Chronique 2012-10 du Capitaine: Cap pour Syracuse et visite à Ragusa

Nous avons accepté l’invitation de Hanne et Bjord ils partent jeudi matin pour Syracuse et nous offrent de naviguer avec eux et de nous héberger pour une nuit sur leur voilier, un magnifique Nordship DS43, un voilier de qualité. Il nous fait plaisir d’accepter leur invitation autant pour aller visiter la ville que pour pouvoir naviguer sur leur voilier, sans oublier leur compagnie. Nous partirons donc vers les 9 heures pour arriver en fin d’après-midi. Après une belle journée de voile et un peu de moteur, voici Syracuse droit devant nous.

Le Castello Maniace se fait majestueux à l’entrée de la baie et nous voici à la recherche des mâts qui nous indiqueront exactement la marina que nous trouvons sans aucune difficulté, mais il y a ce quai qui longe une partie de la vieille ville qui est très invitant. On tourne en rond, on hésite. Il y a déjà 3 voiliers qui y sont amarrés, ancrés sur l’avant et reculés au quai, manœuvre qui me hante depuis que je pense à la Grèce où ce genre d’amarrage est fréquent, d’où la raison de m’être acheté un guideau électrique cette année. Bjord n’a pas trop confiance au fond et décide d’aller à la marina, et m’offre les commandes de son voilier que je refuse initialement. Un bateau de cette valeur et en plus je ne recule jamais pour m’amarrer, il insiste, j’accepte. Tout va pas trop pire. J’ai pu le faire sans trop de mal et sans aucune égratignure, ce qui est le plus important. Le Maître de port nous dit qu’il sera à la marina pour les formalités, Bjord lui dit que nous finissons nos bières et que nous y serons immédiatement après. Lorsque Bjord va pour faire les papiers à la marina, le maître du port n’est pas trouvable, mais Bjord se fait dire que la tenue au quai municipale est excellente. Il revient en nous disant que nous déménageons pour le quai. Cette fois, je m’occupe de l’ancre et nous nous amarrons sans difficulté mais de justesse car il y a moins d’un pied de jeu pour l’ancre. Le câblot étant à son maximum, nous pouvons nous amarrer sans problème et cette fois nous partons à la découverte de la vieille ville.

Syracuse est une jolie ville (vieille partie) à visiter mais pour aller voir le mont Etna, je recommanderais de monter plus au nord. Pour ma part, je planifie cette visite une fois les visites de Rome et Naples complétées, redescendant vers le sud avant de me diriger vers l’est. Nous avons couché à bord d’Albatros, mais au matin l’ancre s’est mise à chasser. Nous sommes déménagés de nouveau à la Marina pour ensuite retourner visiter mais sans Bjord qui avait un appel-conférence avec sa compagnie d’édition en Norvège. Il se fait tard. Nous quittons  à reculons mais pas sans se promettre de demeurer en contact. Eux s’en vont remonter l’Adriatique pour ensuite mettre leur voilier sur un camion-remorque jusqu’au Danube et de là, le bateau retourne à l’eau jusqu’à la mer du nord, ensuite la Norvège.

Le lendemain de notre retour à la marina, nous décidons d’aller à Ragusa. À l’approche de la marina di Ragusa, un pneumatique vient à notre rencontre. Réception grande classe, mais j’appréhende le prix de cette marina. On verra en temps et lieu. Il nous fait signe de le suivre. Cette marina est immense avec plus de 800 places à quai. Il nous aurait été difficile de savoir où aller sans notre guide. Pas beaucoup de bateaux à quai pour la grandeur de la marina, je dirais même au maximum 200 bateaux. On nous montre notre place : quai C28, juste à côté d’un voilier battant pavillon français. Une fois bien amarré, je me rends à l’office de la marina, une marche de 5 minutes et presqu’autant dans l’autre sens pour se rendre aux toilettes et douches. C’est définitivement une marina de luxe, mais il y a la ville de Ragusa que je veux aller visiter.

À l’office, l’accueil est excellent, deux jeunes femmes qui parlent parfaitement l’anglais, ce qui est une première en Italie pour moi. Et le prix de 28 euros par jour, c’est aussi le moins cher à date pour l’Italie. Ils vont même jusqu’à m’offrir une place pour l’hiver pour 750 euros, ce qui est excellent pour la région. Ok, j’imagine qu’ils ont des problèmes à attirer les bateaux et ont dû baisser leurs prix car selon le guide nautique, cette marina qui est neuve aurait dû me charger au minimum 70 euros par jour, mais qui suis-je pour me plaindre? Je ne vous parle pas souvent des marinas, mais il y a plein de choses intéressantes qui s’y passent et des gens de divers endroits qui y viennent. Ici, des pavillons français, anglais, suédois, suisses, australiens, néo-zélandais, maltais, belges, allemands, sans oublier les américains mais eux, ils cachent tous leurs pavillons. Eh oui,  le monde a changé depuis le 11 septembre!

Ici, il y a une belle promenade le long de la mer, des restaurants, des plages et un carré où les gens s’attroupent en fin de journée, sans oublier qu’ils aiment bien parader aussi. Je remarque une petite Smart qui passe pour la quatrième fois, mais aussi une Ferrari, une Maserati. Après une pause au bar et un peu de Wifi pour Svein, on continue notre marche en cherchant le restaurant que nous choisirons. Une pizzeria en fin de compte avec retour sur Nomade plutôt que d’habitude car je suis trop fatigué. Un peu d’internet ensuite ce sera bonne nuit.

Dimanche matin, on se lève tôt, douche et déjeuner, vaisselle et nous voilà partis pour Ragusa. On se rend au carré où, nous dit-on, se trouve l’arrêt d’autobus pour Ragusa, mais on demande à un et il nous dirige vers l’hôtel de ville, on demande à l’autre et il nous dirige vers le carré. Après avoir joué au fou quelques temps, un taxi s’arrête près de nous et fait débarquer des gens. Je m’approche pour lui demander combien, 15 euros me répond-t-il. Je regarde Svein et il est d’accord. On saute dans le taxi et nous voilà partis. Ce que je remarque le plus sur la route c’est qu’aucune parcelle de terre n’est perdue, même les champs, lorsque nécessaire, sont en escaliers comme on voit beaucoup en France pour les vignobles en montagne. Les clôtures dans les champs sont toutes en pierre, parfois avec du ciment, parfois sans.

Nous rentrons dans Ragusa et le chauffeur nous demande où nous voulons aller. On ne sait pas trop, on veut visiter et on lui demande qu’est-ce qu’il y a à voir? On ne parle pas assez Italien pour se faire comprendre, donc on lui dit au centre, ce qui ne sera pas une mauvaise décision enfin de compte. On marche un peu et nous voici dans la vieille ville avec ses églises datant du 18ième et 19ième siècles, des vieilles maisons comme nous voyons partout et elles sont très bien entretenues pour la plupart, d’autres pas du tout, beaucoup sont à vendre, surtout celles qui ont « besoin d’amour » comme on dirait. Une fois le tour fait, on arrête dans un B&B pour demander la direction pour l’autobus. Ils nous fournissent même une carte de la ville avec les indications, petits arrêts en chemin. La chaleur nous oblige à nous arrêter pour une crème glacée et on repart. L’autobus est là, on demande si c’est bien le bon, mais encore 10 minutes. Je regarde autour, aucune indication que c’est un arrêt d’autobus, aucune! Une chance qu’il était là sinon on aurait cherché encore.

De retour au bateau, mon copain en profite pour dormir car il s’est levé tôt 🙂

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