Au pied de l’Etna

Note à Lili en ce début de chronique :
Chère Lili, je t’imagine présentement sur ton bateau au Lac Champlain, entourée des gens et des toutous que tu aimes, une grappe de raisins dans une main, un verre de bubulles dans l’autre. Dolce vita! Et je sais que tu détestes ça quand j’ai des pensées négatives parce que tu veux mon bien. Mais, ma petite chérie, je viens de vivre des heures un peu angoissantes et là, j’ai besoin de faire sortir le méchant le temps d’un paragraphe, après ce sera fini. Au mieux, saute le prochain paragraphe et débute ta lecture au troisième. Best regards 😀
Vous espérez voir l’imposant Etna fumer au-dessus du détroit de Messine? Oubliez ça! Je suis restée rivée sur ma banquette, la vessie sur le bord d’éclater, pendant au moins 5 longues heures dans un détroit agité par les vagues et les moutons qui ballotaient Nomade II comme un bouchon de liège sur l’eau. Premier arrêt à Naxos (Giardini) mais il n’y a pas de place et de toute façon, la profondeur n’était pas adéquate pour Nomade II. Nous sommes repartis vers Porto dell’Etna : encore une heure trente de trajet supplémentaire. Je suis devant le plus grand paradoxe de ma vie : j’ai peur de l’eau et je navigue. C’est comme se mettre à chaque année la tête sur le billot en espérant pouvoir la retirer avant que la hache tombe. Maso? Non. J’aime et je suis aimée. Mais l’amour a ses limites. Après 8 ans d’efforts pour aimer naviguer, j’abdique. Désormais, je vais redéfinir mes vacances autrement. Plus de navigation lorsqu’elle est houleuse. Cependant, je ne mets pas une croix sur la navigation. Serge est d’accord. On s’arrangera autrement. Il y a des tas d’autres façons qu’aller se faire shaker le popotin sur une mer agitée. Fin de la parenthèse.
Ça commence ici, pour toi, Lili :
Les paysages côtiers de la Sicile sont magnifiques! Des plages de sable fin à perte de vue, des petits villages coquets en bordure de mer et l’Etna qui surplombe la marina et tout le paysage. Arrivée à Porto dell’Etna, la marina. Deux jets survolent la marina à ce moment-là. Oh, je n’en demandais pas tant! Nous sommes entourés de somptueux bateaux à moteur et en face, des voiliers pour la plupart. Serge va acheter du vin, j’en cale un verre. Dieu merci, Bacchus est de mon bord!
Observation : Les Italiens (ou Siciliens) parlent beaucoup et fort. Ils ont de l’expression dans l’âme. Ils sont bronzés et ténébreux. J’en rapporterais bien une couple à quelques amies de filles si je le pouvais. Le jeune Italien est moderne, bien habillé et roule des mécaniques. L’Italien plus mature ne perd rien de son charme, au contraire. Il dégage une certaine assurance particulière. Il chante souvent. Le soleil le rend heureux. Il frotte son bateau avec amour. Mon stress tombe.
J’ai menti au sujet de l’Etna : je vous envoie des photos. Demain ou après-demain, probablement une escalade sur le monstre.

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