoyen du monde. Mon petit hamster s’activait dans ma tête pour trouver une solution qui fasse en sorte que tous les deux, on puisse s’épanouir.
La maison me fatiguait. Ce que j’appelle « ma maison croque » où rien n’’est à l’équerre, n’est pas « conviviale » selon mes critères. J’avais donc proposé une alternative : ne plus aller à Québec et lui laisser décider à quel endroit on allait vivre afin qu’il puisse continuer ses activités. Quant à moi, comme je planifiais de donner des cours de peinture à ma retraite, j’avais juste besoin d’un atelier suffisamment grand pour recevoir des artistes en herbe. La rive-sud de Montréal fût donc choisie. Cet automne, nous avions mis la maison en vente après y avoir fait quelques rénovations prioritaires. Nous avions choisi sa nièce Stéphanie comme courtier immobilier pour réaliser ce projet. En passant, si jamais vous demeurez dans la région de Montréal ou en périphérie, je vous la conseille (http://www.remax-quebec.com/fr/courtiers-immobiliers/stephanie.paul/index.rmx). Elle est vraiment hot!!!
Donc, visites de maisons et coup de cœur : on jette notre dévolu sur un magnifique petit semi-détaché de Candiac : table mise comme si on était à une heure de recevoir les amis, petits chocolats sur le comptoir de la cuisine, tentures qui « fit » avec la décoration. Tout y était, et moi je flottais.
Offre d’achat conditionnelle acceptée faite à la vente de notre maison. Le stress commençait à se poindre le bout du nez. Ma deuxième visite avec l’inspecteur de la maison m’a fait déchantée. Il y avait beaucoup de travaux à faire, si bien que cela relevait considérablement l’investissement à y injecter. Déjà je me demandais comment j’allais faire pour tout caser dans cet espace beaucoup plus petit que notre maison, et ce, même en se débarrassant du superflu. Le « home staging » avait atteint sa cible la première fois, mais la deuxième visite était plus « terre-à-terre ». Marcel, notre inpecteur, m’avait prise par les épaules en me disant : « Ce soir, c’est pas l’ami qui est là mais l’inspecteur en bâtiment. Tout ce que je vais te dire va être négatif ». C’était son rôle et je vous jure qu’on lui doit une fière chandelle pour tout le travail accompli!
Je vous passe les péripéties qui ont suivi en vous disant simplement que cela a abouti à un retrait de notre part. Nous revenions à la case départ puisque notre maison n’était  toujours pas  vendue. Le hamster se remettait à faire un marathon dans ma tête et c’était loin d’être un bon signe…
Quand tout se bouscule dans votre boîte à poux,i il est toujours sage de prendre du recul et de se donner le temps de réfléchir. Je peux vous dire que pour moi, arrêter de réfléchir c’est pas de la tarte! Mais en contrepartie, comme j’aime toujours à dire : « Après tout, on n’est pas dans une urgence d’hôpital et aucune vie n’est en danger ! »,
Toutes les maisons visitées m’apparaissaient trop petites, si bien que j’ai réalisé que nous avions déjà une très bonne maison mais qu’elle était mal utilisée. J’ai donc révisé mes plans.

