Chronique 2011-2 du Capitaine: De Viareggio à Marciana (Île d’Elbe)

Jeudi 19 mai de Viareggio à Marciana (Île d’Elbe)
J’ai quitté le quai à 6h, je suis en mer depuis 55 minutes et je n’ai pas encore décidé où j’allais aller. Quelques choix s’offrent à moi : Livorno qui est à 20 milles d’ici, cours trajet qui me donnerait la chance de voir encore plus de pays, mais les traversiers font beaucoup de vagues dans le port; il y a aussi Porto Baratti à 54 milles d’ici . Je pourrais y arriver pour souper mais ça ne me dit rien. Il y a encore Marciana Marina sur l’Île d’Elbe, à 64 milles d’ici et l’arrivée serait juste avant le coucher du soleil. Je n’aime pas planifier d’arriver à la brunante dans un port que je ne connais pas et si je suis retardé, ça pourrait être la noirceur, en plus je ne serais qu’à 34 milles de Bastia en Corse. Je repenserai à mes options à l’approche de Livorno.
Un peu de vent, je déroule le génois. Livorno est à moins de 3 milles sur mon bâbord. Comme j’ai pu prendre un peu d’avance, c’est décidé : je continue vers l’Île d’Elbe, et que vois-je? Quelques dauphins qui semblent suivre un bateau de pêche. Ils sont loin et ça ne dure pas longtemps, mais j’en profite quand même.
Le vent se lève parfois et j’en profite pour faire le plus de millage possible. Ainsi, j’arriverai avec presque 3 heures d’avance sur mon temps prévu. Quand même, 11 heures de navigation et je suis fatigué.
À l’approche, j’essaie de contacter la marina, mais aucune réponse. J’ai beau essayer de parler en italien, en anglais, rien ni fait. Tant pis! Je rentre dans la rade et j’avance tout doucement cherchant quoi faire, et voilà qu’une personne de la marina me fait signe. Je lui explique que je veux une place pour la nuit, il me pointe le ponton où je dois aller. Il est déjà là lorsque j’arrive et m’aide à accoster. C’est la procédure qui tient d’office dans tous les endroits d’Italie, par contre c’est arrivé seulement deux fois en France. Deux choses me manquent : la gentillesse des Français et la facilité de conversation.
Marciana est un joli village avec une marina récemment refaite. Par contre, qu’est-ce qu’ils ont avec les toilettes et les douches en Europe, passons! Pas de wifi, pas de café Internet, je vais donc marcher, visiter le village et prendre quelques photos puis retour au voilier à la noirceur. Je prépare le souper avec un verre de vin, ok… plus d’un!

Vendredi, 20 mai de Marciana (Île d’Elbe) au Vieux-Port de Bastia en Corse
Belle navigation très mollo, juste assez de vent pour avancer à la voile, mais j’ai le temps et j’en profite. Parcours sans histoire. À l’approche de Bastia, j’essaie d’appeler sur la VHF : rien à faire pas de réponse. Comme il y a plein de places, j’en prends une et une fois amarré, je vais à la capitainerie. Il n’y a qu’un seul homme qui y travaille : le téléphone a sonné deux fois et quelqu’un l’a appelé au radio. J’imagine que ce ne fut pas long avant qu’il s’en trouve débordé. Conséquence : je n’ai eu aucune aide pour l’amarrage. Comme je disais plus tôt, je suis en France maintenant, et d’un autre côté, quand on navigue seul, il faut apprendre à se débrouiller et à faire toutes les manœuvres seul. Je paye pour 3 jours car je veux prendre le temps de visiter et de m’occuper de moi; lavage, entretien du bateau et m’imprégner de la Corse.

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