Femme de marin 2013-28: Florence, dernier jour

Depuis notre arrivée à Florence, une petite brise vient rafraìchir l’atmosphère. On ne s’en plaindra pas. Hier soir, notre hôtelier nous a référé un petit restaurant local qui, à première vue, ne payait pas de mine. Nous y entrons, à peine 25 places. Nous sommes accueillis poliment par un serveur qui nous offre de nous expliquer le menu dans la langue de notre choix. Il parle au moins 5 langues. Un premier plat de rigatonis sauce piquante pour moi et soupe à nous ne savons pas quoi pour Serge font notre bonheur. Nous sommes déjà conquis. Suit un plat d’espadon avec frites pour Serge et avec tomates rôties pour moi (les meilleures que j’ai mangées de ma vie!), tout cela avec un vin très goûteux pour 13 euros chaque. Nous avons adoré cet endroit : chaleureux, convivial et bouffe succulente! La Trattoria Il Contadino sur Via Palazzuolo 69, un endroit à découvrir si vous allez à Florence.

Ce matin, nous avons appris dans le journal que durant la nuit, il y a eu un tremblement de terre non loin de Florence et qu’ici la secousse a été de 5.2. Pourtant ce matin, rien ne laisse transparaître quoi que ce soit. Sans la lecture de cet article, nous n’en aurions rien su.

Après le déjeuner, nous avons pris un car rouge qui sillonne toute la ville et d’où on peut descendre et monter à volonté. Nous arrêtons visiter le pont Vecchio, le dernier pont habité de la ville. Les amoureux y accrochent un cadenas pour sceller leur amour, tout comme nous avons vu à Vérone à la casa de Juliette et à Venise sur bien des ponts. Par la suite, nous nous dirigeons vers le Palazzo Pitti, un palais monumental bâti en 1458, sur les plans de Luca Fancelli, élève de Brunelleschi, pour le banquier Luca Pitti, et agrandi par Vasari au 16e siècle pour les Médicis, d’où le luxe des appartements. Aujourd’hui, il est transformé en musée avec des peintures italiennes, une galerie du costume, de précieux vases, bijoux et pierres dures des Médicis. Certains bijoux sont tout simplement fabuleux et je me demande combien ça vaudrait aujourd’hui. Là encore, les photos sont défendues et je ne peux rien montrer de ce que j’ai vu.

Depuis le début de la matinée, j’ai une énorme irritation « laouvalum » (lire entre les lignes) et je ne sais pas à quoi c’est dû mais ça augmente en intensité d’heure en heure et nous arrêtons dans une pharmacie pour acheter une crème pour calmer tout ça. Cependant, ça ne semble pas s’améliorer. Les médicaments étant sur le bateau, nous allons récupérer la valise à l’hôtel et décidons de nous diriger vers la gare pour devancer notre départ de quelques heures. Par contre, nous devrons attendre environ 3-4 heures un départ possible. Nous nous installons sur un banc. Après quelques minutes, un couple d’itinérants se plante devant nous et la femme commence à nous parler en Italien et semble insistante. Elle veut soit de l’argent, soit notre place. L’odeur est insoutenable. De toute évidence, ils ne se sont pas lavés depuis quelques semaines, sinon plus. Serge lui répond de nous foutre la paix. Elle se fait plus insistante encore et Serge lève le ton. La femme demande qu’on lui parle en anglais. Serge répond en français qu’il s’en fout et d’aller ailleurs. Ils finissent par aller s’asseoir 2 rangées plus loin mais tout le monde autour quittent leur place car l’odeur est trop forte. Quelques minutes plus tard, des policiers viendront vérifier les identités d’autres itinérants autour et ils quitteront pour se réfugier plus loin.

De toute évidence, ils semblaient avoir des problèmes de santé mentale. Il est vraiment désolant de constater dans quel état se rendent certaines personnes et on ne sait jamais pourquoi elles en sont venues là. Beaucoup de gens quêtent aussi, comme partout dans le monde. A Florence, il y a beaucoup de Gypsies. Ils commencent dès le lever du jour, s’installent sur la rue, parfois presque étendus complètement au sol, presque toujours des femmes répétant une litanie dont on ne comprend rien. Parfois, on comprend quelques mots : ils disent qu’ils ont plusieurs bouches à nourrir mais où sont ces enfants pendant qu’ils quêtent?? On ne les voit jamais.

Nous discutons avec une dame londonienne près de nous. Vivant maintenant en Australie, elle est venue à Florence pour un mariage. Elle nous dit qu’il ne faut jamais donner d’argent aux quêteux qui, bien souvent, vivent aussi bien que nous. Ils ont décidé de faire de la quête leur métier. C’est comme ces 2 jeunes filles que nous avons vues dans le train. Très bien habillées, elles quêtaient de wagon en wagon à une vitesse phénoménale!

Plus tard dans la soirée, nous retrouvons le bateau avec bonheur. Reste à voir si les médicaments feront effet.

Ce matin, belle matinée ensoleillée et fraîche. Le Capitaine fête ses 60 ans. Heureuse d’être avec toi, mon beau Capitaine xxx

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