Deuxième alternative proposée au Capitaine : « Et si on ne vendait pas la maison et qu’on décidait de faire des rénovations pour la mettre à notre goût? ». Là, je revois encore le Capitaine me fixer avec des yeux de merlan frit, l’air un peu inquiet à l’idée d’entendre ce que j’allais proposer mais aussi de dire, le regard acéré : « Cause toujours, tu m’intéresses ».
« Sacrament », je me lance : « On finit tout le sous-sol. On met les planchers sur le béton à l’époxy, on ferme les murs dans ton atelier. La chambre du fond devient ton atelier. Mon atelier devient la salle de séjour et la bibliothèque. Ton atelier devient mon atelier où je pourrai donner des cours de peinture ». (Ça va? Vous me suivez toujours?) Et je continue, volant d’une pièce à l’autre: « On abat le mur entre la cuisine et la bibliothèque et on se fait une belle salle à manger avec un ilôt. On rajoute des armoires dans la cuisine. Plus tard, on fait un walk-in dans la chambre à coucher et on refait un beau grand meuble dans la salle de bains »,
BINGO!!! Bonsoir, on est partis!!!
On dessine des plans, on fait évaluer les travaux par notre cher Marcel, on fera les travaux nous-mêmes. Durant les dernières trois semaines, le Capitaine est parti aider notre ami Robert à traverser son voilier de la Tunisie aux Iles Canaries. Durant ce temps, je magasine des chaises pour notre nouveau set de cuisine, des luminaires, des chaises d’ilôt, stores et rideaux, rencontre la designer pour concrétiser notre projet. Je trippe fort!!! J’ai la tête aux rénovations et le hamster n’a pas le temps de s’en faire sur le « que fais-je, que peux-je, que veux-je? ». Les rénovations c’est vraiment la solution aux problèmes existentiels.
Futile, direz-vous? Quand j’étudiais en orientation, on était une gang de filles à se dire que l’Homme idéal c’était un gros R (R pour type réaliste selon la typologie de Holland). Pour ceux et celles qui ne savent pas de quoi je parle, sachez que le type de Holland se décrit ainsi : «
Les personnes de ce type exercent surtout des tâches concrètes. Habiles de leurs mains, elles savent coordonner leurs gestes. Elles se servent d’outils, font fonctionner des appareils, des machines, des véhicules. Les Réalistes ont le sens de la mécanique, le souci de la précision. Plusieurs exercent leur profession à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur. Leur travail demande souvent une bonne endurance physique et même des capacités athlétiques. Ces personnes sont patientes, minutieuses, constantes, sensées, franches, pratiques, concrètes, simples ».
Toutes les femmes souhaitent avoir un type R dans leur maison (avis aux gars qui ont les mains pleins de pouces!). C’est un secret de polichinelle. C’est bien beau de se centrer sur son nombril et se poser des questions sur le sens de la vie, mais quand on n’arrive pas à poser une tablette, c’est toute notre journée qui est foutue en l’air! Je vous entends déjà: « Tabarnak d’ostie de tablette! ». Y a juste ça qui vire dans la tête!
Moi, j’ai besoin d’un environnement zen pour finir mes jours. Toute ma vie, je me suis questionnée sur le pourquoi du comment. Aucune réponse ne m’a complètement satisfaite. Mais quand je vois à quel point une tablette bien posée ou une armoire à l’équerre ne me gruge pas d’énergie négative et me laisse tout le loisir de focuser sur mon nombril, je ne taris pas d’éloges sur le gros R qui m’a permis de me concentrer sur des choses plus importantes dans la vie. C’est niaiseux mais c’est de même!
En passant, je ferai ma première exposition du 2 au 6 décembre au centre multifonctionnel de Saint-Lambert (http://www.artistesdecoeur.com/acceuil/Bienvenue.html). Le vernissage aura lieu le 2 décembre, de 18h00 à 21h00. Venez m’encourager. J’espère vous y voir en grand nombre!

Femme de marin 2015-28: Exposition de mes toiles

Bonjour tout le monde,

Tout va si vite depuis la fin de la saison de voile en août dernier! Ma première exposition arrive à grands pas et je suis vraiment fière de faire partie d’une belle gang d’artistes dont l’expo-vente des tableaux aidera à soutenir les femmes et les enfants vivant dans la violence.

Un de mes tableaux est sur la fiche-annonce (3e tableau à partir de la gauche en haut)

12132362_733966600067147_9055628745340201700_oPlus d’informations ici ou sur le site d’Artistes de coeur : http://www.artistesdecoeur.com

11148784_733966623400478_2464296132264722961_oJ’espère vous y voir en grand nombre!!!

Mado:-)

Femme de marin 2015-27: Albums photos

Voilà 5 semaines que le Capitaine est revenu. Entre les travaux d’entretien et la grippe qui commence à faire son œuvre dans la maison, nous ne voyons pas le temps passer. D’autres événements sont à venir avant Noël mais pour l’instant, nous ne dévoilerons rien. En attendant des nouvelles fraîches, nous vous invitons à explorer nos deux albums 2015 en cliquant sur l’onglet « Albums ». Celui de la Turquie comportent de magnifiques photos d’un voyage en mongolfière que Serge a fait l’été dernier.