Femme de marin 2013-21: San Giorgio Maggiore

Ce matin, notre voisin de quai s’est montré le bout du nez. Il s’agit d’un monsieur âgé qui est venu faire quelques réparations sur son bateau. A peine arrivé, il commence à s’activer au son de la musique d’opéra. On a d’abord droit à Madame Butterfly, suivi de la Traviatta. Petite jasette en anglais avec ce monsieur sympathique, puis quelques amis sont venus lui jaser sur le quai. J’adore observer les petits monsieurs Italiens d’un certain âge. Ils sont toujours bien fringués, bombent le torse en avant et s’envoient les épaules en arrière comme des jeunes coqs en perpétuelle représentation. Ils parlent haut et fort et sont de vraies mémères. C’est toujours un bon show gratuit!

Au milieu de la matinée, nous sommes allés visiter Isola di San Giorgio Maggiore, petite île dressée entre la place St-Marc et la Giudecca, accessible en vaporetto (autobus maritime). C’est du haut du campanile de l’église de Palladio que j’ai pris de belles photos de Venise, juste en face. On y accède par un ascenseur qui monte dans le clocher.  Dès le Xe siècle, l’île était le siège d’une riche et importante communauté monastique bénédictine qui avait un grand pouvoir économique et culturel. Le grand monastère fut toutefois détruit en 1223 par un tremblement de terre et rapidement reconstruit.

Sur l’île, juste en face de la marina, il y avait une très belle exposition extérieure d’énormes coquillages fabriqués en je ne sais quel matériau, mais ils étaient peints avec de la dorure. Au soleil, c’était magnifique! A l’intérieur, nous avons pu visiter une autre exposition de l’artiste Marc Quinn. Nous sommes posés à côté de certaines œuvres qui représentent des gens. Très original. Par contre, une autre exposition nous a laissés de marbre. Il s’agissait de verre cassé dont j’aurais pu moi-même réaliser l’ensemble, un jour de colère et de défoulement…

Par la suite, nous avons repris le vaporetto pour traverser du côté de la place St-Marc et marcher un peu dans la ville.

Un mot sur les vaporettos. Durant la saison touristique, ils sont bondés comme des boat people. Je ne sais pas combien il entre de gens là-dedans mais nous sommes généralement tassés comme des sardines. Ce n’est pas nécessairement une expérience agréable car comme c’est le moyen de transport privilégié à Venise, les gens y entrent avec des valises mais aussi des petits chariots pour transporter du matériel. On se parque où on peut et lorsqu’il y a beaucoup de gens, il y fait très chaud. Par contre, le fait qu’il n’y a aucune voiture sur l’île est très reposant pour les oreilles.

Arrivés à la place St-Marc, nous arrêtons dans un office du tourisme pour nous renseigner sur les différentes excursions. Il y en a très peu en dehors de Venise et nous décidons de privilégier les visites par train, ce qui nous revient moins cher. Nos billets sont achetés pour Florence et nous procéderons de la même manière pour Vérone au début de la semaine prochaine. Merci Lili pour ton zèle à nous avoir trouvé un hébergement à Florence mais nous avions déjà trouvé un endroit où nous avons réservé. Tout se réserve très vite à ce temps-ci de l’année.

J’ai parlé qu’il y avait des masques partout. Une vitrine nous a particulièrement ébahis : des masques faits avec des pierres de Swaroski dont le prix monte jusqu’à 1500 euros mais personne dans la boutique. Ca se comprend…

Nous continuons notre marche dans les petites rues étroites et bondées de monde. Tel que promis à Lili, je fais une petite parenthèse concernant la température. Oui, Lili, il fait beau! Oui, Lili, il fait chaud!! Présentement, c’est semblable au climat de la Sicile l’an passé. J’ai mis quelques photos de personnes en pantalons longs. Beaucoup de gens sont habillés ainsi, beaucoup d’Asiatiques entre autres. J’essaie de comprendre la logique de la chose mais je n’y arrive pas. Si quelqu’un veut m’expliquer, il est le bienvenu! Je salue par la même occasion tous les coursiers, serveurs et porteurs de valise (j’ai mis une photo) qui sont habillés en complet veston. La douche à la fin de la journée de travail doit être appréciée!

Petit arrêt au célèbre café Florian, dîner de pizza dans un petit estaminet et achat d’une jolie barrette en verre de Murano pour ma tignasse en folie, puis retour tranquillo au bateau en  passant par les petites rues du village où la lessive est éternellement étendue, peu importe le jour de la semaine. Cela donne un aspect rustique que j’aime beaucoup.

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