Chronique 2012-1 du Capitaine: Mon excursion dans le sud tunisien

De El Kantaoui à Tozeur

Lundi matin, 7h15, Montassar (le guide), Nadim (Tunisien vivant à Québec et Anne (amie de Nadim) passent me chercher à l’entrée du port d’El Kantaoui; nous prenons aussitôt la route. Dès le départ, les yeux me piquent de plus en plus. Probablement, mes allergies au pollen qui débutent et je demande à Montassar d’arrêter lorsqu’il trouvera une pharmacie. De l’extérieur je n’aurais jamais pu deviner que c’était une pharmacie car tout est en Arabe, mais de l’intérieur : impeccable service en français. Après avoir avalé 2 comprimés, nous quittons Kondar en direction de Kairouan. Après 30 minutes, je me sens déjà mieux.

Nous parcourons la route où les oliviers sont à perte de vue; parfois des amandiers se faufilent entre les oliviers. Nous arrivons à Kairouan et faisons un premier arrêt aux bassins Aghlabides où on peut voir à quel point ces gens on su maîtriser l’eau en allant la chercher des montagnes par un réseau de canalisation et d’épuration.  Ensuite, nous nous dirigeons vers le mausolée Abi Zamâa al-Balawi où je fais pour la première fois connaissance de près avec le dromadaire que la plupart des gens d’ici appellent un chameau. Par la suite, nous terminons la journée avec la Médina et sa grande mosquée.

Nous reprenons la route pour Gafsa, et nous nous rendons compte qu’il y a des rapports  de surchauffe dans la population. Le mot est que les étrangers ne devraient pas y aller mais avec notre guide nous nous sentons en sécurité. Nous nous y arrêtons pour manger dans un petit restaurant typique et je commande deux plats principaux car je suis curieux : je veux goûter à tout et tout est bon. Cependant, j’admets que je ne suis peut-être pas une référence car j’aime goûter à tout. Seul problème : il n’y a aucune boisson alcoolisée et ça sera comme ça dans la plupart des endroits que nous visiterons durant notre voyage. Après le repas, nous prenons  une petite marche suivie d’un arrêt dans un café. Pour moi, ce sera un thé sucré à la menthe que j’avais apprécié l’an dernier et que je retrouve avec autant de plaisir cette année.

Direction Moulares (Om el Airais). Oups! La route est barrée à l’entrée de la ville, une carcasse d’auto, des morceaux de métal, des pneus qui brûlent encore, des pierres, du ciment. Impossible de passer. La révolte a éclaté après l’annonce qu’il n’y avait plus d’emplois disponibles à la mine de phosphate. Il faut savoir que trouver du travail n’est pas toujours facile ici en Tunisie. Après avoir parlé avec les gens de l’endroit, notre guide Montassar se fait indiquer qu’il peut passer par les chemins du village pour contourner le barrage, ce que nous ferons, non sans difficultés.

On reprend la route en direction de Mides que nous n’atteignerons jamais car à l’entrée du village d’Ain El Karma se trouve un autre barrage et nous voyons la police et l’armée. Une bande de jeunes argumentent avec les vieux du village pour savoir si on va lever le barrage ou pas. Pas question de passer! Une camionnette qui a essayé de contourner le barrage l’a su très vite lorsque la foule de jeunes s’est mise à crier après, en installant d’autres pierres devant la camionnette pour l’entourer complètement. Tout s’est bien terminé cependant lorsque la camionnette a rebroussé chemin. J’ai pris quelques photos de l’intérieur de l’auto en cachette de peur de leurs réactions. Finalement, la Police nous a conseillé de rebrousser chemin mais nous a donné les indications pour un chemin qui passe par la montagne. Je peux vous dire que ce chemin n’est pas à emprunter pour les cœurs faibles mais il nous a permis de voir les montagnes comme je n’aurais jamais espéré, si belles et si imposantes!

Hey oui, nous ne verrons pas Mides mais nous allons quand même pouvoir voir As-Sabikah (Chébika) et c’est là que j’ai appris qu’il y avait trois sortes d’Oasis, soit l’oasis de montagne (celle-ci), l’oasis de sable (celle que nous imaginons tous ou à peu près) et l’oasis de mer, un peu comme une île entourée d’eau salé (Gabes).

Donc, nous voici à Chebika, petit oasis au pied de la montagne, montagne dénudée en soi. Pour tout paysage, que des plaines désertiques à perte de vue. Ici, à peine quelques commerces pour les touristes, quelques maisons pour les gens qui y vivent. Nous visitons l’oasis pour voir où ont été tournées quelques scènes du film Le patient anglais. Nous nous rendons au pied de la montagne où on voit l’eau jaillir d’entre les roches, ce qui permet aux palmiers de grandir et de fournir des dattes aux gens de l’endroit.

Direction Tozeur, la plus grande oasis de la Tunisie avec 15 sources d’eau l’alimentant.  Après avoir laissé nos bagages à l’hôtel El Arich, nous nous dirigeons au restaurant Le petit prince. Une table de touristes français qui s’y trouvent déjà et plus tard un autre groupe de touristes viendront  si attabler. C’est là que je ferai la découverte d’une côtelette de dromadaire avec coucous et légumes, le tout arrosé de vin. Rien à redire, tout fut excellent.

De retour à l’hôtel, ça ne me prend pas beaucoup de temps pour aller rejoindre Morphée. Le lendemain matin, déjeuner sur le toit de l’hôtel, puis promenade au marché où légumes, fruits, poissons côtoient agneau, mouton et dromadaire. Une petite marche dans la Médina qui n’est vraiment pas commerciale comme toutes les autres que j’ai vues à ce jour. (La suite dans un autre billet).

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