Femme de marin 2014-37: 9e journée à Istanbul – Grand bazar et citerne basilique

Il a plu hier toute la soirée et probablement une partie de la nuit, si bien qu’au matin la ville est nuageuse et une brise fraîche est réellement la bienvenue. C’est la première journée qu’on se promène sans avoir cette sensation de chaleur et d’humidité intense sur la peau.

Nous partons visiter le Grand Bazar. C’est quelque 4,000 échoppes clinquantes du plus grand marché couvert d’Orient, temple du shopping artisanal malheureusement voué au tourisme.
Réparti sur 200 000 m², le Grand bazar est situé le long de 58 rues intérieures auxquelles on accède par 18 portes. Nous n’avons pas fait toutes les portes mais il y avait un policier à l’entrée de toutes celles par où nous sommes passés.

Considérablement élargi au 16e siècle sous Soliman le Magnifique, la partie la plus ancienne date de 1455 et a été construite en bois sur ordre de Mehmed II, à l’emplacement d’un ancien marché. Il a été restauré et partiellement reconstruit, à la suite d’un tremblement de terre en1894, Il fut ravagé plusieurs fois par des incendies, dont le dernier est survenu en 1954, détruisant la moitié du bâtiment.

Comme tous les bazars, il est organisé par quartiers regroupant chacun un certain type d’artisanat : bijoux, tapis, textiles, mosaïques, argenterie,…
Au centre, se trouve une vaste salle voûtée, le Bedesten, sorte de marché aux puces où s’entassent d’innombrables vieilleries : armes anciennes, bijoux, parures, vaisselles, argenteries, pièces de monnaie, etc…
Avec ses nombreuses « avenues », il devient très difficile de retrouver son chemin même si les portes sont numérotées. Nous nous y engloutissons et à l’heure matinale où nous arrivons (le bazar ouvre à 9h00 et il est 10h00), il n’y a pas encore foule même s’il y a beaucoup de monde. Beaucoup de commerçants nous invitent à venir voir leurs marchandises en nous disant bonjour en premier. Certains nous demandent d’où on vient mais rien de bien harassant.
Nous trouvons peu de kiosques qui vendent du linge pour enfants (cadeaux pour nos petits-enfants) et ceux qui en vendent ont des marques connues (Adidas, etc.). Nous finissons par en trouver un avec des logos et dessins d’Istanbul et discutons avec le vendeur. Celui-ci veut nous vendre un coton ouaté avec capuchon au prix de 75 TL (entre 35 et 40 $), ce qui est un prix beaucoup trop exagéré pour ce que ça vaut. Je sais bien qu’ils montent les prix pour pouvoir négocier mais nous ne sommes pas très portés sur la chose. Serge est en pétard et comme il déteste négocier, il ne se prête pas « au jeu » et suggère au vendeur qu’il commence par vendre son stock à des prix « décents » en premier. Nous quittons le kiosque en entendant le gars descendre ses prix mais il est trop tard pour Serge. Plus rien ne lui convient et pour lui, le gars a perdu sa vente.
Nous continuons de nous promener pendant un moment et ne trouvons plus rien qui fasse notre affaire. Je n’ai jamais vu autant d’or au mètre carré et je me demande vraiment si tous ces bijoux sont vrais ou si c’est du « fake ». Les prix sont parfois exagérés par rapport à d’autres endroits, et il ne faut surtout pas hésiter à marchander si vous savez y faire. Comme je n’aime pas me faire achaler, c’est parfois un peu énervant de voir les vendeurs s’approcher de nous pour nous attirer dans leurs boutiques. Même si je savais à l’avance que c’est comme ça que ça marche ici, ça a quand même gâché mon plaisir. De voir autant de bébelles m’a un peu donné le tournis, c’est vraiment étourdissant! Mais ça vaut la peine d’aller y faire un tour. C’est une activité touristique en soi!
Comme nous avons passé moins de temps que prévu dans le grand bazar, nous décidons d’aller visiter la Citerne bizantine. Comme nous n’avions pas prévu de faire cette visite aujourd’hui, je n’ai pas apporté mon appareil photo (Olympus OM DE- M5) qui prend de très belles photos même en contexte de faible lumière. Je le regrette mais nous nous contenterons des photos prises par le petit appareil numérique de Serge.
La Citerne Basilique d’Istanbul (Yerebatan Sarnici en turc) est une vaste pièce de 138 mètres de longueur et de 65 mètres de large. Ce palais englouti approvisionnait le palais de Topkapi en eau.Au fond de la citerne, des colonnes reposent sur deux têtes de la Méduse probablement prélevées d’anciennes villas.
Comme à la fontaine de Trévi, certains lancent une pièce et font un vœu.Cette citerne, qui fut construite par l’empereur Constantin au 4e siècle avant d’être agrandie par l’empereur Justinien en 532, fait penser à l’intérieur d’une église par sa salle gigantesque. Elle fut alimentée par les aqueducs édifiés par l’empereur Constantin plus au Nord de la ville. Elle avait pour rôle de fournir de l’eau au palais impérial de l’époque avec un réservoir de 80 000 mètres cubes d’eau. L’intérieur de la citerne est composé de 336 colonnes de huit mètres de hauteur récupérées dans différents temples de la ville de Kadiköy, non loin de Constantinople.. Plus précisément, 12 rangées de 28 colonnes supportant des voûtes et des arcs forment l’ensemble intérieur de la citerne. Deux de ces colonnes se distinguent par la représentation d’une tête de Méduse à leur base. La Citerne Basilique a également fait ses premiers pas dans le cinéma car elle a été utilisée pour tourner une partie du film de James Bond, « From Russia with Love ».

Outre le fait de se promener parmi les colonnes et de prendre quelques photos, le prix d’entrée de 20 TL (10 $) par personne est un peu exagéré compte tenu de ce qu’il y a à voir.

Par la suite, nous arrêtons manger à une terrasse d’un restaurant (Le Safran) dont la nourriture et le service sont excellents. Serge se moque un peu de mon allure de « raton laveur », vu que je porte continuellement des lunettes soleil, mais le serveur se fait tout à fait charmant en répliquant que je « look gorgious »! Compte tenu de son âge (dans la trentaine), du mien (58 ans), de l’absence de maquillage depuis que je suis en vacances et du turban qui orne mes cheveux non coiffés, je le trouve tout à fait mignon et charmant de me faire un tel compliment. Je le prends avec plaisir!

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