Ah, ces mariages!

Hier soir, promenade dans Catania en prenant le petit train. Nous nous rendons à la Piazza Duomo pour le prendre. Il brassait tellement sur les pavés de pierre de lave que mon dos en a souffert. Heureusement, cela n’a pas duré longtemps. Retour à la Piazza Duomo pour boire un verre, le temps que les restaurants ouvrent leurs portes. Attablés en sirotant un verre de vin, je remarque que beaucoup de mariés y viennent pour se faire photographier. Les mariées sont toutes belles, minces et leurs robes sont somptueuses. Presque tous les cortèges féminins sont affublés de longues robes de grand bal avec des paillettes. Parures et bijoux assortis, plus brillants les uns que les autres et souliers de 4 pouces minimum qui sont des chefs-d’œuvre d’équilibre. Les robes, bien que belles, ressemblent à celles du film « Autant en emporte le vent ». Les Italiens sont très conventionnels dans leur habillement pour les mariages. Les Québécois ne sont pas aussi traditionnels, du moins dans tous les mariages auxquels j’ai assisté et lors de mes 2 mariages. J’ai fait des blagues avec Serge et je lui ai dit que si on se mariait un jour, je m’habillerais en moussaillonne avec un immense pompon bleu sur la tête!
Pour ma part, pas question de mettre ce genre de robe lors du mariage de mon beau-fils et de sa fiancée en octobre prochain. Comme je suis la photographe officielle en plus, j’opterai pour un chic tailleur pantalon afin d’être à l’aise pour prendre des photos et me promener toute la soirée, d’autant plus que je ne porte plus de souliers et de bas de nylon depuis 25 ans. Ça fait de jolies jambes, certes, mais ça me comprime le ventre et la respiration. Je pourrai porter de nouveau le tailleur pantalon à d’autres occasions. Je trouve un peu fou de payer des centaines de dollars pour une robe qu’on ne reportera jamais. J’ai vécu une expérience un peu déplaisante dernièrement à Québec à cet effet. Étant venue visiter ma fille et son chum, j’étais arrêtée chez Pronuptia aux Galeries de la Capitale, histoire de voir ce qu’ils avaient comme choix de tailleur pantalon. N’en voyant pas dans le magasin, je m’étais informée à la vendeuse qui m’avait répondu, le bec pincé et la voix haut perchée : « Pas de pantalons à un mariage! ». Lui demandant pourquoi, elle m’avait répondu que c’était la tradition. Eh bien, on la cassera cette tradition! En septembre prochain, j’irai magasiner le kit dans un magasin genre femmes de carrière, et de jolies bottes pour aller avec. Je ne veux pas être encombrée par des froufrous ou encore geler parce que je dois prendre des photos à l’extérieur et qu’en octobre, ce n’est pas nécessairement chaud. De toute façon, j’ai toujours choisi mes vêtements en fonction d’y être à l’aise et que ça m’avantage, et non pour ressembler à tout le monde autour de moi. Fin de la parenthèse.
Il existe un mythe persistant au sujet de l’habillement des Italiens. On dit que la mode commence en Italie, que les gens sont particulièrement bien habillés. Pour avoir fait plusieurs places tant en Italie qu’un Sicile, je n’ai pas trouvé de différences particulières. Je trouve même que beaucoup d’Italiens n’ont pas vraiment de goût. Je n’ai pas vraiment fréquenté les quartiers chics mais des quartiers chics, il y en a partout mais ils ne sont pas en majorité à chaque endroit. Certes, les magasins de souliers abondent et sont beaucoup plus originaux que les nôtres, mais mis à part quelques femmes bien habillées, la différence n’est pas marquante. Les hommes sont par contre assez fiers et conventionnels dans leur habillement.
Donc, après l’apéro, nous avons trouvé un petit restaurant au hasard des rues, « L’Isoletta » (petite île), et nous avons été ravis par le menu. Faut dire qu’on n’a presque pas eu le temps de le parcourir que déjà le serveur nous entraînait à l’intérieur pour choisir nos poissons. Nous avons opté pour des fruits de mer frits pour Serge, et pour l’espadon que j’adore. L’antipasti était succulent : moules à se rouler à terre tellement ils étaient goûteux et tendres boulettes de riz et bruschettas. Il y avait aussi de la pâte de poisson frite mais je n’en ai pris qu’une, la friture m’étant interdite. Le vin maison était délectable et l’addition très raisonnable, soit 45 euros pour deux personnes.
Comme partout en Méditerranée, les adultes et les enfants se regroupent partout, dans les parcs, les rues, les places publiques et ce, très tard le soir. Il faut dire qu’ils mangent tard donc la soirée s’étire jusque dans la nuit, souvent 3-4 heures le matin. Hier soir, aucune brise pour venir diminuer la moiteur de la soirée, donc dès que nous sommes arrivés au bateau, nous nous sommes rafraîchis avec le boyau d’arrosage avant d’aller dormir.
Ce matin, escalade de Serge dans le mât pour réparer le feu de hune, mais ce fut de courte durée. Il sera plutôt réparé lorsque Serge enlèvera le mât à la fin de l’été. Journée relaxe avant d’aller « conquérir » l’Etna, demain en soirée.

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