Notre séjour à Istanbul en août

Voici l’appartement que nous avons loué pour notre séjour à Istanbul en août. L’appartement se trouve dans le quartier Cihangir qui est le quartier des artistes. Tout à fait moi, ça!  Bien hâte d’y être!

https://www.airbnb.fr/rooms/1003774?euid=ec946a38-e26d-233a-8282-5bcae5dc04f2

 

 

Chronique du Capitaine 2014-01: Départ pour l’Italie, la Grèce et la Turquie

Eh bien me voici sur le départ pour une autre année de navigation en Méditerranée. Chanceux direz-vous! Mets-en, très chanceux et je le sais. Croyez-moi, j’en profite pleinement et tant que la santé me le permettra j’espère continuer à naviguer.
Cet hiver a été un peu plus compliqué pour moi car nous étions en attente d’une date d’opération pour ma conjointe qui aurait dû arriver en août ou septembre l’an dernier et qui n’est arrivée finalement que le 14 mars avec son retour au travail hier seulement. Le tout ne fut pas sans complications, mais elle semble être sur la bonne voie de rétablissement.
N’étant pas certain de partir selon la date de réservation de mon avion avant sa rencontre avec son médecin lundi il y a deux jours, je devrai coucher un soir à Rome avant de prendre le train vendredi pour Bari (Italie) pour rejoindre Nomade qui m’attend bien sagement (j’espère, du moins). La fête de Pâques y est probablement pour quelque chose, les places étant rares sur ce train.

Pour ceux qui ne sont pas habitués, vous pourrez me suivre en cliquant sur les liens plus bas. Mon plan a changé vu l’impossibilité d’avoir un visa de 6 mois en Grèce, chose que je n’avais pas prévue car l’an dernier j’avais pu recevoir ce visa pour l’Italie. Sans aller dans les détails, je pourrais dire que n’étant pas citoyen d’un pays de l’union européenne, je ne peux pas y demeurer plus de 90 jours sur 180 sans un visa m’y autorisant, et la Grèce ne semble pas avoir besoin de mon argent! J’ai dû changer mon itinéraire, soit éliminer mon saut en Albanie, mon incursion dans le golfe de Corinthe et ma remontée par la mer Saronique jusqu’à Athènes, région où je planifiais hiverner mon voilier (Nomade II).
Donc après la Péloponèsie, ce sera la Crète et quelques îles de la Dodécanèse soit Kasos, Karpathos, Khalki et Rhodos(Rhode), avant de faire le saut à Marmaris (Turquie) où Nomade hivernera jusqu’en 2015 et où je planifie, pour le moment, de visiter la côte Sud-Est jusqu’à Mersin, mais pas plus loin car je ne me sens pas bienvenu en Syrie ni au Liban, sans oublier de passer par Chypre.

Donc je vous souhaite tous un bel été et j’embrasse mon amoureuse tendrement en lui disant « je te revois à Istanbul dans presque 4 mois. Je t’aime bye xxx ».

Serge

Où est Nomade: http://www.winlink.org/dotnet/maps/PositionReportsDetail.aspx?callsign=va2shp
Notre site: http://maler999.wordpress.com/
Voyage en planification pour 2014: https://mapsengine.google.com/map/edit?mid=zzVvpQcwbyk0.kAAct16ISQus

 

Femme de marin 2014-13: Derniers milles

Ce dernier mois a été un peu surréaliste du fait que mes énergies ont surtout été consacrées à me refaire une santé suite à ma chirurgie bariatrique, reléguant au second plan les dernières semaines du Capitaine avant son départ. Je dois avouer que sa grande générosité à mon égard, son support indéfectible et les petites attentions dont il m’a gratifiée ont fait en sorte que j’ai pu remonter la pente avec succès, même si je ne suis pas encore tirée d’affaire à 100 %.

Ma rencontre avec mon chirurgien ce matin a été positive. J’ai eu la permission de retourner au travail même si je dois encore passer un 3e scan pour l’état de mon pancréas, de même qu’une échographie abdominale pour vérifier si je n’aurais pas des pierres dans la vésicule biliaire. Je dois donc demeurer prudente et prendre soin de moi en diminuant le stress au minimum (bon, ce ne sera pas nécessairement toujours de la tarte, compte tenu du retour au travail mais on va faire des efforts).

Pour ce qui est du départ du Capitaine, il ne reste que 2 jours, hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii! J’ai peine à croire qu’il ne sera plus bientôt avec moi, même si sa valise trône dans le salon. Cette année sera la première qui marquera une longue distance avant que j’aille le rejoindre car normalement, mes vacances se passaient en juin tandis que cette fois-ci nous ne nous reverrons qu’en août. Bien sûr, il y a Skype pour voir sa belle binette et le téléphone pour entendre sa voix chaude, mais rien ne vaut le contact physique.

