La chronique du Capitaine 2020-17 : Gernsheim, Wiesbaden

Après Speyer et sa beauté, Gernsheim nous a laissés plutôt froids. Il faut admettre que la marina est dans un port commercial et qu’il y a quand même restaurants, cafés et jolies maisons aux alentours, mais pas plus. C’est même l’endroit où je me suis choqué après deux personnes, une première dans ce voyage.

Je voulais vous parler de la navigation sur les rivières et canaux de l’Europe un peu. Le  « Certificat International de conducteur de bateaux de plaisance » est un prérequis pour conduire une embarcation de plus de 6 chevaux vapeur et jusqu’à 15 mètres au-dessus. Dépendamment du pays, vous pourriez avoir besoin de certifications différentes, mais en France, si vous louez une embarcation, vous n’avez pas besoin de permis. Si vous rencontrez un cargo avec un carré bleu et une lumière blanche scintillante au centre du côté tribord, vous devez le rencontrer tribord sur tribord ou droite sur droite au lieu de gauche sur gauche comme on fait en auto. Quand il pleut et que la visibilité n’est pas à son meilleur il n’est pas toujours facile de repérer ce signal. Ici sur le Rhin je descends le courant donc les bouées rouges sont sur mon tribord, par contre si j’étais sur le Saint-Laurent et que je descendais le courant mes bouées seraient sur? Bâbord! Le courant est à ne pas oublier car si je devais retourner vers la Méditerranée mon bateau ne pourrait pas vraiment remonter le Rhin, le courant est vraiment trop fort,. J’ai atteint des vitesses de 19,4 km/h en régime moyen, lorsque qu’en eau calme le maximum que je peux faire à plein régime est 14 Km/h. Cela vous donne une petite idée des courants poussant Nomade. À ne pas oublier : les cargos que nous rencontrons ou qui nous dépassent, parfois ils sont seuls, d’autres fois ils poussent une barge, parfois même deux de large.

Je suis à Wiesbedan pour deux jours. Nous venons de passer la jonction avec la rivière Main. J’ai maintenant passé le 50e degré de latitude Nord. Encore 2 autres degrés pour atteindre mon but, mais déjà 7 de passés.

J’ai eu le plaisir de revoir Andréa et Detlef de Frankfurt. Nous nous étions rencontrés il y a deux ans à Lesbos en Grèce. Cela fait seulement une semaine qu’ils sont revenus de leur bateau. Nous avons déjeuné, jasé, marché et été faire des commissions, une belle journée quoi. En plus, Detlef pense faire une partie du trajet avec moi l’an prochain. Ça fait déjà deux personnes qui se disent intéressées par une partie de mon trajet l’an prochain. J’aimerais bien mais on verra si cela se concrétise.

En attendant nous planifions partir demain matin pour St-Goar, un trajet de 51 km.

Bonjour de Nomade

2 réflexions au sujet de « La chronique du Capitaine 2020-17 : Gernsheim, Wiesbaden »

  1. Ouch… 19km/h +++ c’est plus de 10 nœuds. Arrives-tu a bien garder le contrôle. J’espère aussi que le courant est moins fort à l’entrée des marinas. On a jamais fini d’en apprendre. Moi qui pensait que du stricte point de vue de la navigation le Rhin n’était qu’une « walk in the park ». À bientôt capitaine

    • Salut Normand, on a actuellement atteint 19,7 Km/h avec mon équipière à la barre, disons que le bateau se promène un peu mais on s’habitue vite. et non le courant ne diminue pas nécessairement à l’approche des marinas, mais à l’exception de Bâle en Suisse, les marina sont bien protéger des courants, elle sont tous dans ce qui est selon le guide des anciennes carrières, mais pour entre tu fais demi-tour et tu entre à contre-courant.
      À bientôt Capitaines

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