Femme de marin 2014-28: Arrivée à Istanbul

Enfin arrivée à Istanbul! Le trajet s’est bien déroulé mais rendue à l’aéroport d’Amsterdam, ils nous ont fait changer 3 fois de quais d’embarquement avant que nous puissions partir avec une heure de retard. Comme je dors peu dans les avions, c’est un peu exténuée que j’ai récupéré ma valise dans un terminal immense. Arrivée à la sortie, il y avait tellement de gens qui attendaient les voyageurs avec des tonnes de pancartes surélevées pour indiquer leurs noms, que je n’arrivais pas à trouver Serge dans le lot.
C’est lui qui me trouva et pris la traditionnelle photo d’arrivée. Lorsque nous nous sommes enfin jetés dans les bras, il m’a dit qu’il avait eu peine à me reconnaître. Non seulement la fille a fondu, mais elle a fait couper ses cheveux et ne porte plus de lunettes. Faut croire que ça change quelqu’un! Mais quel bonheur que de le serrer à nouveau dans mes bras, d’entendre sa voix, son beau sourire et d’être enfin réunis. La madame était contente!!
Tel que convenu avec le propriétaire de l’appartement que nous avons loué, nous prenons un taxi et montrons au chauffeur les indications pour se rendre au point de rendez-vous avec Selahattin, celui qui s’occupe de nous amener à l’appartement. Nous devons communiquer avec lui mais Serge n’arrive pas à avoir un réseau disponible sur son téléphone. Le chauffeur nous baragouine quelque chose dans un anglais indéchiffrable mais ses gestes semblent nous dire qu’il sait où se trouve le point de rencontre. Et là, c’est parti….
Nous roulons à une vitesse un peu trop rapide pour moi qui n’est pas dans la meilleure forme qui soit. Le trafic est dense et notre chauffeur conduit parfois de façon erratique afin de contourner les nombreuses voitures qui s’enfilent au travers la circulation. Je ne voudrais pas être prise pour conduire ici!
Durant les 3/4 d’heure que va durer le trajet, nous passerons par bien des quartiers d’Istanbul et partout, c’est la foule que ce soit dans les rues ou sur les trottoirs. Quand nous passerons le pont de Galata particulièrement achalandé et que Serge fera la remarque que c’est probablement parce que nous sommes à l’heure de pointe, je lui répondrai qu’avec 18 à 20 millions d’habitants, ça doit être l’heure de pointe 24 heures sur 24!
Nous finissons par arriver au point de rendez-vous de Galatasaray Taksi sur Bogazkesen Caddissi dans Beyoglu. Pour le moment, l’endroit ne paie pas de mine et comme le téléphone de Serge ne fonctionne toujours pas, ce dernier part au stand de taxi pour tenter de faire l’appel. A l’autre bout du fil, Selahattin dit ne pas pouvoir être là avant une demi-heure car il attendait toujours notre appel de l’aéroport. Serge lui explique son problème avec le téléphone, et nous l’attendons patiemment au coin d’une rue.
Durant l’attente, je remarque quelque chose que j’avais lu dans quelques guides sur la Turquie. A Istanbul, le chat est roi. Il y en a partout! L ‘attention particulière des habitants envers cet animal domestique viendrait de ce que le prophète Mohamed aurait, un jour, alors que l’heure de la prière avait sonné, déchiré un morceau de sa tunique sur lequel était endormi Muezza, son chat, pour ne pas avoir à le réveiller. Certains racontent même que c’est au prophète que le félin doit son aptitude à retomber sur ses pattes! Mais plus réalistement, disons qu’on les voit flâner dans les rues, sans domicile fixe et que, traités avec bienveillance, ils peuvent compter pour le couvert sur les fidèles aux félidés qui les nourrissent abondamment. En échange de ces largesses, les chats assurent consciencieusement leur fonction raticide dans la ville.
Puis, notre hôte finit par arriver et nous amène à la porte de ce que sera notre logis pour 2 semaines. Nous pénétrons dans l’édifice et c’est avec bonheur que je constate que notre appartement est sur le même étage, nous évitant ainsi de grimper nos nombreux bagages dans des escaliers exigües. Faut dire que Serge a des bagages plus lourds que les miens, compte tenu qu’il rapporte à chaque année du stock électronique entre autres, ne voulant pas laisser ces précieux instruments sur le bateau en rade.
Selahattin nous fait faire de tour du propriétaire qui est tel que nous l’avons vu sur le site Internet (photos à venir plus tard). L’endroit est propre, charmant, avec une touche d’exotisme, le tout rehaussé des toiles de Martin le propriétaire qui est artiste. Une attire particulièrement mon attention: celle d’un derviche tourneur près d’une porte. La lumière y est magnifique! Tout de suite, nous nous sentons bien dans cet endroit.
Nous prenons le temps de défaire nos valises et pendant que je prends une douche, Serge va chercher des petites choses pour notre déjeuner du lendemain. Par la suite, nous traversons la rue pour aller dans un restaurant dont la musique est invitante. Un chanteur nous gratifie de chansons turques avec une touche de modernisme. C’est agréable à entendre, et la compagnie de mon chéri me ravit.
Revenus à la maison, nous relaxons un peu avant d’aller dormir. Ce matin, je me réveille courbaturée (le matelas est dur, genre « fakir ») et ce soir, j’essaierai le lit de l’autre chambre, histoire de voir si je serai moins courbaturée que la veille). Nous n’avons rien établi pour notre plan de match de la journée mais ce n’est pas le choix qui manque!

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