Chronique du capitaine Grèce -Turquie 2017-14: La dictature du fonctionnariat…

Pour ceux qui me lisent, vous savez que j’ai un nouveau moteur depuis Kos, fin juin 2016, un Yanmar 29 chevaux ‘3YM30AE’. Eh bien ce moteur m’a lâché en quittant le club nautique de Thessaloniki samedi le 29 juillet dernier. En quittant le club nautique, les défenses n’étaient pas encore remisées qu’un bruit sourd se fait entendre du moteur. Je ralentis, descends et vais jeter un coup d’œil au moteur, rien d’apparent, mais rien de rassurant non plus. Je suis à mi-chemin entre mon lieu de départ et la marina de Thessaloniki, je me dirige donc vers la marina espérant avoir plus de chance de trouver les services d’un mécanicien. La marina téléphone au représentant Yanmar qui dit pouvoir venir regarder cela lundi matin soit le 31 juillet. Lundi midi arrive et pas de nouvelles du mécanicien. Je demande à la marina de le rappeler, il dit être sur une urgence et qu’il passera d’ici la fin de la journée. Dans la soirée, je le rappelle, pas de réponse. Mardi matin, je rappelle, pas de réponse! Je me rends dans un magasin d’équipement nautique et leur explique ma situation. Ils réussissent à rejoindre un mécanicien qui passera me voir dans la journée. Après sa visite, je suis un peu mitigé car il semble être plus un ajusteur de moteur qu’un vrai mécanicien, mais il me propose de revenir le lendemain et appeler le représentant Yanmar d’Athènes, chose que j’accepte. En fin de journée, un mécanicien du représentant Yanmar se montre finalement. Il écoute mes explications, regarde le moteur, appelle son patron et finit par me dire que le moteur devra sortir du bateau. Comme vous vous en doutez c’est avec la mine déconfite que j’acquiesce. Demain matin me dit-il. Je rappelle donc le premier mécanicien pour le décommander, il ne semble pas apprécier, mais malgré le peu d’empressement et le manque de rigueur dans ses rendez-vous, il est le représentant Yanmar et on me dit qu’il est bon, je choisis Michalis de Yanmar.

Le lendemain matin, pas de grue en vue mais Michalis et un apprenti se pointent et me disent qu’avant de sortir le moteur ils veulent faire quelques essais et voir s’il y a moyen de réparer sur place. L’espoir sera de courte durée quand il me confirmera que le moteur doit effectivement sortir. Il appelle le représentant Yanmar de Grèce à Athènes qui lui dit ne pas avoir de pièces pour ce moteur car trop neuf. Il faudra faire venir les pièces du Japon, ce qui prendra entre 15 à 20 jours car elles doivent transiter par Amsterdam, Athènes et finalement Thessaloniki. Pas jojo, mais pas le choix!

Jeudi matin le 3 août, la grue, Michalis et deux apprentis arrivent et en moins d’une heure repartent avec le moteur et me disant que d’ici la fin de journée le moteur devrait être démonté, les pièces commandées et qu’il m’appellera pour me donner une meilleure idée du temps de livraison. Finalement ce n’est que le lendemain qu’il me confirme que la commande des pièces et la livraison qui sera plutôt de l’ordre de 20 à 30 jours.

Vendredi le 4 août au matin, j’appelle l’ambassade canadienne à Athènes et leur demande comment procéder pour une extension de visa car le 20 août j’aurai séjourné en Grèce pour une période 90 jours, ce qui m’obligera à avoir besoin de plus de temps pour attendre les réparations. La personne me dit que je dois me présenter à la police hellénique. Bien content de cette réponse, je me dirige au bureau de la police qui, elle, me fait promener d’un bureau à un autre ne sachant pas quoi faire avec ma requête. Finalement, un des policiers appelle une de ses connaissances à l’aéroport qui lui donne l’endroit où je dois aller, soit sur la rue Dodekenisou. Ok…, je m’empresse d’entrer ce nom dans Google Maps sur mon cellulaire et vlan un endroit apparaît que je montre au policier qui me confirme l’endroit.