D’ici là, je saurai me développer d’autres projets et activités. Ne reste que la chaleur a s’installer!

 

Femme de marin 2014-12: Sur les derniers milles

Résultat d’un deuxième scan passé hier: tout n’est pas encore gagné puisqu’il subsiste toujours du liquide autour du pancréas. Le docteur suggère donc que je passe un 3e scan dans 2 semaines. Par contre, je peux commencer à m’alimenter avec autre chose que du bouillon et du Jello. Ce matin, j’ai essayé des céréales molles et tout semble correct. Je vais commencer "le manger mou" comme on dit, et on verra. Je dois demeurer prudente durant ces 2 semaines en surveillant si j’ai des problèmes respiratoires et de la température. Mais pour le moment, tout semble relativement correct, outre quelques maux de dos.

Même si je passe un autre scan le 17 avril prochain, le Capitaine pourra partir, tel que prévu, le 16. Il y aura toujours Gigi, si jamais les choses se compliquent par la pose d’un drain. Mais il faut demeurer positif et surtout profiter des derniers jours avec mon Capitaine, d’autant plus que ce sera la première année qu’il y aura un aussi long laps de temps avant que je le revois. En effet, d’habitude, je vais le rejoindre en juin mais pour toutes sortes de considérations, j’irai le rejoindre en Turquie en août. My God, quatre mois sans sa présence! Vaut mieux ne pas trop y penser et m’occuper d’ici là.

Mais pour l’instant, la priorité est la santé.

Femme de marin 2014-11: Saga, quand tu nous tiens!

Debout tôt hier matin, de violentes douleurs au thorax m’empoignent et me traversent jusque dans le dos, m’empêchant d’aller au bout de mon respir. Après une discussion avec l’infirmière de la chirurgie bariatrique, celle-ci me suggère fortement de me rendre à l’urgence de l’hôpital Sacré-Coeur, ce que je fais sans plus tarder.

A peine arrivée, j’explique ma situation et on décide de m’admettre immédiatement à l’urgence. L’assistant du Dr. Atlas se présente et on me passe différents examens, puis on me donne un anti-douleur et un soluté. Il s’agit bien d’une pancréatite (ce qui cause les fortes douleurs au thorax) et je suis déshydratée. On décide de me garder pour la nuit sous observation. Passer la journée là n’est pas évident pour moi surtout que je suis logée dans un corridor puisque l’urgence est pleine.

Ce matin, à mon réveil, je suis étonnée de voir que je n’ai presque plus de douleur. La visite du médecin me confirme que l’hydratation y est pour beaucoup et que je dois privilégier cette voie jusqu’à la semaine prochaine pour mon autre scan.

J’ai reçu avec bonheur mon congé aujourd’hui et j’ai pu retourner dans la chaleur de mon foyer. Espérons qu’à partir de maintenant, il n’y aura plus de mésaventures!

Femme de marin 2014-10: Diagnostic surprenant!

Hello groupe,

Après une longue journée passée à l’hôpital, j’ai pu voir mon chirurgien entre 2 opérations. Suite à des prises de sang et un scan de l’abdomen, je finis par le voir vers le milieu de l’après-midi et j’apprends le diagnostic avec étonnement: pancréatite. En fait, il commence par me dire que j’avais probablement fait par le passé une pancréatite aigue et me demande si j’ai déjà eu des douleurs à cet endroit.

Bien sûr! Depuis environ 2 ans, lorsque je suis couchée du côté gauche, je ressens parfois une si vive douleur que je sursaute et que j’ai beaucoup de difficulté à me retourner. Mais comme ça finissait toujours par partir et que je croyais que c’était des adhérences, je n’avais jamais consulté pour ça. Deux ans, ça correspond à ma première opération, la plicature. Le chirurgien m’explique qu’il arrive rarement (mais ça arrive) que suite à une opération, quelqu’un peut faire une pancréatite. Maudit que je suis chanceuse, ça a tombé sur moi, Yé!!

Donc, comme je suis habituée au mal, j’ai traîné cette douleur sporadique et récurrente en "endurant". Puis, l’opération du 14 mars a dû "réactiver" la pancréatite car, selon le médecin, les enzymes de mon pancréas (amylase et lipase) sont anormalement élevées. Mon pancréas est, disons, enflé. De plus, cette douleur irradie jusque dans mon dos. Voilà pourquoi je ne m’endure plus.

Donc, quelle est la stratégie pour le moment. Je retourne à la maison et continue le petit régime liquide (bouillon clair, jello protéinée, jus et eau) pour une semaine, tout en prenant du Tramadol pour la douleur et une ‘tite pilule pour dormir (car je dors à peine 2-3 heures, ce qui est loin d’être récupérateur).

