Femme de marin 2014-23: Gimme your best shot at the Green Island…

Je voulais une semaine de repos total, pouvoir ne pas m’inquiéter de rien après les problèmes domestiques et le stress généré que j’avais eus ce printemps. Je voulais une semaine au bord de l’eau, me faire bercer par le clapotis des vagues et le rythme des riverains, des levers de soleil prometteurs et le seul bruit du chant des oiseaux qui débutent leur journée.
J’avais été attirée au départ par la région de Charlevoix mais mon attention avait vite été détournée par une île de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent dans la municipalité régionale de comté de Rivière-du-Loup. L’île Verte , habitée à l’année (49 personnes en 2011), est connue pour abriter le plus ancien phare du Saint-Laurent et est reliée par un traversier de mai à novembre.
J’y avais donc déniché une coquette maison de campagne et j’avais demandé à ma « best friend » Guylaine si elle voulait m’accompagner pour ce séjour, offre qu’elle accepta avec empressement. Elle comme moi étions dues pour refaire notre plein d’énergie et nous n’allions pas manquer cette occasion, rare dans nos vies, de pouvoir réaliser notre projet.
Deux jours plus tôt je m’étais retrouvée à une fête annuelle à mon lieu de travail et malgré le fait que je n’avais mangé que 2 bouchées et bu quelques gorgées de vin, je fus prise d’un mal intestinal étrange qui me donnait des crampes fort douloureuses et qui doubla mon ventre de volume. Je partis quand même dans ces conditions, me disant que le tout allait passer avec quelques bonnes tasses d’eau chaude mais rendue à Rivière-du-Loup je dus arrêter à l’hôpital du coin pour tenter de voir le seul médecin à bord qui était fort occupé ce soir-là. Très vite, je compris que si je restais je nous faisais perdre le traversier (et le montant de la réservation) et qu’il aurait été difficile par la suite de récupérer le tout. Je pris donc une chance et je quittai l’hôpital. Heureusement, j’avais des antibiotiques que j’avais gardés et qui étaient toujours bons. Comme je ne savais pas ce que j’avais, je me suis dit qu’un antibiotique ne pouvait pas nuire. Après 3 jours, le mal me quitta et je ne sus jamais ce que j’avais eu.
Donc, après une traversée d’une demi-heure environ, nous arrivons sur le site enchanteur qui porte bien son nom puisque tout y est vert et que les lieux plus feuillus y sont abondants. Nous prenons possession des lieux que nous avons loués, jolie petite maison rustique fort bien entretenue et décorée. Un vrai petit paradis pour quiconque aime se replonger dans le passé. Le nid est douillet et nous en sommes bien heureuses.
Nous nous rendons bientôt compte que le seul chemin de l’île est sur la « garnotte » et que dès qu’une voiture ou un tracteur passe le moindrement vite, cela soulève une poussière qui n’est pas très agréable, surtout si nous sommes à prendre une petite marche de santé.
Choses à savoir: sur l’île, pas de dépanneur, pas de SAQ, pas de guichets automatiques ni de caisses ou banques, pas de postes d’essence, pas de cliniques médicales, pas de magasins. Deux des 4 ou 5 restaurants semblent fermés, il faut payer comptant (un accepte les chèques), donc pas de cartes de débit et crédit acceptées. Parmi les activités, l’École Michaud et le Musée du squelette semblent toujours fermés mais comme nous sommes avant le 24 juin, il est possible que la saison ne commence officiellement qu’après la Saint-Jean-Baptiste. Outre les recommandations du propriétaire qui vous louera une résidence sur l’île (apportez ci ou ça…), faites le plein de munitions comme de la nourriture en masse, de l’alcool si vous en buvez et des cigarettes (si vous fumez), de l’argent comptant et remplissez votre réservoir d’essence avant de traverser. Il est possible de faire du vélo (soit en louer un sur l’île ou apporter le vôtre) mais, comme j’ai dit plus haut, il s’agit d’un chemin de terre et il n’est pas nécessairement aisé d’y rouler partout. La seule petite plage qu’il semble y avoir sur l’île se situe près du phare.
Nous avons trouvé assez étrange qu’aucun des résidents interrogés ne savaient à quelle heure aurait lieu le feu de la Saint-Jean. Toutes les réponses à nos questions étaient vagues. Il y régnait une atmosphère de « je-m’en-foutisme » (dans un restaurant en particulier plus qu’ailleurs) qui nous est apparut étrange pour une communauté dont le tourisme est une des principales sources de revenus en été.
Nous avons pu visiter le phare gratuitement (car la saison débute le 24 juin et nous y sommes allées avant) et le jeune guide qui débutait était bien gentil mais nous n’avons pu en savoir long sur l’historique du phare puisque le jeune homme débutait et faisait son possible.
Outre le phare, il existe un autre joyau sur l’île: la Poissonnerie la Bonne Bouffe. On y fait des fumés artisanaux: saumon, esturgeon, maquereau, truite etc. On y offre aussi des produits frais et marinés, des produits maison (tels des coquilles St-Jacques, des pâtés, confitures et marinades) des fromages et breuvages. Nous avons goûté un saumon fumé particulièrement mémorable, j’en conviens.
Pour ce qui est du repos, nous avons été amplement servies et nous avons atteint notre objectif. Pour ce qui est du reste, nous gardons un souvenir mitigé d’une île dont on a vite fait le tour…

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