Femme de marin 2013-11: Revoir le Capitaine

J’ai toujours aimé les films du 19e siècle où la fille se voit donnée en mariage à un parfait inconnu et elle en tombe amoureuse (évidemment!) ou encore l’histoire du marin qui part et la femme l’attend avec les sentiments à fleur de peau. Je sais pas pourquoi mais ça vient me chercher à chaque fois. Prenons le film La Leçon de piano qui raconte l’histoire au XIXe siècle d’une jeune femme écossaise que son père envoie avec sa fille de neuf ans en Nouvelle-Zélande pour y épouser un colon qu’elle ne connaît pas. Bon, elle se fait « domper » sans cérémonie sur une plage sauvage et doit attendre le dit mari qui va venir la chercher. S’enclenchent alors des tentatives de rapprochements plus ou moins heureux, si bien que l’histoire a une autre issue (elle finit avec un autre) mais pour moi ce n’est pas tant la fin qui est intéressante que tout le parcours pour devenir une femme libérée et amoureuse. J’aime quand les choses sont douées de sensibilité et d’intuition.

Moi, l’attente, je connais ça! La vie que nous menons fait que même après 10 ans, c’est IMPOSSIBLE de tomber dans la routine avec le Capitaine. Les départs, les retrouvailles et les retours entretiennent la flamme si bien que lorsqu’il ne pourra plus naviguer et qu’il sera tout rabougri dans son fauteuil, je songe sérieusement à l’envoyer faire des séjours réguliers en foyer de retraite, histoire de m’en ennuyer un peu! Paraît que les Résidences Soleil sont vraiment très bien. De toute façon, j’ai vraiment pas envie d’être là quand il pognera les nerfs après une employée de la résidence et qu’il brandira sa canne d’un air menaçant… On ne se refait pas à son âge, hein? Maudit Capitaine Haddock parfois…

Mais un marin, aujourd’hui,  ça ne découvre plus de trésor et ça sent pas toujours la mer! Un marin, c’est comme tout le monde : en vieillissant, ça prend de l’expansion et ça ronfle, c’est souvent fatigué parce que ça a travaillé fort et ça te dort dans la face. Au fond, c’est comme n’importe qui qui prend de l’âge. Et toi aussi, tu suis, tu deviens avec les mêmes manies et t’appelles ça de l’intimité, ou dans le meilleur des cas : de la complicité.

On finit par s’y faire. Quand arrive le temps de partir, on attend qu’il parte, loin, longtemps. On est heureux. Et puis, paradoxe, on finit par s’en ennuyer, et on a hâte qu’il revienne. Entre les deux, on a hâte de le rejoindre. C’est la fête!!!

Je suis une femme de marin. Je m’assume. Dans les années 1900, j’aurais fait des milles à genoux, sur de la vitre cassée, pour boire l’eau de ton bain, mon amour!! Au fond, y a rien qui a changé même aujourd’hui.  Ça n’a rien à voir avec la dépendance; c’est simplement de l’amour… et le désir insoutenable de 2 êtres qui vont vivre de belles retrouvailles.

Plus qu’une semaine!

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