Femme de marin 2013-17: Murano et Burano

Ce matin, nous décidons d’aller visiter la Basilique St-Marc. Le club nautique où nous séjournons est à l’extrémité est de l’île de Venise. Nous devons traverser un petit village de banlieue que j’ai baptisé « village fantôme » car la majorité du temps, il n’y a personne dans les rues, pas même des enfants qui jouent. Je demande à Serge de prendre un pas plus lent, histoire de ménager mon dos. Celui-ci se met à exagérer son pas de telle sorte qu’il marche comme s’il était au ralenti. Je me mets à rire en lui disant qu’il ne lui reste plus qu’à chanter (faut dire que Serge n’aime pas chanter car il fausse remarquablement bien!). Le voilà qui entame une chanson typiquement québécoise un peu fort dans les rues.

(Attention, chastes personnes, voici la partie vulgaire de la chronique) :

Matuzalem dans son berceau (2 fois)

Était bandé comme un taureau (2 fois)

Un jour voulant fourrer sa mère¸

Pour avoir un autre ti-frère

God Dam, son of a bitch

Ôte ta graine dans ma sandwich

 

(Fin de la partie vulgaire). De toute beauté!! Un autre beau moment de notre répertoire québécois…

 

Nous longeons maintenant le grand canal et nous pouvons voir au loin les premières structures de la Basilique avec une marée de monde qui s’y dirige. Ouin… ce sera pas de la tarte et nous devrons nous taper probablement des heures d’attente. Au même moment, Serge voit un petit kiosque qui vend des billets pour une croisière jusqu’aux îles de Murano et Burano : 20 euros par personne. Nous décidons de changer nos plans et d’opter pour la croisière. La journée est magnifique, sans brise et un petit séjour en mer nous fera le plus grand bien.

 

Parmi les passagers, nous faisons la rencontre de 4 Québécois. Un de ceux-ci, Mari o, fait partie de l’armée canadienne et travaille pour l’Otan et est basé à Naples. Sa sœur, son beau-frère et son neveu sont venus lui rendre visite et sont à Venise pour 3 jours. Nous lions conversation et Serge et lui échangent quelques souvenirs de voyages et de la vie militaire. Très intéressant!

 

Nous arrivons à l’île de Murano. A la fin du 18e siècle, les verreries allèrent s’établir sur cette île de peur des incendies dans la ville de Venise, puisqu’elles utilisaient le feu. Les fours qui y ont été transférés sont encore actifs et on y produit le verre avec les techniques traditionnelles. Un souffleur de verre nous fait une démonstration étonnante. Nous sommes simplement ébahis par la dextérité dont il fait preuve à forger devant nos yeux un plat aux bords gondolés, une des techniques les plus difficiles qui soit. Nous apprenons qu’il n’existe pas d’école de verrerie. Les artisans lèguent leur savoir de père en fils. Puis, nous visitons la boutique avec des pièces hors de prix mais qui nous épatent par leur ingéniosité et la beauté des œuvres. Malheureusement, il nous est interdit de prendre des photos, ceci afin de protéger les œuvres. Je n’ai acheté qu’un petit souvenir pour ma fille mais je ne peux dire quoi car je sais qu’elle lira cette chronique. Serge admire une œuvre à 1200 euros, en vente à moitié prix pour 600 euros et un vendeur voulait lui faire à 500 euros (transport compris à Montréal). Inutile de vous dire que c’était hors de prix pour nous mais c’était drôle de voir le vendeur suivre Serge en lui proposant des œuvres de moins en moins chères. Nous nous sommes contentés du petit cadeau pour Maude et je suis sûre qu’elle va adorer ça parce que (petit indice) c’est quelque chose que nous savons qu’elle affectionne. Pour ma part, j’ai enrichi ma collection d’aimants de frigo que je glane dans la plupart des endroits où je vais. Serge se charge également de m’en ramener quelques-uns de ses voyages. Donc, morale de l’histoire; je ne coûte vraiment pas cher à gâter quand un homme veut me faire plaisir. Bon, il y a toujours les diamants auxquels je ne dirais jamais non, mais je vais me satisfaire des petits aimants pour le moment (message valable pour tous ceux et celles qui voyagent et qui ne sauraient vraiment pas quoi me rapporter, hehe).

 

Par la suite, nous avons repris la navette pour nous diriger vers l’île de Burano, spécialisée dans la dentelle. Les maisons y sont peintes de couleurs vives et on dirait un peu les Iles-de-la-Madeleine (pour ce qui est des couleurs). Des petits ponts longent un canal sur la rue principale et rappellent Venise en miniature.  Pour ceux qui voudraient séjourner sur l’île de Burano, sachez qu’il n’y a pas d’hôtels donc du touriste juste le jour. On dit que les habitants, provenant de la ville d’Altino, étaient arrivés dans l’île déjà en 452, en s’échappant aux incursions des Huns.

 

Saviez-vous qu’à l’origine les gondoles étaient peintes aux mêmes couleurs que Burano mais que suite à la grande Peste qu’il y a eue au Moyen-Age, celles-ci furent toutes peintes en noir pour commémorer les milliers de morts de l’époque? C’est pourquoi depuis elles ont gardé cette couleur noire typique.

 

L’Italie, comme tout endroit touristique, a son lot de bébelles-souvenirs à rapporter. Ici, on retrouve beaucoup d’articles en verre de Murano (car l’île est juste à côté) de plus ou moins bonne qualité (ça dépend où), des masques de toutes sortes en quantité industrielle, des foulards aux couleurs vives et des gondoles miniatures.

 

Le retour s’est effectué vers 16 heures.

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