Chronique 2013-30 du Capitaine: Trieste (Italie)

Vendredi 31 mai 2013

Dernière journée de mai, ma troisième en Italie, à Trieste pour être plus exact. Mais je me croirais dans le golfe du Saint-Laurent et non dans le golfe de Trieste car j’ai parti mon chauffage! Eh oui, ma fournaise au gaz fonctionne sur le bateau depuis la première fois à l’exception de mes vérifications de routine au printemps depuis ma traversée de l’Atlantique en 2008. Il pleut, plus des averses pour le moment et ça dure depuis hier dans la nuit, vais-je partir? Je ne sais pas mais j’ai plein de temps pour m’installer à Venise et aller chercher ma conjointe à l’aéroport le 9 juin. Pour le moment, déjeuner des Rois : pain maison, fromage, tomates grelot, œufs, saucisses et anchois, sans oublier le verre de jus et le café… et le chauffage qui me garde bien confortable.

Trieste, que vous dire? Ville de disputes, de disputes depuis des siècles. Maintenant sous le parapluie de l’Italie, mais surtout dans les villages avoisinants, beaucoup de gens parlent le Slovène malgré les efforts de l’Italie fasciste entre les deux guerres mondiales pour l’enrayer, où il était strictement interdit de parler autre chose que l’Italien même si l’italien n’était qu’à ses balbutiements.

Mais moi, c’est son architecture qui m’a séduit, cette richesse dans les constructions, et où toute l’influence vénitienne se voit très bien. Par contre, pour le moment cette richesse ne se voit certainement pas par son activité portuaire. À mon arrivée mercredi, dix navires ancrent dans le port et seulement deux directement dans le port plus un traversier. Est-ce la crise économique qui secoue l’Italie ou seulement une semaine creuse? C’est ce que je leur souhaite.

On ne peut pas parler de Trieste sans parler de la Bora, ce vent du Nord-Est qui souffle à son plus fort en hiver. Il est même recommandé de ne pas laisser son bateau ici l’hiver. Ici, lorsque la Bora souffle, des vents de force d’ouragan sont communs. Ils ont même enregistré dans la ville des vents de 115 milles à l’heure en 2010! Quand on sait qu’un ouragan commence avec des vents de 65 milles par heure, c’est tout dire!

J’en profite donc pour faire le ménage, relaxer et aller marcher aux abords du port entre deux averses.

Bonne journée à tous

Serge

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