Je devrai repasser un scan la semaine prochaine pour voir si mon pancréas est toujours aussi enflé et si les enzymes aussi élevées. En tel cas, je serai hospitalisée, observée et possible qu’on me pose un drain (tout pour ne pas être réopérée!!). Donc à suivre… et hop la vie!

Femme de marin 2014-09: Retour à la case départ

J’ai recommencé à m’alimenter hier. Enfin, m’alimenter est un bien grand mot: 3-4 bouchées de céréales, du jus protéiné et 3-4 lampées de potage. L’infirmière m’a rappelée ce matin et elle dit que ce n’est pas normal d’avoir encore mal à l’estomac à cette intensité 10 jours après l’opération. Elle pense que j’ai l’estomac irrité. Donc, on retourne à l’étape 1, celle du Jello et jus protéiné et petit bouillon clair, et ce pour quelques jours. C’est quand même mieux que pas manger du tout.

Le Capitaine me rappelle que lors de la première opération, j’avais fait ce petit manège au moins 2-3 fois et je n’avais pu prendre de purée molle qu’après 3 semaines post-op. Donc, ne nous décourageons pas. Demain, je vais revoir le médecin à l’hôpital, entre 2 opérations. A suivre…

Femme de marin 2014-08: Pas facile

Neuvième jour post-op et malgré une belle lancée, je recule depuis quelques jours.

Hier était ma 3e journée de jeûne, incapable d’avaler quoi que ce soit sauf de l’eau. Une douleur persistante et qui ne diminue pas de jour en jour dans mon estomac, douleur difficile à décrire: comme un tord-boyau, une sorte de borborygmes très douloureux qui me transpercent. J’ai donc cessé de m’alimenter car rien ne passe. J’en étais à l’étape 3, celles des purées molles et ce matin j’ai décidé de réessayer en retournant à l’étape 2 (céréales, bouillon et fruits en purée).

Je commence à me sentir faible et j’ai perdu 7 kg en 9 jours. Bon, ça a l’air spectaculaire comme ça mais c’est normal les premiers temps. Quand l’alimentation redevient normal et que le corps reprend des forces, il faut pouvoir lui donner son nombre de calories pour avancer.

J’ai laissé un message hier à l’infirmière de la chirurgie bariatrique pour lui expliquer ma situation. Je ne dois pas laisser les choses aller. J’espère qu’elle m’appellera tôt lundi matin. A suivre…

Femme de marin 2014-07: 5e jour post-op

C’est fou comme la récupération va vite! Malgré la première fin de semaine qui fut très pénible côté douleur, je remonte la pente un petit peu plus à tous les jours. Même que ce matin, j’ai pris une première douche sans anicroche, tout en faisant attention à mes agrafes qui ne seront enlevées que vendredi au CLSC de mon coin. Il faut savoir développer toute une technique pour réussir à se laver les cheveux et le corps sans que l’eau arrive sur les endroits sensibles!

J’ai aussi pu enfin descendre au sous-sol et peindre un peu (pas longtemps) dans mon atelier. La routine revient tranquillement. La grosse différence dans la vitesse de récupération est que même si je mange peu, je garde tout. Ne réside qu’une douleur à bas de l’estomac, un peu comme lorsqu’on a très faim et que ça gronde. Un peu comme si le boyau se tordait. Mais j’imagine que c’est la cicatrisation qui fait son oeuvre et que le tout disparaîtra sous peu. Parfois, c’est pire mais tout dépend de ce que j’ingurgite. Je me suis rendue compte que le potage aux légumes que j’ai fait était probablement trop accentué comme goût car je ne l’ai épicé que de sel, poivre et un peu de persil. Le Capitaine va en hériter et j’essaierai autre chose.

Autre belle amélioration: la qualité du sommeil, du moins pour la nuit passée. Comme je me réveille à toute heure, j’ai décidé de me coucher dans la soirée d’hier et me suis relevée vers les 10 heures 30 pour me recoucher passé minuit. J’ai pu dormir un peu plus longtemps et faire un tout petit bout sur le côté. C’est ça le plus difficile: dormir continuellement sur le dos et me réveiller complètement ankylosée! En variant les positions, je peux récupérer plus de temps de sommeil. Vivement qu’on m’enlève les agrafes pour que je puisse dormir à ma guise!

Somme toute, le Capitaine trouve que ma récupération va beaucoup plus vite et mieux que la 1e opération et je suis pas mal de son avis. Petit train va loin….