Après un trajet d’autobus et à pied, je me retrouve à l’endroit indiqué et ne vois rien qui ressemble à un quartier de police. Je m’adresse donc à trois jeunes qui me disent qu’il n’y a pas de police dans ce coin. J’apprends qu’il y a une autre rue Dodekenisou que les jeunes m’indiquent sur Google Maps. Je finis par y arriver et la policière m’indique que les visas sont au 5e étage où un homme ne parlant pas un mot d’anglais semble vouloir se débarrasser de moi. J’insiste et il finit par descendre au rez-de-chaussée discuter avec la policière de garde. Ils ne semblent pas d’accord sur quoi faire avec moi. On se retrouve au troisième étage devant deux autres personnes, encore des pourparlers à n’en plus finir et finalement la policière me dit que je dois me rendre au port commercial pour voir la police là-bas.

Me voilà au port à chercher la police, finis par trouver quelqu’un qui m’indique où aller, une grande bâtisse qui semble déserte. J’arrive enfin à trouver une policière qui parle un bon anglais et qui me dit que ce ne sont pas eux qui s’occupent des visas, eux ce sont les polices de port et je dois aller voir la police qui est au port, chercher à comprendre! En Grèce, il y a au moins une police hellénique, une police touristique et une police de port. Elle m’explique dans quel bâtiment je vais trouver la police hellénique, mais ils ne disent jamais ça, ils disent police tout court. Je trouve finalement leur bureau, mais pas un chat sauf une personne de l’entretien qui me dit d’attendre ou plutôt me fait signe d’attendre. Après un certain temps, il arrive, son anglais est très limité, mais on réussit à se comprendre et là il me dit que je dois retourner au cinquième étage de la rue Dodekenisou et qu’en plus je dois y aller entre 8h00 et 14h00 le 19 août, mais là mon temps expire le 20 août, ça ne donne pas grand temps. I reprend son papier, on va voir le calendrier sur le dos de la porte et je lui demande le 17 est-ce ok, après hésitation il me dit oui, j’écris donc le 17 sur le papier.

Lundi 7 août, je dois me préparer à toute éventualité vu que Nomade aura été dans l’Union Européenne pour 18 mois le 17 novembre 2017. Je dois penser à mes options si, dû aux travaux sur le moteur, je ne peux pas quitter avec le bateau avant mon départ du 17 septembre d’Istanbul pour Montréal car mon billet d’avion étant déjà acheté.

Direction douanes dans le port commercial, je connais un peu l’endroit maintenant. Il y a bien une dame au téléphone dans le bureau qui me fait signe de partir à travers la grande baie vitrée. Ah non pas ça! J’ouvre la porte et entre, elle se lève et commence à me parler en Grec. Je n’y comprends rien et elle ne comprend rien ni à mon français, ni à mon anglais et moi pas mieux avec son Grec. Nous nous rendons voir le policier qui m’a dit de retourner au Dodekenisou le 19. Finalement avec son aide on peut se comprendre, elle me demande un papier écrit par le mécanicien, je lui explique que je dois comprendre sa demande, l’expliquer au mécanicien et espérer qu’il comprenne la bonne chose. Pourquoi ne pas l’appeler et elle pourrait lui expliquer exactement ce qu’elle désire. Donc une chose de réglée, je lui donne mon transit log, elle prend une copie de mon passeport et le mécanicien et elle se sont entendus. Elle m’explique qu’une fois le bateau réparé si je veux quitter, je dois aller récupérer mon transit log, sinon tout est bien. Je quitte le bureau des douanes avec un bon sentiment.

Mardi 8 août, je suis dans un tour organisé pour visiter une partie du Mont Athos. Mon téléphone sonne, c’est la patronne de la douanière qui, elle, parle bien l’anglais. Elle me pose des questions à savoir quand j’ai quitté la Grèce depuis mon entrée avec Nomade en juin 2016. Je ne comprends pas le sens de ses questions. Finalement elle me dit que c’est illégal pour moi d’avoir été plus de 6 mois dans l’union Européenne, ce à quoi je rétorque ne pas avoir été plus de 3 mois à la fois. Elle me dit avoir besoin de preuve. Merde! Le problème c’est que j’ai un nouveau passeport où il n’y a qu’une entrée soit mon entrée à Athènes le 22 mai 2017. Je lui explique que j’ai gardé mon ancien passeport, mais qu’il est chez moi au Canada. Je devrais pouvoir avoir des copies des pages où 2016 apparaît, elle me répond que ça fera. Ouf! Une chance que j’avais demandé qu’on me retourne mon ancien passeport avec le nouveau.

