Femme de marin 2013-41: Avec les copines à St-Mathieu-du-Parc

Petites vacances à St-Mathieu du Parc, dans un chalet que Christine a loué avec sa famille. Nous y passons, Guylaine et moi, les 3 derniers jours. Arrivées le mercredi, la première soirée se passe autour d’un bon repas concocté par Esad, le conjoint de Christine. Malgré le temps maussade, nous réussissons à passer un bout de temps au coin du feu devant le lac mais la pluie nous force à entrer et nous jasons tard dans la soirée.
Le lendemain, Esad retourne avec Kerim et sa cousine Alice et nous nous retrouvons seules entre nous, les trois mousquetaires qui se sont connues il y a presque 25 ans alors que nous étions à l’université. Ce qui est fantastique de cette amitié c’est que nous pouvons être des mois sans se voir (du moins moi qui suis à Montréal et elles à Québec) et reprendre les liens là où nous les avons laissés. Comme on dit en bon français, la gueule ne nous arrête pas et on se décroche les mâchoires sans jamais épuiser les sujets.
Comme le temps est moche et qu’il pleut de façon intermittente, nous allons faire un tour dans le petit village tout à côté, à St-Elie-de-Caxton d’où origine le fameux conteur Fred Pellerin. Nous découvrons un petit village propret, tout à fait charmant, avec sa traverse de lutins. En fait, les lutins sont devenus l’emblème du village et les gens y sont vraiment accueillants.
Au souper, Christine lance une question à savoir où on croit qu’on sera dans 5 ans. Chacune y va de son petit bilan personnel aux plans professionnel et personnel. On parle des projets que nous échafaudons et bien que nous n’ayons aucune idée de ce qui nous attend vraiment, une chose demeure: l’assurance d’être présente dans la vie des autres.
La vie a évolué différemment pour chacune d’entre nous mais je suis apaisée de reconnaître que mes amies demeurent fondamentalement ce qu’elles ont toujours été mais avec plus d’assurance et de confiance dans la vie. Elles sont aussi engagées, sinon plus, envers la vie qu’elles l’étaient lorsque nous étions à l’université. J’aime leur vision de la vie, leurs expressions drôles à se claquer les cuisses, les fous rires qui nous animent. Je suis vraiment fière et privilégiée de les avoir dans ma vie et j’ai de plus en plus hâte de revenir vivre à Québec auprès d’elles. Leur présence c’est du bonbon.
Comme je l’ai souvent dit, ce qui me manque le plus lorsque le Capitaine est au loin, c’est la proximité de mes amies. Elles me manquent tellement. Ces conversations songées et folles sont le ciment de ce qui constitue les vraies valeurs que je privilégie dans ma vie. Je me rends compte que bien que n’étant qu’à 235 km de ma ville natale, je demeure isolée dans cette «grande ville» qu’est Montréal que je considère comme de plus en plus déshumanisée. Le réseau social, aussi petit puisse-t-il être, est vraiment important pour une bonne santé mentale. Je dois continuellement me battre pour ne pas tomber dans un spleen qui me découragerait d’être aussi loin d’elles.
Vendredi, avant-dernière journée au chalet. Depuis deux jours, je me réveille aux environs de 8h00-8h30 du matin. Moi qui suis toujours debout vers 4h30-5h00 du matin, je n’en reviens tout simplement pas de faire la grasse matinée! Faut croire que j’en avais besoin et que l’air de la campagne me sied à merveille. Loin du stress de la ville et des préoccupations du bureau, ce petit intermède me convient tout à fait.
Le temps est aussi moche et on annonce même des orages aujourd’hui. Pendant que les deux filles ont été faire du pédalo sur le lac, j’écris cette chronique. C’est sûr qu’un temps ensoleillé serait le bienvenu mais je me considère chanceuse de pouvoir vivre cette «tranche de vie» auprès de mes amies. Ce serait vraiment exagéré de s’en plaindre. Nous ferons avec et ce n’est pas plus grave que ça.
Plus tard dans la journée, nous décidons d’aller nous promener dans le Parc de la Mauricie, dans le secteur Shewenegan, là où il y a de magnifiques cascades. Malgré le tonnerre qui gronde au loin, nous réussissons à finaliser notre parcours avec succès.
Samedi, retour au bercail avec plus que deux jours avant le retour du Capitaine. J’ai vraiment hâte de l’attendre à l’aéroport et de le serrer à nouveau dans mes bras, de reprendre une vie sociale plus animée et de planifier de nouveaux projets avec lui. La vie passe si vite!

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