Y a des matins pénibles…

 Ah…. j’vous dis pas!!! Y a des matins, peu importe où on se trouve: dans un paradis idyllique ou à bosser comme des malades, y a certains matins, donc, qui sont plus pénibles que d’autres. La tête et le corps ne suivent plus parce qu’on a oublié, momentanément, qu’on n’a plus 20 ans et que c’est plus long à récupérer d’une brosse. Je suis en train de vous écrire du cockpit du bateau, buvant mon café à petites gorgées et essayant de mettre mes yeux dans les bons trous.

Après une longue et écrasante journée de chaleur dans le centre-ville de Marseille, nous sommes revenus par le ferry de 15h30. Comme les ferrys étaient limités en ce jour de la fête des Français, nous avons décidé de ne pas visiter l’Ile d’If et de retourner directement à la marina. Sur le ferry, nous avons fait la connaissance d’un couple de Finlandais que nous avons pris pour des Italiens. Après avoir trouvé une langue commune de communication, le type (qui ressemblait à Kiefer Sutherland – émission 24), nous a expliqué en anglais qu’ils se font souvent prendre pour des Italiens car la sonorité des 2 langues se ressemble. Durant le trajet, nous avons parlé voyages et c’était très intéressant. Nous étions mutuellement impressionnés de rencontrer des gens venant d’aussi loin.

Lors de notre attente du ferry, le matin-même, nous avions revu Eric, un des invités lors de notre souper chez Bruno en banlieue de Marseille, la semaine précédente. Il appert que le Frioul est son port d’attache et nous ne le savions pas. Eric nous a alors invités sur son bateau pour l’apéro en fin de journée. Résumons: 14 juillet, vive la France, vive les Français, et glou, et glou, et glou……. Souper dans un bistro sympa: et glou, et glou, et glou….. Digestif sur notre bateau à regarder le feu d’artifice: et glou, et glou, et glou… Départ d’Eric à je ne sais plus trop quelle heure.

Réveil à 5 heures du matin avec brûlements d’estomac et mal de tête carabiné. Essaie de me rendormir mais vers 6 heures notre 2e voisin babord décide de monter sa voile en faisant un bruit d’enfer (il doit y avoir quelque chose de rouillé dans son gréement) et de partir son moteur pour aller faire un tour. Non mais, la petite virée de santé aurait pu attendre, bordel!!!! Quant à Serge, il s’est réveillé frais et dispo comme un jeune tigre. Pour l’instant, la tigresse, quant à elle, a de la misère à mettre une patte devant l’autre et sent tout le poids du monde sur ses épaules en ce beau jeudi ensoleillé. Le tigre est trop vite pour elle. Pas de déjeuner ce matin, rien ne rentre. L’objectif sera simple pour le moment: rien ne doit sortir non plus. Statu quo….

 

AU PAYS DE LA MORONIE

Oui, nous constatons que nous sommes toujours au pays de la Moronie avec un de ses représentants qui, ce matin, est revenu s’amarrer près de nous. Serge, toujours prêt à aider, est venu à sa rescousse en assurant les arrières par la prise d’amarres mais Monsieur Moron ne se préoccupant pas de la pendille a attacher à son bateau, ce dernier a frappé le nôtre pour égratigner un hublot. En guise d’excuse, Moron Premier se retourne vers sa femme et la blâme (!) puis nous dit ne pas être habitué aux manoeuvres. A partir de maintenant, plus d’aide de notre part; que des observations sur ce bizarre pays de Moronie.

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