Femme de marin 2017-19: Long trajet jusqu’à Mystra

Hier soir, nous sommes arrivés à Epidaure après s’être un peu perdus dans les champs de vignes pour chercher l’hôtel. Nous le trouvons enfin et ça ressemble un peu à un genre de motel de deuxième ordre. Personne à l’horizon sauf la propriétaire des lieux qui nous accueille gentiment. Notre chambre ressemble à un dortoir : trois lits simples enlignés un à côté de l’autre, un petit frigidaire, télé et air climatisé. Par contre, une super belle piscine remplie de feuilles. Serge s’offre pour la nettoyer, ce qui semble plaire à la proprio. Le bar est minimaliste : pas de pina colada (Guylaine en a demandé un et la proprio a fait une face pas de face!), pas de vodka, que des liqueurs douces, du thé glacé et de la bière au citron. On se rabat là-dessus! Encore une fois, il ne semble pas y avoir d’autres touristes que nous. On se baigne un peu puis nous allons faire un tour au « centre-village » et nous soupons sur une jolie terrasse sur le petit port. L’atmosphère et le lieu sont des plus charmants.

Ce matin, la proprio revient et nous prépare un succulent déjeuner. On constate qu’une autre chambre semble occupée. Nous continuons notre périple en voiture et prenant la côte Est de la Péloponnèse. Nous longeons la mer Égée jusqu’à Léonidion où nous nous perdons dans le village qui est fait comme un soleil avec plusieurs petites routes tout autour. Même notre GPS en perd la tête et n’arrête pas de nous dire : « tournez à gauche, tournez à droite, revenez à gauche…. ». Nulle part dans le village nous ne voyons âme qui vive et nous finissons par trouver une vieille dame qui marche le long du chemin et qui nous dit d’aller tout droit. Je pense qu’elle n’a pas dû comprendre la moitié de ce qu’on disait et on recommence notre ritournelle. On se met à blaguer dans la voiture en disant que probablement tout le village attend qu’on vire fous pour sortir et nous dévaliser!! C’est vraiment spécial de voir que le village, tout comme bien d’autres, semble inhabité.

Au bout d’un moment, on finit par trouver quelqu’un dans les champs d’oliviers qui nous oriente sur le bon chemin. Notre GPS reprend également ses esprits et nous poursuivons pendant des kilomètres sur les routes sinueuses des montagnes. Parfois, pendant de longs bouts, il n’y a même pas de garde-fous qui nous séparent des ravins et c’est avec prudence que nous avançons. A intervalles réguliers, nous voyons des petits promotoirs en bord de route qui sont surmontés par des petites églises miniaturisées (2 fois la grosseur d’une boîte à malle) qui rappellent que quelqu’un est mort là. Étonnant de voir le nombre de ces promontoirs. Nous finissons par atteindre Monemvasia. La cité a donné son nom à un cépage, puis à un vin célèbre au Moyen Âge, le malvoisie, qui était exporté jusqu’en  Angleterre. Selon une légende populaire, George Plantagenêt, duc de Clarence,  condamné à mort en 1478 pour avoir comploté contre son frère le roi Édouard IV d’Angleterre, aurait choisi de mourir noyé dans un tonneau de ce vin. Pour ceux et celles que ça intéresse, vous pouvez aller lire sur cette ville, au lien suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monemvasia. Une célèbre forteresse y domine, appelée le Gibraltar de la Grèce. C’est une cité médiévale qui vaut vraiment de s’y arrêter.

Malgré mon nerf sciatique qui me fait souffrir depuis une semaine et le nombre d’heures passées en voiture qui n’arrangent rien, nous continuons quand même jusqu’à Mystra, histoire de raccourcir notre retour à Athènes demain. Nous y découvrons un joli petit village vraiment charmant et typique. Elle est située à 5 km de Sparte, est vraiment un lieu à visiter en Grèce.
Cet ensemble de monastère byzantins et la forteresse qui les surplombe sont vraiment des bijoux d’architectures très bien conservés. Mystra fut fondée par les Francs en 1249, qui venaient d’abandonner Sparte, puis elle fut cédée aux Byzantins.

Formant une sorte de République autonome à l’époque byzantine au XIIIème siècle et XIVème siècles, la ville de Mystra est aujourd’hui minuscule et liée qu’au tourisme. Là encore, il y a peu de touristes à part nous. Nous terminons la soirée par un bon repas et demain nous irons visiter les alentours avant de revenir à Athènes.

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Une réflexion au sujet de « Femme de marin 2017-19: Long trajet jusqu’à Mystra »

  1. Bien des sourires à lire avec assiduité votre périple grec. Et des champs de vignes, cela s’appelle des vignobles mais c’est une jolie écriture bucolique. Bonne continuation de vacances ! Patrick

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