2016-2: Chronique d’un matelot #2

Déception est le mot qui décrit le mieux ce que nous vivions lundi matin, Marcel et moi, nous nous regardions et hochions la tête ensemble et pas de dire l’an prochain !

Le tout débuta jeudi passé, le vent du nord qui entrait dans le cockpit faisait que la température était inconfortable sans coupe-vent ou chemise extra. Donc, Marcel suggéra de retourner le voilier pour que le vent puisse arriver de la proue et que nous soyons bien à l’abri du cockpit et dodger. Aussitôt sortis des quais, je vois Ghislaine qui embraye la transmission avant, ensuite arrière. Je lui demande ce qui se passe, nous n’avons plus de propulsion avant, me dit-elle.

Après quelques essais, l’avant fonctionne. On se dirige vers notre place à quai et plus de propulsion avant, le bout du quai sous le vent est libre. Je lui suggère de se diriger là du reculons. Manœuvre bien exécutée, le bateau est amarré. Il faut savoir que nous avions vécu un problème similaire en partant d’Almérimar et par la suite en entrant à Barbate. Un mécanicien était venu regarder le problème et en avait conclu que ce n’était qu’un problème d’ajustement des câbles d’embrayage. Il faut admettre qu’à ce moment-là nous étions un peu sceptiques, mais comme le tout fonctionnait à merveille, nous nous étions donc convaincus que le problème était résolu.

Je me dépêche de regarder l’ajustement du câble, il semble bon. Je le défais, nous essayons d’embrayer la transmission d’avant, d’arrière manuellement, le même problème persiste! Nous sommes vendredi le 23 décembre en fin d’après-midi. Marcel va voir à la marina, pas de mécanicien disponible avant lundi matin le 26, date qui était notre journée prévue de départ. Pas le choix, il faut faire avec! Nous avons des doutes sur une réparation facile, surtout que la transmission de Magibourg est un sail-drive et qu’advenant le fait qu’il faille l’ouvrir, il faudra sortir le voilier de l’eau. Dans ce cas, comme nous sommes dans le temps des Fêtes et que Marcel doit retourner au plus tard fin janvier pour le travail, la traversée semble fichue pour le moment

L’arrivée le lendemain de Maude et Samuel, les plus vieux des petits-enfants de Ghislaine et Marcel, aura quand même lieu et nous essayons de garder espoir malgré tout.

Donc l’annonce par le mécanicien qu’il n’aura pas le choix de sortir le bateau de l’eau, qu’il sera impossible de commander les pièces avant le début janvier et que ça prendra au moins deux semaines en janvier avant de pouvoir remettre le bateau à l’eau au mieux, tout cela a scellé notre destinée.

Nous en profiterons pour visiter l’île que tout le monde apprécie et de préparer le retour. J’essaie de prendre le premier avion disponible pour revenir à la maison le plus tôt possible, les autres vont fermer le bateau et ensuite iront visiter Londres quelques jours avant le retour à la maison.

Ainsi se termina notre traversée, un tour dans la marina.

Bonne journée à vous tous et surtout une très bonne Année!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

3 réflexions au sujet de « 2016-2: Chronique d’un matelot #2 »

  1. Voyez le côté positif où une fois l’avarie réparée et un nouveau départ organisée pour atteindre les cocotiers martiniquais, vous pourrez réaliser ce beau projet. Que les bons vents soient à vos rendez-vous en 2017 !

  2. Ping : Femme de marin 2017-01: OMG!! Je peux pas croire que je vais traverser!!! | NOMADE II – Humeurs, art et carnets de voile

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s