Jeudi le 10, grâce à l’efficacité de Mado, je reçois des copies numérisées de toutes les pages requises, car il ne faut pas oublier qu’à l’automne 2016 j’avais été en Sicile pour le convoyage du voilier Magibourg de mes amis Ghislaine et Marcel. Après explication du pourquoi j’entre dans l’union Européenne en Sicile et que je quitte de l’Angleterre, tout va bien.

Jeudi 17 août, lève tôt, déjeuner, l’autobus direction la police pour le visa. J’arrive au cinquième étage de la rue Dodekenisou, le même homme qui m’avait envoyé faire le singe dans le port est là, mais aussi une femme qui me répond d’un air disons sévère (elle a peut-être reçu des instructions de ne pas flirter, qui sait!). Son anglais est limité et elle commence par me demander toujours de son air bête pourquoi que je ne suis pas venu avant. Je bouille, je lui explique tout ce qui s’est passé sans montrer l’autre ‘tarla’ du doigt. Elle ne comprend pas vraiment, va chercher une autre personne qui parle mieux anglais et là tout aussi bêtement elle commence à m’énumérer ce qu’elle veut de moi mais sans me dire où aller, comment le faire. Moi qui ai déjà un préjugé défavorable en ce qui a trait aux fonctionnaires, me voilà servi! Je sais, vous n’êtes pas tous comme ça mais …

Donc premièrement, le papier du mécanicien, même réponse qu’avec la douanière. Elle appelle, plusieurs fois et pas de réponse, ça commence bien! Elle me donne son numéro de téléphone lorsque je l’aurai rejoint, lui demander de l’appeler. Deuxièmement, papiers d’assurance maladie. Troisièmement, je dois aller à la banque me faire donner un chèque de 1,500 Euros à mon nom que je pourrai ensuite encaisser, mais elle veut voir le chèque. Je lui offre de lui donner du cash, rien à faire, je dois aller à la banque. Ensuite lorsqu’elle aura tout ça, retourner à la banque et débourser 30 Euros pour je ne sais quoi? Probablement les frais du visa? Ensuite aller faire faire des photos format passeport en couleurs.

Le tout doit être terminé samedi au plus tard car mon visa expire samedi le 19. De retour au bateau pour aller chercher mon téléphone que j’avais oublié, j’appelle le mécanicien qui répond immédiatement. Je lui demande d’appeler la police pour le visa, il me dit avoir parlé à la douanière, je lui dis le savoir et que maintenant c’est pour le visa, je lui donne le numéro de téléphone et lui demande de me rappeler tout de suite après. Finalement il me rappelle pour me dire qu’il viendra me porter le papier demain matin. J’imprime mes papiers d’assurance et quitte pour la banque. Première banque, deuxième banque, troisième banque, toute la même réponse : « Elle ne sait pas de quoi elle parle votre personne au visa ». Avec le contrôle de l’argent mis en place depuis le début de la crise financière en Grèce, il est impossible pour moi de me faire émettre un chèque en mon nom et les deux premières banques appellent même ma fonctionnaire préférée pour être certaines de ce qu’elle veut et lui expliquer qu’ils ne peuvent pas faire ça. Bon ma journée est finie, les banques sont fermées ainsi que le bureau des visas, à demain matin.

