Femme de marin 213-27: Florence

Deux heures et demie de train pour arriver à Florence au milieu de l’avant-midi. A l’office du Tourisme, on nous suggère d’acheter la Firenze Card (50 euros par personne) qui donne droit à plein d’entrées gratuites, ce qui revient beaucoup moins cher que de tout payer individuellement.

Nous arrivons au petit hôtel que nous avions réservé quelques jours auparavant, l’hôtel Ferretti, hôtel petit budget mais dont les employés sont sympathiques. C’est une entreprise familiale. Nous allons dîner (une pizza, bien sûr!) et allons visiter l’église de Santa Maria Novella qui est tout près, église gothique qui possède la Trinité de Masaccio. L’église est très belle avec ses immenses peintures jusqu’au plafond. Par la suite, nous décidons d’aller au hasard des rues. Il faut savoir qu’à Florence, la numérotation des rues est parfois déroutante car elle est double. Numéro rouge ou suivi de la lettre « r » (pour rosso) pour les boutiques, restaurants et entreprises; numéro bleu ou noir pour les habitations privées. Chaque numérotation est indépendante : un 6 rouge peut suivre un 14 noir, ce qui fait que ça nous a pris un peu de temps pour repérer notre hôtel.

Par la suite, nous aboutissons dans le centre historique, le Duomo, où trône l’impressionnante cathédrale Santa Maria del Fiore, monument phare de la Renaissance, avec un dôme de tuiles orange chapeautant la façade de marbres polychromes. Nous prenons plusieurs photos de la Basilique et des alentours et allons visiter la Galleria dell’Accademia, musée logé dans l’Ecole des Beaux-Arts que dirigea Michel-Ange, avec une collection intéressante de sculptures qui devaient servir de modèles aux étudiants. S’y retrouvent la célèbre Pietà, mais surtout l’impressionnant David de Michel-Ange que je ne savais pas si imposant! De l’art dans sa plus pure expression!

L’après-midi tire à sa fin et Serge propose de retourner au Duomo visiter le musée de la Cathédrale. Comme j’ai un peu mal au dos, nous faisons une pause pour une délicieuse gellato, puis nous arrivons à l’endroit que nous pensions être le Museo Dell’Opera del Duomo et nous voyons  une longue file d’attente. Comme nous avons notre Firenze Card, selon donne droit à passer directement mais les portes sont fermées. La dame en avant de nous explique que c’est parce qu’il y a trop de monde et je me dis qu’il doit être bien populaire ce musée!

Les portes ouvrent enfin et nous nous engloutissons jusqu’à la billeterie puis nous commençons à monter des marches. Elles sont étroites et en colimaçon comme dans certains châteaux du Moyen-Age. Nous montons, montons, montons. Bientôt, nous apprenons qu’il ne s’agit pas du musée mais de la visite de la Coupole de la Basilique qui compte 463 marches avec, au sommet, un panorama à 360 degrés sur Florence. Dans la coupole, spectaculaire fresque du Jugement dernier de Vasari et Zuccari.

Pour ma part, mon ascension s’est arrêtée à environ 350 marches, mon dos commençant à me rappeler la très mauvaise idée d’avoir voulu faire ce périple même si au départ nous pensions nous retrouver dans un musée. Le Capitaine s’est rendu jusqu’au sommet et a pu prendre quelques belles photos. Pour ma part, la descente fut plus difficile encore que la montée, compte tenu de la douleur qui s’était installée. Heureusement, les Tramadol (anti-douleurs) existent et je n’avais pas oublié de les apporter à Florence.

Que dire de Florence? Que c’est une belle ville, qu’il faut la voir, que la mode y est très présente et florissante, éclatée et originale et que, Dieu merci, je n’ai pas le même gabarit que les Européennes sinon je vous loaderais une carte, ce serait pas long!!! Les œuvres artistiques sont impressionnantes, une ville-musée bien habitée, le touriste pleut à foison. Là, comme dans toutes les grandes villes touristiques qui se respectent, la pacotille envahit les rues, si bien que ça dénature un peu l’âme de la ville, et je n’ai pas senti le « woumf » que j’espérais.

Ça n’enlève rien à la beauté de l’endroit, mais j’en avais une image plus romantique. L’atmosphère glauque laissée par les grands cinéastes qui ont fait connaître Florence semble avoir disparue… ou a-t-elle été créée de toutes pièces?

Pour ma part, je préfère Venise.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s