Femme de marin 2014-29: Première journée à Istanbul

Première journée de visite à Istanbul. Première constatation: ici, y a du monde en tab…. Comme j’ai dit dans la chronique d’hier, 18 à 20 millions d’habitants, « faut ben les mettre keque part » et ça paraît. Une mer de monde partout, et ce en plus des touristes qui foulent les rues de cette ville habitée de contrastes. Moi qui me demandais comment m’habiller, je vois qu’on retrouve de tout ici: même si la robe ou le short très courts se voient un peu partout, c’est un peu le royaume du pantalons longs ici. A une chaleur qui frôle le 38-40 degrés, je ne comprends vraiment pas comment ils font! Mais le corps s’habitue à tout et j’imagine que c’est autant un mystère pour moi que si je leur disais qu’on est très bien à – 20 degrés l’hiver au Québec. Une chose que j’ai remarquée ici c’est qu’il y a beaucoup de femmes vêtues de la burka. Il y en a beaucoup plus que je pensais et c’est vraiment étrange d’en voir autant. Je peux dire aussi qu’il y a beaucoup de beaux Turcs avec des yeux d’enfer! Il y a de belles femmes également mais c’est beaucoup plus remarquable chez la gent masculine. Mon âge « vénérable » de 58 ans m’aurait sûrement permis de faire un compliment à un Turc dans la vingtaine sans paraître une « cougar qui s’essaie » mais comme je suis touriste dans une culture étrangère à forte connotation religieuse, je me suis abstenue.

Comme nous en sommes à notre première journée, il nous apparaissait important d’explorer un peu le quartier Galatasaray (Beyoglu) où nous séjournons. Après un bon déjeuner, nous avons commencé par marcher le long de la Istiklâl Caddessi, grande avenue piétonne qui offre un concentré de l’Istanbul moderne, ponctuée de magasins dernier cri et d’une pléiade de bars et restaurants. Au milieu de la rue, un tramway toujours bondé de monde. Ça donne le goût… Certains petits passages remplis de boutiques hétéroclites invitent à s’y perdre. Nous y achetons une assiette pour garnir notre collection. Auparavant, nous étions arrêtés dans une petite boutique où j’avais vu une plaque de céramique représentant des Derviches tourneurs qui, selon le vendeur, était à 15 lires turques (environ 7.50 $). Cependant, le vendeur nous informe que nous sommes ses premiers acheteurs de la journée et que pour lui la première et la dernière vente de la journée sont importantes. En conséquence, il nous fait un rabais et nous laisse la plaque à 10 lires turques. Vous penserez peut-être que c’est une arnaque et qu’il faisait ses prix plus chers au départ. Peu importe, l’histoire est intéressante et ce n’était pas la première fois que Serge entendait une telle « coutume ». Nous continuons notre marche et nous rendons visiter la Tour de Galata qui dévoile du haut de ses 68 mètres un panorama de 360 degrés qui permet de saisir d’un seul regard toute la complexité géographique de la ville. Dernier vestige de l’enceinte défensive modifiée en 1348 par les Génois, elle fut convertie en prison au 15e siècle, puis en poste de guet des incendies. Originellement, c’était un phare de bois construit en 528 par l’empereur byzantin Anastasius Oilosuz. La tour servit même de tremplin au 17e siècle à l’envolée d’un excentrique pourvu d’ailes qui réussira à rejoindre la rive asiatique.

Par la suite, arrivés au bord de l’eau par une rue qui descendait abruptement (attention aux genoux), nous prenons le Tünel, funiculaire souterrain qui se trouve à être le deuxième plus vieux au monde (après celui de Londres). Après un dîner sur une charmante petite terrasse, nous avons remonté la rue principale dans le sens contraire et avons pu trouver l’emplacement du départ du Big Bus Instanbul, type d’autobus « sightseeing » que nous prenons toujours quand nous arrivons dans un endroit où ce type d’activités est offert. Cela nous permet d’avoir une bonne vue d’ensemble de la ville et de choisir les endroits que nous aimerions visiter. Ce type d’activités permet aussi de monter et descendre à volonté à divers arrêts où se situent les principales attractions. Nous irons faire cette activité en priorité demain.
En fin d’après-midi, nous sommes allés voir un spectacle des Derviches tourneurs.

Cette danse fut établie dans une discipline cérémonials à la fin du 15e siècle. Le rituel qui préserve une tradition de 600 ans s’appelle le « Mukabele », ce qui veut dire rencontre et réciprocité. La cérémonie représente le voyage mystique de l’humain dans son ascension spirituelle. Pour simplifier, nous dirons que le danseur tourne vers la vérité, l’ascension de l’amour, laissant l’égo derrière lui. Le chapeau du tourneur Derviche représente sa pierre tombale, son manteau noir représente sa tombe et son habit blanc représente son linceul.
Pendant qu’il tourne, ses bras s’ouvrent, sa main droite dirigée vers le ciel tandis que sa gauche est dirigée vers la terre symbolisant que nous recevons de Dieu et donnons au peuple. En conséquence, le tourneur ne possède rien mais sert d’intermédiaire.
La cérémonie a duré une heure mais les 20 premières minutes ont été consacrées à la lecture d’un verset de Quran. Je dois avouer qu’au début, j’étais un peu ennuyée et déçue, me demandant quand ils allaient commencer à tourner. Par la suite, lorsque les tourneurs se sont activés, j’ai été assez impressionnée de voir la résistance dont ils font preuve à tourner pendant une demi-heure. Moi, j’aurais embrassé le plancher au bout de 2 minutes!
Je ne sais pas combien de kilomètres nous avons marché sous un soleil de plomb mais surtout une humidité assez forte. C’est fatigués que nous sommes revenus à notre appartement. Une bonne douche s’imposait et nous irons bientôt souper dans un restaurant. Je crois que ce soir, le sommeil ne se fera pas attendre!

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

Une réflexion au sujet de « Femme de marin 2014-29: Première journée à Istanbul »

  1. Salut bien vous deux. Je suis depuis le debut le seatrip de Serge et le zentrip de Mado.
    Vous etes au Moyen Orient. Donc chaleur, foule c’est normal. Il fait toujours marchander quand on achete des souvenirs. Cela fait partie de la culture et c’est mal vu de ne pas le faire (d’autant que les prix sont doubles pour les touristes). J’ai bien aime la photo magazine Mado, lol. Tu va vite en affaire !
    La Turquie ce n’est plus l’Europe et c’est plus exotique tout en etant moderne.
    Les burquas c’est recent faute au gouvernement actuel.
    Enjoy vos vacances ensemble et continuez votre blog.
    Daniel

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s