Vendredi 18 août, après avoir reçu le document du mécanicien le matin, je quitte pour le bureau de visa. Premièrement, je lui donne les papiers d’assurance qui sont en français. J’apprends que je dois les faire traduire en Grec. Bon, comment procéder? Elle me dit de me rendre à la cour municipale et que là je trouverai, mais comment trouver la cour municipale? Je finis par avoir des explications, genre « Tu sors, tu tournes à gauche, puis plus loin tu tournes à gauche, ensuite tu demandes… » Ouf!!! Maintenant les papiers du mécanicien, wow! Tout semble en ordre. Maintenant la banque, là elle me dit que je n’ai pas le choix, je dois avoir ce chèque et là je commence à pogner les nerfs, sur quelle planète se trouve-t-elle? Deux banques l’ont appelée pour lui dire que ça ne se faisait pas. Je me lève en lui présentant mes poignets pour lui dire : « Aussi bien me crisser en prison maintenant et laisser les ambassades démêler tout ça car ce que vous demandez est impossible! ». Les osties de pousseux de papiers, est-ce qu’être épais est un prérequis? Parfois je me demande…

Je lui répète que je ne retournerai pas à la banque et qu’elle doit trouver une autre solution. Elle me répond que je n’ai pas encore payé! Je rétorque que c’est elle qui m’a dit que je devais revenir avec le chèque de la banque avant d’aller payer ces 30 euros, tout ça en la dévisageant comme ceux qui me connaissent peuvent imaginer. Là, c’est la danse de Saint-Guy : elle revient sur les 1,500 Euros, me dit que je dois aller dans un bureau de change échanger mes 1,500 Euros pour de l’argent canadien, ensuite échanger l’argent canadien pour 1,500 Euros et revenir avec les papiers, pas possible! J’ai l’argent européen et je dois dépenser de l’argent pour me faire remettre de l’argent européen! Et là elle me dit qu’avant d’aller à la banque pour les 30 Euros, je dois aller dans un bureau qui se trouve en face de la gare de trains qui, eux, me remettront un autre document avec lequel je pourrai aller à la banque pour payer mes 30 Euros.

Là, j’explose encore : « Tu viens de me donner de la merde pour n’avoir pas payé ces 30 Euros à la banque, et là pour la première fois tu me dis que je dois aller ailleurs en premier pour un autre papier que je devrai présenter à la banque pour payer ces 30 Euros! ». Comme disait Astérix : « Ils sont fous ces Romains », mais ce ne sont pas des Romains. Pour toute réponse, elle réitère que je dois tout faire aujourd’hui et que je devrais aller pour les photos tout de suite car ils ferment en après-midi et que je dois revenir la voir avant 14h30 car elle ferme elle aussi. Je lui répète encore une fois de me foutre en prison car ce sera impossible. Une autre femme vient en renfort me répéter les mêmes choses pour que je comprenne que je n’ai pas le choix. Je réponds que j’ai le choix de quitter ce bureau immédiatement et que la police vienne me chercher, que ce sont eux qui m’ont envoyé dans le port, que c’est eux qui m’ont dit de revenir le 19, que c’est moi qui ai insisté pour revenir plus tôt soit le 17, que ce sont eux qui demandent des choses impossibles comme la banque et qu’on devrait laisser les ambassades se démêler avec leurs règles impossibles. Tout ce que je promets est de faire mon possible, mais ne me faites plus de menaces, est-ce clair? Et eux de me dire que c’est important de tout faire d’un ton plus conciliant.

Me voilà donc en route premièrement pour les photos que je dois attendre après une porteuse de guenilles qui s’obstine avec la photographe. Finalement mon tour vient, je paie, me dirige vers la cour municipale que je trouverai après quelques demandes. Plus compliqué de passer la sécurité et de trouver le bureau des sceaux que de sortir par l’arrière la porte grande ouverte et aucune sécurité. Bravo! Mais je régresse. Au bureau des sceaux je trouve une petite merveille, un fonctionnaire qui n’a pas l’air blasé, même au contraire, il se lève et me dit de le suivre et on commence à se promener d’un bureau à l’autre pour finalement arriver dans le bureau d’une avocate qui a une fille qui travaille à Bruxelles et qui va traduire mon papier d’assurance pour lundi matin. Je suis heureux. On se donne rendez-vous pour lundi matin 8h00. Comme vous pouvez vous en douter, je commence à me foutre un peu de leurs limites de temps.

