Femme de marin 2013-8: mon amie Alice…

Ah! J’ai envie de vous parler d’Alice ce matin.

Alice

La première fois que j’ai fait la connaissance d’Alice c’était lors de la traversée de l’Atlantique en 2008. Mes écrits nous avaient rapprochées. Son premier courriel commençait ainsi :

« Bonjour, je suis Alice la maîtresse terrestre de Mario, Capitaine de sa maîtresse marine ».

C’était joliment dit.

« Tout comme toi, je suis celle qui reste, qui s’inquiète, qui est un peu trop souvent sur le Web et qui cherche à calmer ses angoisses dans chaque petit signe qui lui tombe sous la main. Mais je sais qu’il est le plus heureux des hommes en ce moment et ça vaut tout ce mauvais sang ».

D’emblée, j’étais conquise. Durant tout l’été qu’a duré la traversée, nous avons échangé une correspondance. Elle lisait mes chroniques sur le site et y répondait en me parlant de ses impressions, de son quotidien et de ce que cette aventure lui faisait vivre. Nous avions trouvé notre fil conducteur.

Nous avons fini par nous rencontrer. Des yeux pétillants, une intelligence vive, un rire communicatif… Tout de suite j’ai su qu’il existe des sœurs de sang mais qu’il y a aussi des sœurs de vie. Malgré nos dix ans de différence, les barrières n’existaient pas entre nous. Nos hommes étaient partis et nous étions restées, chacune pour des raisons différentes. Moi, je passais difficilement au travers du deuil de ne pas avoir suivi et comme tous nos amis de voile s’étaient embarqués dans cette aventure maritime, je croyais être la seule sirène qui lançait des chants désespérés sur son île. Contre toute attente, une autre sirène avait répondu à l’appel et depuis, ni l’une, ni l’autre n’a défailli.

Cinq ans déjà… Nos marmailles grandissent, vivent leur vie et nous avons affronté bien d’autres tempêtes depuis. Deux, trois fois par an, nous faisons le point et toujours ce support indéfectible qui nous lie.

Dernièrement, Alice a dit qu’elle aimerait fêter ses 50 ans en Irlande. Moi, ça m’a parlé, vous comprenez… Nous avions un projet commun qui était une tierce personne auparavant. Nous avons su tisser un projet qui nous relie en dehors de nos Capitaines respectifs. C’est que les sirènes sont deux femmes autonomes, pleinement assumées, avec des parcours non linéaires et le désir d’explorer bien des avenues. La vie est loin de s’arrêter après la quarantaine… Comme j’aime à dire : on n’a pas des profils plats ni plates!

Oui, nous irons en Irlande (3 ans encore). On s’y baladera en camping car. On visitera les villages cachés et les péninsules sauvages. Tous les gens qui sont allés en Irlande vous le diront : les routes y sont loin d’être les meilleures. Leur état laisse souvent à désirer et leurs trous, bosses et autres défauts sont fréquents mais bon, on sera pas trop dépaysées vu qu’on vit au Québec! Les routes sont souvent étroites au point où on se demandera sûrement si elles ont un double sens, mais vive les GPS! On aura sûrement des moments où on va descendre tous les Saints du ciel pour qu’ils se fassent brasser le popotin avec nous. Remain open mind!

Mais on aura nos moments de fou rire aussi et des moments de grâce et de respectueux silence. L’Irlande c’est un pays de valeurs fortes, de contrastes, voire de contradictions. Un pays qui nous ressemble…  Ce sera notre Rallye des gazelles à nous.

Oui, nous sommes celles qui restent… fidèles à nous-mêmes, aux gens que nous aimons, à l’amitié qui nous lie.

Pour le reste….

 

 

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