Chronique du Capitaine 2018-27 : Turquie-Grèce

Me voilà à destination. Eh oui, Nomade demeurera ici jusqu’au printemps prochain, ici c’est où? Mitilini ou Mytilène c’est selon, sur Lesvos, cette île que les journalistes ont tant parlé à cause des réfugiés syriens traversant de la Turquie et dont on entend plus parler, mais détrompez-vous ce n’est pas fini. Ce matin en allant faire mes papiers d’entrée, devinez quoi? La garde côtière grecque ramenait un groupe de réfugiés, le bateau pneumatique, les gilets de sauvetage, toute la ribambelle. J’ai pris quelques photos, mais je me suis gardé une petite gêne quand même. En passant, les papiers d’entrée sont 45 euros, soit 30 pour le transit log si vous ne faites pas partie de l’Union européenne et 15 pour le port police. Comparé à La Turquie oui il semble de plus en plus difficile de le faire soit même. Cette année je n’ai pas pu ni à Çanakkale (300 Euros) ni à Istanbul (400 Euros). Lorsque je me suis mis à argumenter avec la marina à Istanbul à mon retour disant que ça n’avait pas d’allure d’avoir à payer un agent ce prix, quand il est possible de le faire soi-même dans le sud de la Turquie, je me suis fait suggérer de le faire à Çanakkale. Eh bien en direction Çanakkale j’ai eu un problème de conduite et j’ai décidé de continuer directement sur l’Île de Lesvos. J’ai donc repassé la Turquie sans faire de papiers, ce que je ne recommanderais pas si vous devez vous arrêter comme moi, mais les Bulgares le font régulièrement en équipage sans arrêt. Et je ne me sens pas coupable du tout, même si normalement je suis très pointilleux pour suivre les règlements des différents pays. Cette fois je me dis lorsqu’il y a abus, il faut parfois faire ce qu’il y a à faire.

Pour ma part, après avoir quitté l’île de Marmara direction Lapseki 50 milles plus loin, et bien j’ai dû en faire 40  avec la barre de secours, mon système de barre à roue ne fonctionnant plus. Ne plus avoir de pilote automatique, c’est pas ce qu’il y a de plus intéressant, mais pas de bon système pour barrer, là ça fait chier! Donc j’arrive à Lapseki, je m’ancre et au boulot, là après environ une bonne heure je réussis à faire une réparation qui, j’espère, me rendra à destination soit Mitilini.

Je me dis si j’ai des problèmes je peux arrêter à Çanakkale, sinon je continue pour Bozcaada et si tout va bien je continue pour Lesvos. Là, après 80 milles, je jetterai l’ancre pour la nuit avant de me rendre à Mitilini, un bon plan non? Mais une fois arrivé à mon ancrage, je ne le trouve pas sécuritaire du tout, je me dis merde, je continue, je sors mon guide nautique, il y en a un autre à mi-chemin ce qui fait que je devrais pouvoir y arriver avant la noirceur. Oui j’arrive bien avant la noirceur, mais je ne l’aime pas lui non plus, c’est quoi cette affaire-là me dis-je? Il y en a un autre qui, lui, ne semble pas poser de problème, mais j’y arriverai à la noirceur, aussi bien continuer jusqu’à la marina et me voici rendu. Ok le lendemain matin j’ai dû reprendre le bateau pour me rendre aux douanes, immigration, port de police avant de revenir, mais là j’y suis et je vais pouvoir commencer à regarder tout ça et mettre un peu d’ordre dans le bateau. J’y suis une semaine plus tôt. Boff pas de problème, il y a toujours de l’ouvrage  sur un bateau et encore plus lorsqu’il sert 3-5 mois par année à temps plein.

À la prochaine

Serge sur Nomade II

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