Femme de marin 2013-23: Basilique Saint-Marc

Même après avoir dormi les portes et écoutilles ouvertes, il fait 35 degrés dans le bateau ce matin. C’est  sous une chaleur accablante que nous partons visiter la Basilique Saint-Marc, cathédrale dédiée au saint patron de Venise, et l’œuvre la plus célèbre de la ville. La première construction remonte à 832 environ. La décoration est extrêmement complexe, en style gothique flamboyant aux réminiscences orientales. Ce               qui frappe le plus après y être entré, c’est la quantité d’or utilisé pour les mosaïques qui couvrent une surface d’environ 4000 mètres carrés.

La technique dominante pour la décoration des murs, au Moyen-Âge, était la fresque. Mais dans une ville humide comme Venise, une fresque ne pouvait survivre longtemps. Afin d’éviter la caducité de la décoration, on choisit donc la mosaïque. L’or, matériel dominant, est aussi un matériel incorruptible et inoxydable. La mosaïque avait aussi le grand avantage d’avoir des couleurs brillantes : les tesselles, en verre, étaient émaillées ou pourvues d’une feuille d’or sur le revers, de façon à utiliser l’effet amplificateur de la lumière sur le verre.  De plus, elles étaient posées de façon irrégulière, ce qui fait qu’on obtenait un effet brillant fragmenté et changeant. L’or amplifie la perception de l’espace. On a ainsi la sensation de se trouver dans une église beaucoup plus grande qu’elle ne l’est en réalité.

Dès notre arrivée, nous faisons la file et attendons pendant près de ¾ d’heure avant de pouvoir entrer. Nous apprenons également que nous ne pouvons prendre de photos à l’intérieur. Les photos intérieures ont donc été prises sur Internet.

J’avais lu que pour visiter les églises en Italie, il faut avoir les bras couverts. Oubliant ce fait ce matin, j’avais mis un haut sans manches. Pour les gardes qui vérifiaient à l’entrée, je n’étais pas assez décente. J’ai donc dû obligatoirement porter un genre de châle en papier brun qu’on s’empresse de nous vendre 1 euro. C’était ça ou je n’entrais pas… Par contre, la dame derrière moi avait une robe avec des petites manches minuscules mais une poitrine largement dégagée. On ne l’a pas obligée à porter le châle en question. Conclusion facile et rapide : en Italie, des épaules nues sont plus impudiques qu’une poitrine mise en valeur! A moins que ce soit mes épaules qui fassent cet effet bœuf, ahahahah!

Pour ceux et celles qui seraient tentés d’aller visiter la Basilique, sachez qu’il n’y a pas de prix d’entrée, mais un coup entrés, on vous rattrape dans le détour. En effet, on vous demandera 5 euros pour visiter le musée du Trésor. Au fond de la chapelle, on vous demandera 2 euros supplémentaires pour voir le Pala d’Oro qui se situe derrière l’autel majeur de la Basilique. Le Pala d’Oro est une œuvre datant de 1343 environ, qui consiste en une plaque d’or de 3,48 mètres X 1,40 où 80 émaux représentent les fêtes chrétiennes, les prophètes, les Apôtres, les saints et les anges alternés avec une quantité extraordinaire de pierres précieuses, souvent données par les empereurs d’orient à la Sérénissime en échange de services, dont certaines provenant de pillages de Constantinople pendant la 4e croisade. L’église en soi est magnifique par les dorures et les richesses qu’elle contient. Si vous ne payez pas les euros supplémentaires, l’église se visite en quelques minutes à peine avec, à la sortie, le lot de bébelles habituelles à vendre et sans grand intérêt. Donc, si vous désirez visiter la Basilique, vous devrez laisser vos sacs dans un vestibule derrière l’église (payant), munissez-vous de petit change (si vous voulez tout visiter), d’eau en masse (les files d’attente sont longues sous le soleil ardent de la grande place) et soyez habillés avec des manches et rien de trop court (shorts, jupe ou robe).

Par la suite, nous avons été visiter le Musée historique naval où, là encore, les photos sont défendues. C’est toujours intéressant de visiter un musée naval avec le Capitaine car étant un ancien de la marine, il vous fournit toujours en commentaires instructifs sur les types de bateaux et techniques utilisées à différentes époques. Nous y avons vu des maquettes géantes dont certaines étaient impressionnantes.

 Intéressant mais pas aussi flamboyant que celui que nous avons vu à Madrid il y a quelques années.

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