De Rome vers Naples

Départ de Rome aujourd’hui pour Naples. Je ne sais pas si vous avez déjà loué une voiture avec votre conjoint(e) dans un pays étranger où vous ne connaissez rien de la façon de conduire des habitants de la place, mais je peux vous dire que le choix de ce type de transport peut être une épreuve pour le couple! Même affublés d’un GPS et d’indications écrites sur une feuille, ça ne vous donne pas la garantie que vous sortirez à la bonne place lorsqu’il y a autant de traffic. Humeurs en dents de scie garanties.
Faut dire que j’avais lu bien des choses sur Naples et pas des plus positives. On dit qu’il règne dans la ville une atmosphère un peu chaotique où sévissent une grande pauvreté et la corruption. On dit aussi que les scooters y sont rois et passent avant les voitures et les piétons. On dit de la ville qu’elle baigne dans un bruit perpétuel et une pollution évidente. Je n’étais donc pas très chaude à l’idée d’y séjourner mais la grande curiosité de Serge l’a emporté sur mon manque évident d’enthousiasme.
Le premier choc en entrant dans la ville est d’essayer de se frayer un chemin parmi les voitures qui ne s’enlignent pas toutes une derrière l’autre. Il faut souvent jouer du coude pour se frayer un chemin. Ici, le klaxon règne en maître et klaxonner n’est pas vu comme une impolitesse ni un geste agressif. Vous imaginez donc à quel point on peut se servir de cette façon d’annoncer sa présence! Il faut faire gaffe aux scooters qui se faufilent entre les voitures et ce, autant à gauche qu’à droite, sur des rues qui sont si mal entretenues qu’on croirait être encore à Montréal. J’avais trouvé un hôtel sur Internet qui disait être dans le quartier typique du vieux-port, près des sites touristiques de la ville.
Deuxième choc, se rendre à l’hôtel par les rues si étroites qu’il est à se demander comment on va faire pour y circuler. Nous avons loué une petite Fiat Punto qui est l’équivalent en grosseur d’une Toyota Yaris. Dans les petites rues, les voitures sont souvent parquées en double, ce qui nous oblige à rétracter les miroirs de chaque côté afin de pouvoir passer sans bosser l’autre voiture. A l’aide de notre GPS, nous finissons par trouver l’endroit mais le quartier ressemble à un quartier populaire assez pauvre et je me dis que cela fait partie des surprises rencontrées en voyage! On ne sait jamais où on va atterrir et il ne faut surtout pas se fier aux photos sur Internet pour choisir un hôtel. A preuve, la nôtre qui n’a de ressemblant que le lustre qu’ils ont flanqué dans le portique de l’endroit. Pour le reste, on repassera! Pendant que Serge est allé porter la voiture dans leur parking protégé situé à quelques rues de marche de l’hôtel (n’essayez pas de stationner dans les rues, c’est impossible d’y trouver une place et pas du tout sécuritaire), j’attends dans le hall. On accède enfin dans notre chambre dont le système d’air climatisé et de lumières est si perfectionné qu’on arrive difficilement à comprendre comment ça fonctionne. L’air climatisé arrête à tout bout de champ!
Ici, il ne faut surtout pas revêtir le kit du tourisme parfait. Vous aurez compris qu’il faut tenter de se fondre dans la masse car le vol à la tire y est courant. Je pars donc visiter sans aucun sac. Qu’une ceinture de taille pour garder l’argent, mes lunettes soleil et ma bouteille d’eau. Nous apprenons très vite la technique pour traverser les rues car les voitures et les scooters arrêtent rarement. Il faut donc se lancer en regardant dans tous les sens pour être sûrs que nous finaliserons l’opération avec succès. Nous trouvons l’autobus touristique et nous achetons un tour de ville et des environs.
Que dire de Naples? Personnellement, j’ai été déçue par l’ensemble de l’œuvre : partout où nous circulons c’est bruyant. Il y a du monde partout, c’est étourdissant, les klaxons n’arrêtent pas. Tous les quartiers que nous avons vus semblent très pauvres et il n’y a que quelques villas en bord de mer en périphérie de la ville qui sont très belles. Autrement, rien n’attire ma faveur. Il y a cependant le Vésuve qu’on voit de la ville. Il faut savoir qu’il est dormant depuis 400 ans mais quand même considéré comme un des 15 plus dangereux volcans sur Terre.
Faut dire qu’aujourd’hui, je me suis réveillée avec un début de torticoli et j’ai mal dans le dos. Donc, journée ordinaire pour moi. Je n’aurai pas de peine à quitter cette ville demain matin et me diriger vers Pompéi et Capri. Peut-être aurons-nous le temps de nous rendre à Sorento. A voir…

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