Femme de marin 2015-08: Chu-ta-boutte!!!!

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Débutons par une courte rétrospective du mois qui vient de passer : complètement fou où j’ai dû pallier à l’absence d’effectif à mon travail en mettant les bouchées doubles, sinon triples. Je me retrouve donc avec un excès de fatigue, un déficit de sommeil et une douleur lancinante à la poitrine, variable en intensité mais qui s’intensifie à mesure que les jours passent. Les choses ne s’améliorent pas lorsque je sens parfois des engourdissements dans mon bras gauche.
A 2 ½ semaines du départ et après avoir passé une journée stressante au bureau des passeports hier, je me réveille à 4h00 du matin (as usual ces temps-ci) et j’arrive au bureau à 7h30. C’est épuisée que j’anime une réunion avec les secrétaires pour leur donner les dernières indications d’usage avant la période des inscriptions des étudiants. Je retourne au bureau et sur l’insistance de l’agente d’administration, je prends un rendez-vous en urgence avec ma docteure. Comme je la paie l’équivalent du baril de pétrole pour 5 minutes, elle peut bien me faire cette petite faveur!
Comme j’ai rendez-vous pour 2h00, je décide de partir sur l’heure du midi, histoire de prendre de l’avance au cas où je me sentirais plus mal. Je sors la voiture du garage souterrain, je m’enligne dans la rue mais la douleur se fait plus pressante et je sens mon bras qui engourdit. Je décide de retourner me stationner et de me rendre au poste de sécurité de mon lieu de travail. Ils prennent ma pression : haute. Ils insistent pour appeler l’ambulance. Découragée et stressée, j’accepte.
Quelques minutes plus tard, j’ai droit à la totale : d’abord les pompiers (normal, ils sont les premiers répondants). Trois beaux pompiers se glissent dans le petit local où je me trouve et viennent prendre mes signes vitaux. Dommage que ça tombe une journée où mon potentiel de séduction vient de chuter à zéro!
Peu de temps après, les ambulanciers arrivent. Les pompiers me souhaitent bonne chance et moi, ben étendue sur mon lit de fortune, tremblant de partout, je leur fais un signe de Peace and Love et je leur dis : « Merci, les boys! ». Les pompiers se sont mis à rire. Je pense qu’ils m’ont trouvé ben drôle!
Puis, je fais connaissance avec Benoît et François, les deux gentils ambulanciers qui prennent la relève. D’abord, re-signes vitaux, re-contage d’histoire, puis électrocardiogramme. Tout semble bien aller de ce côté. Ils décident quand même de m’amener à l’urgence de l’hôpital Hôtel-Dieu. C’est mon baptême d’ambulance et pour être franche, c’était pas vraiment le fun! Une chance que la sirène n’était pas activée. Mais couchée dans une civière, je peux vous dire que les nids de poule de Montréal, on les sent en simonak!!!!
Arrivée à l’urgence, je suis « oubliée » sur une civière et c’est juste une demi-heure plus tard qu’on me « découvre » en s’excusant, puis électrocardiogramme de nouveau. Une chance que j’ai pas fait une crise de coeur durant ce laps de temps! Tout est toujours beau de ce côté. A partir de ce moment-là, on vous « dompe » dans un coin de l’urgence et on vous demande d’attendre que le docteur vous appelle. Trois heures d’attente. Par la suite, re-re-contage de l’histoire, tests de toutes sortes à passer.
Semble y avoir un léger problème : un test qui indique un résultat « hasardeux » (c’est leur expression) concernant la possibilité de faire un caillot. Bon, le docteur parlait parfois en Maya et je n’ai pas tout compris ce qu’il m’expliquait. Je me rappelle cependant l’avoir regardé avec une gueule de déterrée un moment donné et lui avoir dit : « Simplifiez! ».
J’ai compris qu’ils ne veulent pas prendre de chance et ils m’ont donné une piqûre d’héparine pour prévenir la formation de caillot et me préparer demain à une sorte de scintigraphie pulmonaire pour vérifier la possibilité d’avoir un caillot. Si tout est beau de ce côté, ils pensent également à la possibilité d’une infection de la cage thoracique (savais même pas que ça existait!).
Donc, je suis repartie vers 18h00, fatiguée, rien mangé depuis le déjeuner et pas un sou en poche. Comme j’étais arrivée en ambulance, il me fallait retourner par mes propres moyens pour récupérer ma voiture à mon boulot. Comme je ne connais pas du tout le coin où je me trouve, je demande où prendre le métro. J’ai dû marcher 20 minutes avec des talons hauts de 3 pouces sans trouver aucun guichet automatique sur le chemin. Arrivée au métro, je remplis de nouveau ma carte de transport et le métro le plus près de mon lieu de travail me débarque à 20 minutes de marche de distance. Je vous rappelle que durant ce laps de temps, mes talons n’ont pas diminué de pouces!
Quand je suis arrivée devant mon bureau, c’est pas mêlant, je me serais écrasée sur les genoux tellement j’étais claquée. On aurait dit que je venais de faire la traversée du désert! Maudit que je me suis sentie seule aujourd’hui et que j’aurais donc aimé que mon Capitaine soit là pour me rassurer et me tenir la main!

Là, la madame est pu capable, comme un citron pressé qui ne donne plus de jus. La madame doit se reposer si elle veut revoir son Capitaine dans 2 semaines. Donc, ce soir, coucher tôt car demain sera une autre longue journée!

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2 réflexions au sujet de « Femme de marin 2015-08: Chu-ta-boutte!!!! »

  1. Vraiment très bon, coloré et agréable à lire ce texte. Tu demeure égale à toi-même. Gros bisous et salutations xx
    Amicalement,
    Francis. xx

  2. Bonjour,
    J’espère que c’est dans un hôpital au fin fond de l’Amazonie qu’on vous mené ?
    Car en France on ne laisse pas une personne, montrant les signes d’un infarctus, de coté pendant plusieurs heures sans même lui faire une prise de sang afin de mesurer certains facteurs bien démonstratifs comme les CPK.
    Je ne voudrais pas vous faire peur mais consultez quand même un cardiologue (un vrai).
    Les signes que vous indiquez ressembles à ceux d’une artère en train de se boucher. Je sais de quoi je parle j’ai fais 2 infarctus en 2006, soignés par la pose de 2 Stents et ensuite par des médicaments. Dont le CRESTOR, un vrai poison (les statines) qui régule le cholestérol qui soit-disant boucherait les artères. « Cholestérol mensonges et propagandes » du Dr De Lorgeril.
    Puis en 2014, j’avais encore « vos » douleurs de plus en plus fréquentes… On m’a opéré d’urgence d’un triple pontage coronarien.
    Bien à vous,
    Denis

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