Chronique 2012-11 du Capitaine: Licata, Agrigento et Port d’Empedocle

Mercredi matin, 16 mai, il est 7h13 du matin. Ici, nous avons accosté il y à peine une heure. Une petite croisière d’un peu plus de 5 heures, par mer calme, pas de vent, moteur qui ronronnait doucement. J’ai fait la première partie et Svein la deuxième. Une fois le bateau sécurisé, Svein est allé se coucher et moi je vous écris cette chronique, du moins je la commence.

La dernière fois que je vous ai écrit, j’étais à la marina di Ragusa. Les prévisions météo ne nous étaient pas favorables pour voyager vers l’ouest, ce qui est notre cas. Nous sommes donc partis à 22h25 pour rallier Licata à 7h20 le lendemain matin. Ce fut une nuit sans histoire, si ce n’est le roulement du bateau. Nous quittions une grande marina quasiment vide pour un grand emplacement avec seulement 3 quais. Il semblerait que les plaisanciers ne sont pas encore au rendez-vous et qu’ils aient arrêté les travaux pour le moment. L’idée était d’arrêter ici pour une journée et repartir pour Porto d’Empedocle d’où nous pourrions aller visiter les ruines d’Agrigento, mais la météo ne nous est vraiment pas favorable. Nous décidons de demeurer une journée de plus et de louer une voiture pour aller visiter Agrigento d’ici.

Je me présente au bureau de la marina, pas de problème et là commence les papiers. Plus d’une heure pour remplir les papiers et faire toute les photocopies. Je ne sais pas ce que les Européens de la Méditerranée faisaient avant l’invention de cette machine mais ça a dû être horrible!

L’auto aurait dû être ici il y a 4 minutes mais elle n’y est pas. Finalement, elle arrive et je suis déjà impatient mais je me retiens (pas un mot). On me donne les clés, je donne l’argent, j’entre dans l’auto. Celui qui est venu porter l’auto est déjà parti et je constate que le carburant est à moins du quart. Là je bouille, je retourne au bureau de la marina pour qu’ils appellent la personne qui leur dit que je n’ai qu’a la ramener avec le même niveau de carburant. Il n’en est pas question! Je ne commencerai pas à gérer le carburant. Je la veux pleine et je la ramènerai pleine!

Un autre 20 minutes d’attente, quelqu’un d’autre arrive et demande les clés. Je lui donne en disant de faire le plus vite possible car ça fait déjà longtemps que j’attends. Pas de réponse et il part. Un autre 20 minutes d’attente. Elle doit être loin en Christ leur pompe à essence, me dis-je! Finalement il revient, me laisse les clés et embarque dans son auto, mais il a laissé mon auto derrière la sienne. J’embarque, vérifie le niveau de carburant et constate que l’aiguille monte au trois quart. Là, je n’en peux plus! Je ressors de l’auto et je lui dis qu’elle n’est pas pleine. Il me répond d’attendre un peu et qu’elle va monter. Je retourne dans l’auto et elle ne monte pas,

Une personne de la marina regarde et est d’accord avec moi. Là, c’est assez! Je veux récupérer mon argent et ils peuvent se la mettre où il veulent leur auto. Il ne veut pas me remettre  l’argent et dit que j’ai juste à ramener l’auto avec le carburant au trois quart.

Non, pas question, lui dis-je et je demande au personnel de la marina d’appeler la police. Je veux être remboursé car je n’ai pas obtenu ce pour quoi j’ai payé et en plus, cela a pris une éternité.

Le personnel de la marina s’obstine avec le gars de l’auto et je mentionne de nouveau que je veux qu’on appelle la police. Le gars de la marina fait un appel, passe ensuite le téléphone à celui qui avait été mettre de l’essence qui, aussitôt la conversation terminée, me remet finalement mon argent. Je m’en vais rejoindre Svein au resto pour manger mais je fulmine.

Durant le repas, un personne de la marina vient me voir et me dit qu’ils ont pu réserver une auto avec Europcar pour moi demain matin à 9 heures, si je suis d’accord. Je réponds par l’affirmative.

Le lendemain matin, 9h05, nous sommes au bureau de la marina, mais ça prendra quand même une autre heure pour les papiers.

Nous voilà enfin en route pour Agrigento. La conduite italienne est un peu plus rocambolesque. Leurs dépassements dans les courbes sont plutôt intéressants à voir ou lorsque une autre auto s’en vient, souvent les deux autos de tassent chacune sur leur droite pour laisser de la place à l’auto qui dépasse. Autrement, tout va bien. Agrigento (http://www.valleyofthetemples.com/Fran%E7ais.htm) nous voilà!

Le temple de Concordia est le premier que nous voyons. Il est imposant et je ne m’attendais pas à voir quelque chose d’aussi grandiose! Nous suivons les indications pour trouver un stationnement et de là on va s’acheter les billets d’entrée pour la vallée des temples d’Agrigento ainsi que pour le musée.

Je suis un peu déçu. La majorité des temples sont plus des ruines que des vestiges, mais tout de même impressionnants à voir, que ça soit le temple de Zeus (ruine), de Dioscuri (Castor & Pollux), celui d’Hercules ou d’Hera. J’ai l’impression de marcher dans la mythologie grecque. Plutôt impressionnant, j’admets.

Ensuite, nous faisons une promenade au musée, aussi une très impressionnante marche à travers l’histoire.

En route pour Naro, une petite ville qui nous a été recommandée. Après avoir roulé 30 de minutes dans les petites routes de campagne, on commence la montée vers Naro, On peut y voir de loin le château et les églises perchées tout en haut. Ça monte tellement qu’à un moment donné, nous laissons l’auto le long de la route pour continuer à pied, Le château ne tient que par des échafaudages qui l’empêchent de s’effondrer, mais une des églises est en parfait état. Je ne fais que jeter un coup d’œil à l’intérieur : l’église est pleine de dames d’un certain âge qui chantent. Je n’ai pas vu d’hommes, mais il y en avait peut-être… Soudain, je me rappelle ne pas avoir vu de femmes avec tous les hommes qui étaient dans les cafés plus bas.

Un homme vient nous voir et nous indique que pour un euro chaque, il va nous faire visiter l’église. C’est deux euros pleinement dépensés car il nous débarre des portes, nous montre plein de choses et nous permet d’accéder au toit de l’église. La visite terminée, on retourne à Licata où nous laisserons l’auto. Aucune inspection n’est faite, on remet la clé, on reprend les papiers et gratzie! L’auto était en parfait état, le réservoir de diesel plein, mais ils n’ont rien vérifié.

De retour au bateau, après une bouteille de vin et une excellente pizza, je vérifie la météo. Eh oui! Toujours cet impondérable lorsque nous voyageons en bateau et encore plus à la voile. Le vent est du nord-ouest mais léger. Par contre, il se lèvera pour une autre journée vers 8 heures demain matin. Nous décidons donc d’aller nous coucher et de se lever à minuit 30 et de faire le trajet de nuit une autre fois.

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