Femme de marin 2015-16 : plage d’Aphrodite, site de Paphos, et Troodos (ou la journée sans fin!)

Hier, nous allions visiter le site archéologique de Paphos. Nous avons invité Ariel, notre voisin de quai, un chic type Marseillais, à venir avec nous. Ariel mène une vie particulière. Même marié depuis 36 ans, il part sur son bateau parfois pour 1 ou 2 ans. Il a visité des pays comme le Sénégal et le Mali et bien d’autres de la Méditerranée. Sa femme, boulangère, vient le rejoindre parfois mais s’est occupée de la boulangerie familiale et prendra bientôt sa retraite et voyagera plus avec lui. Ils ont toujours vécu de cette façon et c’est un style de vie qui leur convient tout à fait.
Nous nous arrêtons en premier à Petra tou Romiou, là où se trouve la plage et le rocher d’Aphrodite. On dit que c’est la plus célèbre de Chypre. Elle se distingue par ses deux rochers verticaux. On s’y rend par l’ancienne route B6 entre Limassol et Paphos. L’endroit est appelé rocher d’Aphrodite car selon la légende, Aphrodite a surgi des flots à cet endroit précis, dans une vague d’écume. Il y a un petit passage piétonnier qui mène à la plage depuis le kiosque, plage qui est surtout rempli de galets. Nous prenons quelques photos et poursuivons à Paphos.
Paphos est tourné vers le tourisme anglais. La rue principale, tout près du site, est jonchée de restaurants, de bars et de petites boutiques qui vendent les mêmes « gogosses » comme partout ailleurs. Il y a même deux gros pélicans qui s’y promènent au grand plaisir des passants qui prennent des photos.
Le site archéologique de Paphos est très vaste mais désert au sens où, tout comme les deux autres sites que nous avons visités, il ne reste que des ruines sans grande envergure. La ville était à l’origine entourée par des remparts très épais et s’étendait sur environ 950 000 mètres carrés. C’est entre le 2e et 3e siècles que les bâtiments publics les plus somptueux ont été bâtis, dont ceux qui abritaient les fameuses mosaïques de Paphos. Maintenant, il ne reste presque plus rien des structures architecturales. Le déclin de Paphos a commencé au 4e siècle, après un tremblement de terre ayant provoqué d’importants dégâts.
Quand on accède au site, on peut voir des mosaïques imbriquées et colorées au sol, mosaïques qui ont été découvertes par hasard en 1962 par un agriculteur qui cultivait son champ. Chaque mosaïque raconte une histoire, souvent inspirée de la mythologie grecque. Plus loin, nous voyons un théâtre semi-circulaire restauré en 1970 qui n’a pas l’air particulièrement ancien. Quant aux tombeaux des rois qu’on peut visiter un peu plus loin, il faut savoir qu’aucun roi n’a jamais reposé dans ces tombeaux qui doivent leur nom à la grandeur de leur apparence. Ce sont des membres des classes aisées qui sont enterrés là.
Ce qui est dommage, à mon avis, c’est que dans tous les sites que nous avons visités ici, il n’y a aucun guide pour nous raconter l’histoire, mais peut-être est-ce parce que la saison touristique débute seulement en juillet. Aussi, souvent les plaques indicatives sont presqu’effacées et mal entretenues.
En partant du site, nous nous retrouvons à Polis pour boire un café et nous renseigner sur le port. Ariel et Serge étudient la carte et proposent de prendre un chemin qui nous mènera, sans que nous le sachions, à escalader en voiture le massif du Troodos. Coiffée par le mont Olympe (1,952 m), le point culminant de l’île, cette chaîne montagneuse domine les vallées de Limassol et de Larnaka, ainsi que la vaste plaine de la Mésorée. A la fin des années 1800, Troodos devint la résidence d’été des gouverneurs britanniques de l’île qui s’y réfugiaient pour échapper au soleil, et la région fut considérée comme le siège estival du gouvernement durant le règne britannique. Au cours de son histoire, il servit tour à tour de refuge à des communautés religieuses, à des guérilleros et à des hors-la-loi, ainsi qu’aux nantis du Levant.
Ce fut une longue virée I-N-T-E-R-M-I-N-A-B-L-E dans une route sinueuse (un peu comme sur la côte amalfitaine, mais en pire à mon avis) qui dura 3 heures. C’était comme le jour de la marmotte où tu te couches le soir en te disant que demain sera un autre jour. Puis, tu te réveilles et tout est exactement pareil comme la veille! On montait, montait, montait et il n’y avait jamais de fin. Chaque virage aboutissait sur un autre virage! Bizarrement, pour moi, c’était un peu comme me retrouver dans des montagnes russes qui virent continuellement. Nous avons dû nous arrêter 3 fois, à ma demande, car j’avais un peu mal au cœur, ce qui ne m’était jamais arrivé en voiture (ni en bateau d’ailleurs). Les gars ont semblé apprécier la balade mais j’ai dû un peu gâcher leur plaisir à cause de ma condition. Malgré que je n’avais qu’une envie : que ça finisse et qu’on se retrouve sur l’autoroute, les gars ont été très gentils et ont réussi à me faire rire vers la fin.
Aujourd’hui, Serge termine l’entretien du mât afin de le remettre en place demain.

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Une réflexion au sujet de « Femme de marin 2015-16 : plage d’Aphrodite, site de Paphos, et Troodos (ou la journée sans fin!) »

  1. Bonjour à vous deux.
    Merci de me permettre de m’évader grâce aux photos et vos écrits.
    Jeudi je sors « GLORIA » mon voilier, j’ai énormément de travail dont le carénage puis ensuite beaucoup de bricolage. Je pourrais faire comme vous deux vers la fin août.
    Bonne continuation, Denis de Marseille

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