Maintenant trouver la gare de train, en face le bureau recherché où on me dit qu’il faut que j’aille à la mairie où on pourra faire ce donc j’ai besoin. Ok, prochain arrêt, bureau de change. Vous auriez dû voir la face de la dame lorsque je lui ai fait ma demande : elle prend son téléphone, appelle son patron qui lui dit avoir déjà répondu à une telle demande et me dit que ça me coûtera 39.80 Euros. Je lui réponds qu’il n’y a pas de problème car j’ai besoin de ces papiers. Elle s’exécute sans me demander de voir les 1,500 Euros que j’ai sur moi! Autrement dit, les papiers qu’ils veulent dans leur dossier pour montrer que je suis solvable en Grèce ne veulent absolument rien dire, mais les pousseux de papiers sont heureux!

Maintenant de retour au bureau de visa où je leur apprends que la traduction en Grec ne se fera pas avant lundi matin, ce qui ne cause pas de problèmes pour eux. Les papiers du bureau de change sont aussi acceptés mais pour ce que ça vaut… Les photos sont correctes, le papier pour payer les 30 Euros, je lui explique que si je m’étais rendu à la mairie, je n’aurais pas pu revenir à temps ici. Elle semble comprendre, elle a dû se cogner la tête je pense, mais tant mieux! Un autre traducteur vient me voir et me demande de lui expliquer ce qui s’est passé au bureau où j’ai été pour le document, ce que je fais. Il me dit d’attendre qu’il va faire des vérifications. Quelques minutes plus tard, il m’informe de ne pas aller à la mairie mais plutôt à la gare de train. Je le regarde d’un air questionneur en comprenant qu’il a parlé à une personne à la gare et qu’ils vont m’aider, mais que je devrai par contre remplir un questionnaire en ligne.

Donc avant de partir, on prend une photo de moi, mes empreintes, fait une photocopie de mon passeport en inscrivant « copie » sur la photo et elle garde mon passeport en me spécifiant que lorsque je reviendrai lundi avec le 30 Euros payés et la traduction des assurances, elle pourra terminer le visa. En quittant je retourne donc vers la gare de train, trouve le bureau en question et j’attends mon tour. Je présente mon papier pour me faire dire qu’il a besoin de mon passeport, je lui montre la photocopie qui est refusée car il faut absolument l’original. Devinez! Je commence à pogner les nerfs encore, l’autre personne de s’interposer et de lui expliquer qu’elle était au courant de mon cas et qu’elle s’occuperait de moi. Finalement, on me fait asseoir devant un vieil ordi qu’on fait démarrer et à un moment donné je suis devant un formulaire tout en Grec que je ne comprends pas du tout! On me dit quoi écrire, ensuite la personne reprend le contrôle et imprime le document, me le redonne et me dit d’aller à la banque avec ça. Mais il est trop tard, ça sera lundi avec la traduction.

Lundi 21 août, banque tout va bien, à la cours municipale l’avocate me reçoit avec un grand sourire, suivi du greffier, que je remercie grandement. Bureau des visas, on regarde mes papiers, tout est en règle. On finalise mon visa et le met dans mon passeport qu’on me redonne en m’expliquant que je ne peux quitter la Grèce sinon le visa sera caduque. On m’explique que je dois comprendre qu’ils ne font que leur travail et moi de la regarder d’un air bête sans même lui répondre. Une fois tout terminé je lui souhaite bon matin en quittant.

Mercredi le 23 un homme des douanes m’appelle pour me demander d’aller leur remettre la lettre du mécanicien que j’avais eue pour le visa, et bien ils se parlent! Vendredi le 25, je me rends aux douanes pour aller remettre le papier du mécanicien, qui, semble-t-il, est en vacances jusqu’au 4 septembre. Pas certain de ce que ça implique. Est-ce à dire que je ne pourrai pas ravoir mon transit log avant cette date même si par chance le bateau serait prêt? Je ne sais pas.

Bonne journée

Serge

 

4 réflexions au sujet de « Chronique du capitaine Grèce -Turquie 2017-14: La dictature du fonctionnariat… »

  1. Voilà le récit d’une péripétie administrative digne de celle des douze travaux d’Asterix. Je félicite ta ténacité ! Merci pour ces minutes de bonheur de lecture humoristique.

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