Femme de marin 2014-6: Post-op

Vendredi, 14 mars, jour de mon opération. Ils m’ont gardé toute la journée et j’étais bien contente car j’étais plus étourdie que la première fois. La douleur est aussi différente. Plus pénible et ressentie, comme une chape qui m’entoure le corps. Ce n’est que le soir que je retourne à la maison et la première nuit est assez pénible. Je dois dormir légèrement assise afin d’éviter les reflux gastriques. De toute façon, la douleur au ventre me transperce le dos et ravive mon hernie dorsale. Aucun médicament anti-douleur ne fait effet. Ils m’ont donné un dérivé de la morphine mais ça n’agit pas et en plus, ça me donne des maux de cœur et je dois vomir le moins possible!

Samedi, 15 mars. On dirait que je régresse. La douleur est toujours aussi présente et je crois que c’est dû aux effets de l’anesthésie, mais aussi à l’air injecté dans l’abdomen afin de repousser les organes pour mieux travailler. La douleur est vraiment pénible et ne me laisse aucun repos. J’essaie de nouveau le dérivé de la morphine : même réaction, mêmes maux de cœur. Je délaisse le médicament pour mon anti-douleur pour le dos. Celui-ci semble faire plus effet mais il est dur à avaler.

J’ai maintenant une belle « sleeve » (gastrectomie verticale [i]) et je dois y aller lentement et par toutes petites quantités au début afin d’habituer mon nouvel estomac à l’ingestion de nourriture. La grande différence avec la plicature gastrique que j’avais eue il y a 2 ans réside dans le lieu de la douleur. La première opération consistait à replier l’estomac, si bien que ce dernier cherchait naturellement à reprendre sa position normale au début, ce qui donnait de violents spasmes et des reflux gastriques assez impressionnants. Cette fois-ci, comme il s’agit de l’ablation d’une partie de l’estomac, il n’y a presqu’aucun spasme et aucun reflux à date, mais je ne prends pas de chance et continue d’absorber mon anti-reflux. J’ai peu mangé aujourd’hui. A peine quelques bouchées de Jello protéinée et de jus d’orange additionné de protéines. Le premier mois, on doit mettre des protéines dans tout, ceci afin d’aider l’organisme qui ingère peu. Par contre, je dors beaucoup et partout : devant la télé, devant l’ordinateur. Je dois récupérer le plus possible ce que je perds la nuit. Les journées n’en finissent plus et sont un peu ennuyantes mais je fais mon temps, comme on dit. Je sais que cette étape ne devrait pas être trop longue.

Je dois aussi m’injecter un anti-coagulant dans le ventre pendant 21 jours, ceci afin d’éviter les éventuels caillots. Ce n’est pas vraiment une partie de plaisir mais ce qui doit être fait, doit l’être… Je me couche en espérant que cette fois-ci, la nuit sera un peu mieux. Je dois aussi porter des bas-support, 24 heures sur 24, jusqu’à lundi, bas que je passe mon temps à remonter et je me rappelle combien j’ai toujours détesté les bas jarretières autofixants. Je blague avec mon chéri en lui disant qu’à mon âge les bas n’ont pas la même fonction qu’autrefois. Il  me répond que de toute façon, cette lingerie ne l’a jamais excité!

Dimanche, il est 1h30 du matin. Comme par les 2 nuits passées, je dors peu (par tranche de 1 à 2 heures). Je me lève et marche un peu, puis retourne me coucher et fais un autre bout. La douleur est encore présente et je dois réveiller le Capitaine pour qu’il puisse m’aider à me lever et, par la suite, me recoucher. A chaque fois je m’en excuse; à chaque fois, il répond que ce n’est rien, que ce n’est pas grave et que ça ne le dérange pas. La manœuvre consiste à mettre mes bras autour de son cou afin qu’il me soulève pour me mettre debout. A chaque fois, j’en profite pour lui voler un baiser. Même petit stratagème au coucher. Nous avons aussi un autre système : quand il est au sous-sol et qu’il fait ses exercices sur le tapis roulant ou qu’il écoute un de ses programmes à la télé, si j’ai besoin de lui je dois donner 2-3 coups de canne au plancher afin qu’il me comprenne. Parfois, je l’appelle. Il ne rechigne jamais et s’exécute avec le sourire.  J’ai l’homme le plus dévoué au monde. Je suis vraiment chanceuse!

La convalescence suit son cours.


[i] Cette intervention consiste à enlever par laparoscopie, la partie externe de l’estomac. On laisse, à toute fin pratique, un mince tube gastrique vertical qui ne pourra contenir qu’une portion restreinte d’aliments,et qui se laissera plus difficilement distendre. De plus,en enlevant ce qu’on appelle la grosse tubérosité gastrique, on se trouve à enlever une source de sécrétion d’hormones qui contrôlent la faim